Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 11:14

Ahhhh !!! comme on se retrouve, mes chers trois lecteurs !!*

 

Vous aurez compris au titre que je m'en vais encore vous délivrer une bonne petite recette si utile pour le quotidien de l'existence. Car telle est finalement la fonction de ce blog-sacerdoce : faciliter la vie des gens grâce à des recettes astucieuses simples d'application.

 

En revanche, ce n'est pas ici que vous trouverez stupre et libidineuseries. Pour les histoires de cul, vous pouvez aller chez Ada :

http://www.pot-de-mousse.blogspot.com/ , 

 

Pour les histoires de boules, vous pouvez aller chez Nono :

http://nono71-71.skyrock.com/

 

Mais pas de ça sur mon blog familial tenu bourgeoisement (où il n'a pas été question de sodomie depuis au moins trois articles !!!)

 

Venons-en au fait : comment assurer une reprise en douceur en début de semaine : 

- Vous munir d'un schmougli

- L'emmener jouer dehors, sans le couvrir excessivement. Face aux récriminations de sa mère ("mais tu es fou ! il fait - 30 dehors !!") conserver une attitude ferme et virile ("mais non. On va faire du sport. Il va avoir trop chaud ! laisse moi faire, tu peux me faire confiance."

 

Et le tour est joué. Le lendemain matin, si votre schmougli est de constitution normale, il y a quelques chances qu'il vous déclare à 6 h 30 du matin : "Papa, je suis complètement malade". D'où : médecin ; d'où : trois jours d'arrêt, vous le gardez au chaud jusqu'à jeudi.

 

Et voilà ! vous aurez ainsi l'occasion d'entammer une semaine sans trop de pression, en la débutant jeudi et en l'achevant le lendemain.

 

antilles hamac Mais, dans l'idéal, vous aurez pris la peine au départ de vous assurer de ne plus avoir de travail, afin de ne pas accumuler de retard. POUR CELA :

 

- s'engrainer sévère avec son chef.

- lui faire part de vos doutes quant à sa compétence.

- pousser des soupirs profonds en regardant le plafond lors des réunions de bureau chaque fois qu'il fait part d'une décision.

 

Le jour où vous lui indiquerez votre souhait de changer de poste, il ne s'opposera pas à votre départ. Mieux, il cherchera à vous remplacer au plus tôt, et dès lors que votre remplaçant sera arrivé, sans que vous n'ayez encore trouvé un travail, vous serez OFFICIELLEMENT DEGAGE DE TOUTE ATTRIBUTION.

 

Il est étonnant de constater combien votre entourage vous plaindra ! ? en vérité, c'est quand même l'occasion idéale de remettre à jour tous les vieux dossiers à traiter qui traînaient (la révision de la voiture, les dossiers de subventions auxquelles vous avez droit mais que vous n'avez jamais remplis, la préparation saine et réussie des anniversaires des petits, la mise à jour de la correspondance privée, etc.) (voire pour les plus audacieux pondre un article de blog). Vous aurez tout loisir, pour peu que vous ayez accès à un téléphone, de gérer enfin convenablement vos déjeuners de toute la semaine, et pour peu que vous ayez accès à internet, de vous recentrer sur vos centres d'intérêts, voire sur la lecture de vieux livres (livres libres de droits en France après 70 ans, mais 50 ans pour le Canada, moi perso j'ai attaqué "Une fille de pasteur" d'Orwell et je m'en félicite**). Car il s'agit quand même d'aller au bureau, puisque vous êtes payé, même si finalement personne ne vous demande rien, mais sans tomber dans la lecture ostentatoire de Fluide non plus.

 

Il sera dès lors de mise de lancer un avis à vos amis (bruns ou blonds), en signalant votre disponibilité nouvelle pour aller boire des bières le soir, vu que le lendemain vous n'avez plus trop de pression sur votre horaire d'arrivée.

       

* Miette, Ada, Nono. Que tout visiteur non annoncé se dénonce immédiatement.

