De l'inutilité de ramer une fois que c'est fait
(attention, cet article bénéficie d'une novation graphique d'une grande modernité)
Petit coup de pub pour potes :

Il y a environ deux ans, je suis allé dîner chez Franck. On dîne, donc, vu qu'on était un peu là pour ça, et puis vers une heure du matin, nous, les invités, songeons à rentrer (à la relecture, car j'ai mes moments de faiblesse et il m'arrive de me relire, je me dis quand même que je vous ai narré ce dîner avec brio, je comprends mieux pourquoi j'ai un blogrank de 0,32...).
Et puis là, un couillon quelconque demande à Franck si, par hasard, il ne disposerait pas d'une version DVD de son court-métrage : eh bien oui ! Il en dispose. Franck toujours très pudique ne voulait pas en parler, mais voilà qu'il est amené à nous apprendre qu'effectivement, il possède enfin un DVD de ce film que personne n'a encore vu. Allez Franck vas-y mets-le, fais pas ta starlette. Bon, ok.
Le propre du court-métrage est de n'être pas long : 11 minutes pour "EBLOUISSEMENT". Oeuvre courte, mais oeuvre primordiale pour son créateur puisque c'était son tout premier bébé. On éteint la lumière, je m'installe sur le canapé, et là je fais ce qui était interdit de faire : je m'endors. Le pire est que ça aurait pu passer à l'as tranquillou, sauf que j'ai ronflé et c'est la copine de Franck qui m'a fait du coude. Je ne me lasse pas d'imaginer la tête de Franck, tout nerveux à l'idée de recueillir nos commentaires, qui voit son oeuvre saluée par mon sommeil sonorisé. J'ai réalisé assez vite que dans ce genre de situation, ce n'était pas la peine de trop argumenter, donc je lui ai piteusement dit : "désolé" et ce fut tout pour cette soirée-là.
Quelques semaines plus tard, une projection était organisée dans un bar à Paris, et pour y assister, J'AI VOLONTAIREMENT RATE UN MATCH DE L'EQUIPE DE FRANCE A L'EURO 2004 (quel courage quand même ! quelle abnégation !! il était temps que le monde l'apprenne). Je pense que Franck a perçu le sacrifice expiatoire à sa juste valeur. A la fin de la projection, il est d'ailleurs venu me saluer :
"alors ? ça va, tu regrettes pas trop le match ?
- hein ? ah non, non, pas du tout, c'était très bien !
-... oui, sauf que si tu avais pas aimé, tu me le dirais pas !
- ah ben non ! si j'avais pas aimé, je te dirais, euh... ben que c'était très bien ! sauf que là, non, là j'ai vraiment bien aimé, c'était très bien !"
Aujourd'hui je pense connaître le film par coeur, j'ai même dis à Franck la dernière fois que j'y découvrais un truc nouveau à chaque fois et c'est vrai seulement il ne me croira sans doute jamais. Heureusement demain j'ai un chiard à garder, comme ça je me sens pas obligé d'y aller pour la 5 ou 6 ou 7ème fois (je me suis tacitement auto-condamné à aller soutenir ce film dès qu'il est projeté quelque part).
PS : Aimé Jacquet nous a menti. Dans "les yeux dans les bleus", il expliquait à sa défense que Ronaldo entraînait toujours son ballon du droit au sortir de ses passements de jambe. Contre le Ghana, Ronaldo a marqué un but en entraînant le ballon du gauche. Ou alors en huit ans il a appris à se servir de son autre jambe.
PS2 : le 21 juin 1986, il faisait chaud. C'était l'été, c'était la fête de la musique, et on écrase les Brésiliens 1 -1 en quart de finale de la coupe du monde. Donc c'est possible. Et en plus j'ai un resto sur le coup.