Le samedi au lit
Ma mère est une étrange personne : elle considère qu’une journée passée au lit est une journée perdue (oui, je sais, elle est étrange, je viens de le dire). Si en plus il fait beau, ça explose son cadre d'entendement. Par exemple, si elle me demande ce que j’ai fait de mon samedi, je vais lui dire que je suis allé au Palais de Tokyo, et elle sera contente (en vérité, elle sera soulagée). Sauf qu’alors, je lui mentirais, puisque l’horrible vérité est que j’ai conservé mon lit avec une assiduité remarquable, et à évoquer ce souvenir-là ici avec vous, j’ai peur de n’éprouver aucun remords. C'est vrai qu'il faisait très beau. Sauf qu’un samedi, dans son lit, il y a plein de choses à faire :
- faire le point : j’aime bien faire le point, ça m’occupe, ça fait passer le temps ;
- lire : j’aurais pu lire « voyage autour de ma chambre », mais il aurait fallu que je me lève pour le chercher dans ma bibliothèque ; j’ai préféré Apollinaire, c’est plus pratique, il est sur ma table de chevet ;
- faire des trucs qui ne vous regardent pas ;
- regarder la télé (et s’en plaindre, voire se surprendre à prendre plaisir à s’énerver contre des émissions débiles en espérant qu’elles se terminent rapidement pour pouvoir éteindre et passer à autre chose) ;
- téléphoner (il est important de téléphoner, notamment pour ne rien dire, mais tout en le disant quand même parce qu’on ne sait jamais).
En fait c’est pas mal la vie chez soi. Si j’osais, je resterais bien chez moi pour élever l’autre rigolo, puisqu’il paraît que ça se fait désormais et même qu’on peut en faire un blog, en tout cas c’est ce qu’a fait l’ami Miko


(c’est pas que c’est le fils de l’oncle de la cousine de ma copine Tutu, mais moi je trouve ça très drôle)
(le jour où être papa à la maison est socialement valorisé et outrageusement subventionné, je m’y mets)(sauf que pour les dessins c’est pas gagné)
Et tant que j’y serais, j’essaierais de me procurer cette preuve incontestable du génie humain.
- faire le point : j’aime bien faire le point, ça m’occupe, ça fait passer le temps ;
- lire : j’aurais pu lire « voyage autour de ma chambre », mais il aurait fallu que je me lève pour le chercher dans ma bibliothèque ; j’ai préféré Apollinaire, c’est plus pratique, il est sur ma table de chevet ;
- faire des trucs qui ne vous regardent pas ;
- regarder la télé (et s’en plaindre, voire se surprendre à prendre plaisir à s’énerver contre des émissions débiles en espérant qu’elles se terminent rapidement pour pouvoir éteindre et passer à autre chose) ;
- téléphoner (il est important de téléphoner, notamment pour ne rien dire, mais tout en le disant quand même parce qu’on ne sait jamais).
En fait c’est pas mal la vie chez soi. Si j’osais, je resterais bien chez moi pour élever l’autre rigolo, puisqu’il paraît que ça se fait désormais et même qu’on peut en faire un blog, en tout cas c’est ce qu’a fait l’ami Miko


(le jour où être papa à la maison est socialement valorisé et outrageusement subventionné, je m’y mets)(sauf que pour les dessins c’est pas gagné)
Et tant que j’y serais, j’essaierais de me procurer cette preuve incontestable du génie humain.
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