** En revanche, je ne vous félicite pas si vous avez lu le Pingouin de Kourkov. Dieu que c'est mauvais ! ou alors c'est moi ? le style est plat, l'histoire incohérente (pourquoi faire des rubriques nécrologiques de gens qu'on veut assassiner ? pourquoi vouloir remplacer le rédacteur de ces rubriques par un autre ? pourquoi inviter un pingouin à des funérailles ? quel intérêt d'indiquer que Sonia s'est fait remplacer les dents ? que machin est mort à moscou et que ces cendres ont été rapatriées ? et tout autres détails gratuits, sans utilité pour l'histoire). Dans le style, autant lire du Paasalina, c'est plus léger peut-être mais c'est mieux écrit.

Par Bobzeflash - Publié dans : Ma contribution au PIB de la France
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 16:16

200270-j-m-weston-644x380-1.-01-12.16.jpg« J'entre chez Weston, une blondasse au téléphone me dit : « j'peux vous aider ? » Non je vous ai pas sonné. Elle m'énerve, mon Dieu qu'elle m'énerve ».

 

Il s’agit là d’un extrait d’une œuvre récente[1], que je n’avais pas à l’esprit tout à l’heure en entrant chez Weston, d’autant que la vendeuse n’avait rien d’une blonde et qu’elle ne m’a pas énervé. En fait, elle était toute… enfin tu vois, toute fraîche et toute pimpante. On a quand même discuté une petite heure (de chaussures, de produits, un peu de pieds), du coup je lui ai décalé sa pause la pauvrette, et j’y suis même retourné parce qu’elle avait oublié de mettre le pot de crème dans le sac… (moi, je mets ça sur le compte de son trouble parce que ça m’arrange).

 

Elle m’a glissé sa carte (je suppose que ça se fait chez Weston) en me précisant de ne pas hésiter à l’appeler si j’avais une question sur les cirages, les crèmes ou autre.

 

Bien sûr, tout dépend de ce qu’on met dans « autre ». Consciente de l’ambiguïté, elle a rajouté « sur Weston » mais tout bas, car un tel rajout supposait d’avoir pris conscience de l’ambiguïté, c’est-à-dire qu’il mettait à jour la possibilité d’une ambiguïté, et partant elle ne souhaitait pas s’afficher comme porteuse d’ambiguïté.

 

Bon, je l’appelle ?

 

(le plus dur n’étant pas là, le plus dur étant de lui expliquer que j’ai déjà une femme et trois fils, mais que je voudrais lui faire une fille mais sans vivre avec elle. Je ne sais pas si c’est très porteur comme profil ça ?)

 

Ce qui nous ramène à ma soirée de samedi. Car samedi, j’étais Place de la Contrescarpe avec Michel. C’est pas tous les jours qu’on se voit, d’autant qu’il vit à Marseille, mais disons qu’on se voit 3 / 4 fois par an. Ce n’est donc pas un intime, mais on se tient au courant des grandes lignes (unions, enfants, enfin tu vois). Ainsi, je sais qu’il a deux fils, de 7 et 4 ans, je dis les âges parce que c’est important pour la suite.

 

Je lui demande s’il est avec quelqu’un, car il a pas mal papillonné depuis qu’il a quitté sa femme l’année dernière, et il me dit que oui. Je lui demande si c’est sérieux, et il me dit que oui, « d’ailleurs on a un fils ».

 

Ah. Je me demande l’espace d’une seconde si je ne vais pas lui en vouloir de ne m’avoir rien dit parce que quand même, même si nous ne sommes pas intimes, donc, un enfant, c’est pas complètement anodin, bon. Je lui demande donc quand est-ce qu’il est né et il me fait : il y a 4 ans.

Ah.

 

Voilà, voilà.

 

Dimanche, j’ai raconté cette histoire à des amis. Il y a eu une fracture sexuée très marquée dans les réactions, entre d’un côté les filles (« salaud » et autres « e … » - mais ce blog qui est tenu bourgeoisement et qui a toujours prôné les bonnes mœurs me prévient de continuer plus avant, même si c’est aux dépends de la précision) et de l’autre les mecs (s’il a trompé sa femme, c’est qu’il n’était pas heureux avec elle non ? et avec sa maîtresse, c’était un accident ou elle l’a piégé ?). Mais là n’est pas le plus étonnant. Le plus étonnant est qu’il a un demi-frère de son âge. Alors, oui, bien sûr, à la tentation sociobiologiste, opposons Nicolas de Malebranche : « Certainement il se trouve toujours quelque motif secret et confus dans nos moindres actions ; et c’est même ce qui portent quelques personnes à soupçonner et quelques fois à soutenir qu’ils ne sont pas libres ; parce qu’en s’examinant avec soin, ils découvrent les motifs cachés et confus qui les font vouloir. Il est vrai qu’ils ont été agis pour ainsi dire, qu’ils ont été mus ; mais ils ont aussi agi par l’acte de leur consentement, acte qu’ils avaient le pouvoir de ne pas donner dans le moment qu’ils l’ont donné [2]».

 

Mais là, quand même, tu m’avoueras.





[1] Ça m'énerve, Helmut Fritz, Sony Music Entertainment.

[2] De la recherche de la vérité où l'on traite de la nature de l'esprit de l'homme, & de l'usage qu'il en doit faire pour éviter l'erreur dans les sciences, Nicolas de Malebranche, Nabu Press.

Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 16:46

dix_commandements_aff.jpgMe voilà bien embarrassé. La finance à Londres n’étant plus ce qu’elle était, voilà ma camarade Aurélie qui s’y ennuie et m’annonce son arrivée à Paris le temps d’un week-end, en me sollicitant pour que je lui dégote « un amant au corps bronzé et musclé » (sic).

 

Rien que ça.

 

Il va de soi que mon premier réflexe catholique, apostolique et romain fut de tenter de la dissuader d’une telle entreprise. En effet (amis lecteurs vous ne me croirez jamais) figurez-vous que la camarade Aurélie s’est unie à un homme par les liens sacrés du mariage ! Or, dois-je vraiment vous rappeler certains des commandements qui s’opposent frontalement à cette démarche :

 

« tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain » (il est à noter que la note de bas de page « sauf si ça l’excite » a disparu de la quasi-totalité des éditions aujourd’hui).

 

mais encore :

 

« Tu ne commettras pas d’adultère »(1) (attention, il s’agit d’un commandement à l’usage des hommes, qui ne concerne ni les vierges mariées ni Dieu lui-même, ah bon et pourquoi ça ? eh bien parce que c’est pas pareil et puis c’est tout, ce n’est pas parce que notre civilisation chrétienne est bâtie sur un adultère que c’est youpi la fête et qu’on y a droit nous aussi, alors maintenant tu rengaines ta libido et tu ressort ton missel, merci).

 

Devant la détermination de la jeune femme, je me suis incliné. Mais trouver un amant au corps bronzé et musclé en plein mois de février à Paris, c’est pas gagné. N’osant me proposer moi-même (il est quand même clairement stipulé « musclé »), j’ai soudain été traversé par une idée euphémisante : et si je lui présentais Rebecca ? il se trouve que Rebecca, de son côté, est de plus en plus tentée par une aventure saphique. Alors oui, bien sûr, on est complètement à côté du cahier des charges, mais cela présente trois avantages :

 

-         ben déjà pour Rebecca, qui pourrait assouvir son fantasme,

-         ensuite pour Aurélie, qui pourrait assouvir son désir d’aventures en limitant le péril pour son couple,

-         et pour moi parce que ça m’excite rien que d’y penser.

 

Mais revenons à l’avantage n° 2 : il se trouve que le mari trompé serait plus disposé à pardonner à la femme adultère si celle-ci l’a trompé avec une femme. En effet, il imaginerait facilement (même si inconsciemment) un plan à trois qui ouvrirait de nouvelles voies à son ambition de dissémination. Alors qu’à l’inverse, non : la femme trompée ne pardonnera pas plus facilement si son homme l’a trompée avec un homme, et même au contraire, tu parles, il leur faut du viril, pas de l'inverti.

 

C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude, américaine bien entendu, menée conjointement par l’université du Texas et l’université de Pennsylvanie. Ce qui est bien avec les chercheurs américains (notamment si elles sont blondes et mignonnettes) c’est qu’ils publient leur travaux (ou les offrent à la vente) sur leur site en même temps que leurs photos en maillot de bain à Aruba :

 

http://homepage.psy.utexas.edu/homepage/students/Confer/Home.htm

 

Mais que tout cela ne nous détourne pas du conseil littéraire du jour : je vous recommande vivement "Cette pute me fera mourir", enfin accessible autrement qu'en édition chère puisqu'à paraître dans deux mois au Livre de poche, pour les amoureux d'une belle langue française maîtrisée.

 

Reste la question de ce soir : Boda Chica ou Favela Chic ?

 

(1) Il s'agit là du 7ème commandement : vous pouvez vérifier. Ce serait d'ailleurs, selon certains courant théologistes, l'origine de la barre sur le 7 : alors que Dieu édictait ce commandement, les mecs disaient : non non barre-le celui-là

Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 11:07

rer_b_16h45.jpgRha la la, tu sais pas ce qui m'est arrivé, hier soir ? (quelle histoire encore !) figure-toi qu'en partant, je discute avec ma chef (enfin plutôt c'est elle qui discute avec moi, et moi je fais : hum...hum... hum ? hum !) et du coup j'en oublie mon livre du RER (le Premier homme, que j'ai commencé à lire sur la bibliothèque des Classiques des sciences sociales de Chicoutimi, avant que Gallimard ne le fasse retirer, avec un argument subtil, puisque la législation canadienne prévoit que les droits sont libres 50 ans après la mort de l'auteur, et selon Libération du 2 février 2011, cette oeuvre "a paru chez Gallimard à titre posthume, en 1994, et n'est donc pas tombée dans le domaine public au Canada", ce qui fait que la date de la mort de l'auteur n'est plus prise en compte en cas de publication posthume, mais ce serait la date de parution de la dite oeuvre posthume qui ferait partir le délai des 50 ans, ami juriste Québecquois merci de m'édifier), que j'avais mis sur mon bureau pour aller plus librement me rendre à la FNAC (acheter un livre pour Mina, littéraire de son état, que j'invite comme chaque année au restaurant, en l'occurrence ce sera le corse du Palais royal, et à qui j'offrirai un Satrapi acquis à cette occasion) et que du coup je n'avais plus pour le RER, où ben forcément j'ai lu Satrapi, mais celui-là se lit vite.

 

Du coup, chez moi, je me suis mis à lire un autre livre "au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau" (je sais pas si tu connais) (au début j'ai cru que c'était un plaidoyer pour la sodomie mais en fait peut-être pas) mais le matin impossible de mettre la main dessus (ben forcément : mon livre de chevet il est sur mon chevet, mon livre des toilettes il est (ah ah où est-il donc ?) et mon livre du RER, il est dans ma veste, sauf que là c'était pas vraiment mon livre du RER, du coup je l'ai mis nulle part, et au moment de partir j'ai dû me résoudre à entamer Dans la cathédrale d'Oster et ma résolution de ne plus lire qu'un livre à la fois (car j'ai décidé de ne plus lire qu'un livre à la fois, comme Michel Leiris cité à la première page de "au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau", je contemple ma bibliothèque remplie par ma manie d'acheter des livres en étant gêné devant ceux qui ne sont pas lus).

 

Me voilà donc plongé dans l'embarras, et pour risquer un deuxième zeugma d'affilée, dans trois livres à la fois. Je ne sais pas comment je vais pouvoir m'en sortir.

 

 

 

 

Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 03:42



Nous voici à la mi-mandat, il est temps de faire un point. J’ai voté Sarkozy car voilà un gars, me suis-je dit, qui n’est pas énarque et aura le courage de bousculer les rigidités et les corporatismes. J’aurais pu voter Obama si j’étais américain.

 

Barack Obama : contre toute attente, sa réforme de la santé prend un très bon virage au Sénat. Il est en passe de réussir une vraie réforme là où les Clinton ont échoué.

 

Nicolas Sarkozy : c’est plus complexe.

 

Il est vrai que la loi pénitentiaire vient d’être votée. Le problème est qu’il y a toujours 125% de prisonniers par rapport aux places disponibles, que le droit à la cellule individuelle (qui date de 1875) n’est toujours pas respecté, et que la politique pénale toujours plus répressive amène chaque année plus de prisonniers (70.000 déjà) plus désormais les mineurs en centre de détention depuis la loi Perben.

 

Là où il est fort, Nicolas Sarkozy, c’est qu’il ne suffit plus d’être coupable pour être suspect : les deux nouveaux décrets de police (décrets, hein, pas lois, c’est-à-dire : on ne demande pas l’avis du Parlement, qui justement a préparé une proposition de loi sur le sujet, proposition UMP-PS, quel dommage) traitent des « activités susceptibles de » c’est-à-dire : le passage du principe de la présomption d’innocence (exemple : le casier judiciaire, où est retranscrit le passé) au principe de la présomption de culpabilité (exemples : ces deux fichiers où sont inscrites des personnes innocentes, mais qui ont le tort d’avoir une origine géographique, une activité syndicale…).

 

Mais là où il est le plus fort, notre président, c’est qu’il est désormais possible d’être en prison après avoir purgé sa peine. Alors bien sûr, ça ne s’appelle pas prison mais rétention de sûreté, mais ça se résume à quatre murs et des barreaux : ça, c’est la négation de l’habeas corpus, vieux de 1.000 ans.

 

Heureusement, et c’est là qu’on voit qu'on est dans un Etat de droit, bordel de merde, cette vague de pénalisation à outrance est tempérée par trois réformes d’ampleur.

 

1ère réforme : le juge d’instruction. Ben tiens. Plus de juge d’instruction, mais le parquet. Le parquet qui a réclamé un non-lieu dans l’affaire Chirac. Ben tiens.

 

2ème réforme : les chambres régionales de comptes. Fini. On passe de 22 CRC à 10 chambres interrégionales sous la coupe de la Cour des comptes, perdant leur autonomie. Etaient-elles inefficaces ? L’affaire de l’eau à Grenoble, les affaires Gaston Flosse à Tahiti… ça se discute.

 

3ème réforme : la dépénalisation. Elle est bien celle-là. Attention, il ne s’agit pas d’une vraie dépénalisation, il s’agit de la dépénalisation du droit des affaires. Ben oui, tant qu’on y est. Et comment justifier ça ? c’est simple : la sanction pénale possède un caractère infamant ; donc on la supprime pour les hommes d’affaires. Voilà une bonne idée.

 

Voilà pour le volet social. Pour le volet fiscal, c’est pareil : on feint d’encadrer les bonus mais on maintient le bouclier fiscal (cherchez la cohérence) ; on ponctionne les indemnités d’arrêt maladie mais on défiscalise les droits de succession.

 

L’INSEE vient de publier une étude intéressante (l’INSEE : tiens voilà un exemple intéressant ! l’INSEE va disparaître, accusée de n’être pas fiable, trop à la solde du gouvernement, remplacée petit à petit et déjà pour les gros dossiers par l’Autorité nationale de la statistique, avec peu de moyens et une saisine par les pouvoirs publics mais pas par les statisticiens ou les syndicats…) sur l’écart des plus pauvres avec les plus riches qui se réduit. Ca veut dire une chose : ce sont donc encore les classes moyennes (et là on rigole plus puisqu’il s’agit de moi) qui prennent.

 

Cet automne, des parlementaires audacieux ont proposé un amendement pour taxer de 10% en 2010 les banques. Cet amendement est passé un jour où les députés de la majorité n’avaient pas bien assuré leur présence. Que fait-on dans ces cas-là ? Jean-François Lamour, double champion olympique de fleuret explique qu’il s’est trompé de touche, pour lui et pour un copain, et donc on revote.

 

Et si on a voté Sarkozy par erreur, on peut revoter ?


Sauf que non, même pas, parce que si c’est pour voter Royal, c’est vraiment pas possible. C’est quand qu’il revient DSK ?

Par Bobzeflash - Publié dans : On s'en fout
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 15:12

 

 

Ce matin, j'ai décidé d'être de gauche. Seulement, je ne sais pas comment on fait.

Je ne suis toutefois pas totalement novice sur la question. Ainsi, je suppose qu'il serait de bon ton de participer activement à la prochaine manifestation du 1er mai, et, si l'occasion se présente, de balancer deux-trois pavés dans la gueule à la maréchaussée (je ne me suis jamais commis dans une manifestation, mais je crois que c'est comme ça qu'il faut faire).

Bien sûr, je ne vais pas me lancer tout seul dans une telle aventure. J'ai une amie crypto-anarcho-subversive qui pourrait être à mes côtés à cette occasion et j'espère saura faire de moi un homme régénéré de gauche, à coups de slogan bien musclés et de hot-dog moutarde à la Kro.

Après, ce sera trop tranquille la vie ! Plus jamais de mauvaise conscience dans les dîners en ville ! je vais pouvoir dénoncer la misère en France sans diminuer mon salaire, m'émouvoir du malheur des sans-abris sans avoir à leur ouvrir ma porte, et même voter à gauche tout en continuant de vivre à droite, enfin comme tout le monde quoi.

Trop la fête je te dis. Je me demande bien comment je n'ai pas eu plus tôt cette excellente idée.

Par Bobzeflash - Publié dans : La catégorie
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 05:36

Tout récemment, je me suis rétamé à un examen professionnel. L'échec en soi n'est pas significatif dans le mesure où il peut simplement révéler un manque d'adaptation. Ainsi, et pour se limiter à cet exemple, si Zidane était né au XVI° siècle dans un village reculé, il aurait peut-être été un très mauvais paysan, conspué par ses pairs, moqués par les enfants, rejeté par sa mère qu'elle l'avait toujours dit que c'était un bon à rien. Alors peut-être suis-je né trop tôt dans une époque qui ne me mérite pas.

Mais tout de même, avant de tirer des conclusions hâtives sur telle ou telle carence, téléphonons au service en question pour savoir ce qui a pu les conduire à cet égarement. Il se trouve qu'on me dit : "on vous rappelle" et là c'est le big boss qui me rappelle, sympa car je pense qu'il a autre chose à faire. Il me fait part d'abord de ce qui allait, que je vais passer par pudeur :

[...]

[...]

[...]

(oui ben attends, tu vois bien que je passe là)

[...]

[...]

et :

[...]

Attaquons maintenant ce qui n'allait pas. Je reprends ses termes pour être sûr de ne pas dénaturer son intention : "Vous manquez de profondeur dans vos projections". C'était bien le big boss, c'est donc bien le noeud du problème.

C'est-à-dire que je dois me projeter, mais plus vers le sol.

C'est pas gagné.

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 02:47


Dans le hors-série de Charlie Hebdo, Cavanna a écrit : il faut rire de tout.

Oui, sans doute.

Ainsi, en rentrant de l'hôpital où il va fêter ses cinq mois la semaine prochaine, nous réalisons soudainement qu'il n'est plus là, nous nous retrouvons dans une situation oubliée, c'est-à-dire seuls chez nous... nous aurions pu choisir de déprimer ensemble, mais en vrais parents indignes nous avons courageusement décidé de faire la tournée des bars (allez, c'est pas tous les jours qu'on a une baby-sitter remboursée par la Sécu).

On commence par le bar qui n'a pas de nom (...)

Puis, comme d'habitude, nous finissons à la Plage.  Le temps que je discute un peu avec Alfred dans le fumoir de ses déboires sentimentaux (car, figurez-vous, Alice est revenue ; au total je crois que ça l'ennuie encore plus que quand elle est partie) ne voilà-t-il pas qu'en retournant au bar j'avise Madame tranquillement acoudée à son verre de punch en train de se faire entreprendre ! (car même à dix mètres les intentions du jeune homme qui se penchait vers elle ne laissait aucun doute à l'observateur jaloux et parano).

Que faire ?

Intervenir brutalement en faisant valoir mes droits sur la dame ? Je me souviens avoir lu quelque part comment l
es chefs Gaicurus laissent partir leur épouse en forêt avec de jeunes amants sans paraître marquer le moindre intérêt pour la chose afin de ne pas perdre la face en s'abaissant au rang des sigisbées. Et puis il n'est pas tout à fait certain que la dame convienne de droits dont je disposerais sur elle.

En profiter pour passer la soirée avec Alfred, que c'est pas tous les jours que je le voie ? L'idée était quand même de passer la soirée un peu avec elle...

La rejoindre et me mêler anonymement à la conversation ? ah ben oui, tiens, c'est pas con ça, allons-y pour la rejoindre. Et me voilà donc, un samedi, 1 heure du matin, à Paris, en train de co-draguer ma propre meuf avec un prétendant certes charmant (probablement embarrassé à l'idée de voir sa proie contestée, il n'a toutefois pas affiché d'hostilité à mon égard) mais tout de même en surplus.

Alors oui, bien sûr, ça nous fait une fin de soirée rigolote, mais arrive un moment où il faut rentrer, demain a beau être dimanche, il faut qu'on se lève tôt pour affaires familiales. Sauf que nous comprenons chacun de notre côté qu'il va être compliqué de se débarrasser du jeune importun. Lui expliquer subitement qu'en fait tout ça c'était pour rire, qu'en fait on est un couple et tout, regarde on s'embrasse même si on veut, bref tout avouer après une heure de conversation, aurait été un peu embarrassant. Madame a donc la bonne idée de nous saluer et de quitter le bar la première, à charge pour moi de la rejoindre un peu plus tard, sauf que le jeune homme a la bonne idée de vouloir rentrer lui aussi, donc il sort, et je le suis, bref nous voilà tous les trois marchant en direction de ma voiture, ou comment se mettre tous seuls dans une situation complètement ridicule.

Comprenant que le jeune homme est très motivé, je profite d'une intersection pour les saluer et les laisser poursuivre leur chemin en direction de ma voiture, afin de la laisser l'éconduire plus facilement. Tel le chasseur Gaicuru moyen, je les piste (je me souviens heureusement de la technique de l'inspecteur Derrick : marcher vingt mètres derrière mais sur l'autre trottoir, comme quoi toutes ces heures passées devant la 3 n'auront pas été vaines), je les observe arriver devant mon véhicule et j'essaie de deviner ce qui se passe ; en fait, elle concède banalement un faux numéro pour s'en débarrasser, lui fait la bise, et il s'éloigne enfin. Et là, au lieu de monter dans la voiture, cette gourdasse reste debout, le regarde s'éloigner, lui se retourne, la voit, se demande ce qu'elle fait, hésite à revenir... et là je percute qu'elle n'a pas les clés (...)


Il faudrait quand même qu'on se ressaisisse.

Par Bobzeflash
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 10:49



La femme, comme chacun sait, est mue par un instinct animal et soumise aux injonctions d'un corps qu'elle ne maîtrise pas (comme en témoignent ses multiples épanchements : larmes, menstrues...). Il appartient donc au jeune homme, dont l'initiation passe par la conquête féminine, d'apprendre aussi rapidement que possible à connaître la créature pour espérer pouvoir la circonscrire.

Parvenu désormais à une maîtrise assez avancée, sinon aboutie, de l'art de séduction et de la psychologie féminine, je me dois, je crois, de faire bénéficier les plus jeunes de cette expérience et cette sagacité affinée au fil des années.

Il me faut alors raconter l'épisode de la dernière fois, là, afin de contribuer à l'édification de tous ceux qui commencent leur carrière sociale sans bien sûr avoir été dotés au préalable des armes minimum nécessaires à affronter la complexité du cerveau féminin.

Je ne sais plus comment, mais j'ai été avisé d'une séance de lecture de Jorn Riel par Dominique Pinon, le tout prenant place au REID HALL. Comme ma chérie d'amour que j'aime lit volontiers Riel, je me disais que voilà une bonne occasion de la sortir un peu, de lui offrir une soirée culturelle (ce qui la change un peu des soirées foot, la pauvre, enfin je dis la pauvre mais en même temps je lui fais l'amour chaque fois que l'OM gagne alors bon) et du coup d'être tranquille deux-trois semaines en termes de sorties avec mes potes et gestion de la télécommande.

Quelques jours auparavant, j'étais en voiture avec quatre amis et nous en sommes venus à indiquer quel était notre auteur préféré. Ne voilà-t-il pas que la petite Amélie mentionne "Riel". Du coup, je me suis dit que ça devrait lui faire plaisir, et je lui envoie un mel, et j'oublie.

Le jour J, je rentre tôt du travail. Je réceptionne la babysitter. Je démonte le siège bébé pour le placer à l'arrière si bien que nous nous retrouvons A COTE dans la voiture. Nous franchissons les portes du REID HALL et avisons la préposée derrière son bureau qui me fait : "ah vous êtes M. Bobzeflash, votre amie est déjà arrivée".

Oui parce que j'avais oublié de lui dire, à ma chérie de l'amour adorée, que j'avais invité Amélie.

Eh bien crois-moi crois-moi pas.... ELLE L'A MAL PRIS !!!!!

Oui, je sais, c'est incroyable, sauf que c'est la pure vérité vraie.

Devant une réaction si curieuse, arrêtons-nous un instant afin de décortiquer la situation et d'en tirer les enseignements nécessaires.

Je consulte mes consultants. Guillaume ne comprend pas, car finalement qu'on soit deux ou trois ou douze, il s'agit d'être assis et d'écouter une histoire (tiens la prochaine lecture sera consacrée à l'Afghan nouvellement goncourisé, normalement en présence de l'auteur sauf si maintenant il a autre chose à faire). Marouanne ne comprend pas non plus, vu qu'on a tout le temps de se retrouver à deux et là c'est l'occasion pour elle de partager un moment avec une fille qu'elle apprécie (en plus !!).

Conforté un temps par ces témoignages, je réalise subitement qu'ils présentent tous un point commun en forme d'inconvénient : ils sont portés par des garçons de sexe masculin ! Du coup je me tourne vers Amélie (bis) qui éclate de rire et me fait : "mais Bob préviens-moi avant dans ce genre de situation que je t'explique !!!" et Chiara qui m'expliquera que le malaise ne vient pas tant du fait qu'Amélie soit là, que du fait que ça pouvait laisser transparaître un intérêt moindre de ma part à l'idée de passer une soirée à deux.

Du coup, après, je lui ai payé un grec. Et j'ai ramé pendant une bonne semaine.

PS, j'oubliais : si vous souhaitez vous procurer un bel objet de conception entièrement allemande pour poser vos livres, vous pouvez vous adresser ici :

Miller et Bertaux, 17 rue Ferdinand Duval, 75004 Paris, tel 01 42 78 28 39

Avec ici l'explication de la génèse

Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 20:55


Est-ce que en deçà prend un trait d'union ? Ne pouvant me résoudre à prendre le risque d'entamer mon honneur et ma probité professionnels en laissant passer une éventuelle erreur de cet acabit, je décide d'empoigner mon bon vieux Robert, édition 1977, qui est rigolo car il contient des mots qui n'existe plus.

Je cherche donc mon trait d'union à "en deçà", et promenant mon regard un peu las sur la page censée délivrer la solution, ne voilà-t-il pas que je tombe sur "enculé" ! mes vertes années rejaillissent spontanément à ma mémoire, lorsque mes émotions érotiques, comme tout bon petit Français, oscillaient entre le catalogue de la Redoute et les gros mots à caractère sexuel du dictionnaire. Je m'abandonne alors un instant à la lecture nostalgique de la définition :

n. masc. : pédéraste passif.

Et là quelle n'est pas ma stupeur ! (et également la vôtre, désormais, j'imagine !)

Non seulement cette définition moyennâgeuse ferme la porte de la sodomie aux femmes, qui n'ont rien demandé les pauvres, mais également à tous les homosexuels non pédérastes.

Je possède chez moi (car là j'étais sur mon lieu de travail) une version beaucoup plus récente puisque de 1994. Une sorte d'amendement, assez curieux, a affecté depuis la définition :

enculé, ée : n. masc. : homosexuel passif.

La question des homosexuels semble donc avoir été réglée, mais pas réellement celle des hétérosexuelles, qui bien que bénéficiant désormais d'une petite ouverture avec le ", ée", ne se heurtent pas moins au masculin du genre annoncé (n. masc.) et des mots eux-mêmes.

Adepte de la libération de la femme de la première heure, je m'en vas t'écrire à l'ACADEMIE FRANCAISE, et on va voir ce qu'on va voir.

Vous comprenez bien, amis lecteurs, que je me devais de sortir de ma retraire pour pousser ce cri.

Qu'en plus t'imagine le nombre de visiteurs nouveaux issus de requests google avec un tel vocabulaire.

Je vous embrasse.


Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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