ma contribution à la vie culturelle de ce pays

Mardi 15 mai 2007
Mais quoi mes articles i sont trop longs ?

Je vais pas sombrer dans le post minimaliste et commercial juste pour te faire plaisir non ?

N'importe quoi, l'autre.


Vous pouvez vous-même générer votre propre mappemonde ici.

Certes, j'ai "visité" 12 % de la planète, ça peut sembler peu, mais le seul fait notable de cette carte est le petit point rouge à droite de Madagascar vu que c'est un peu le plus beau pays du monde, merci.



Au risque de rallonger cet article, je souhaiterais entreprendre un certain nombre de PS individualisés assez indispensables :

- à l'attention de mademoiselle D. : lorsque tu souhaites sortir de ton côté avec ta copine, évite de te rendre tout droit dans un bar où bosse un de mes potes... (quelle erreur tactique de débutante ! j'en ris encore) ;

- à l'attention de mademoiselle A. van A. et monsieur F.P. : je veux croire que vos invitations pour samedi soir ne relevaient que d'une mauvaise plaisanterie. Il est bien évident que samedi soir j'étais devant ma télé pour assister au vol de notre trophée (oui on nous l'a volé, si on l'a pas gagné cette coupe, c'est bien qu'il y a une raison).

- à l'attention de monsieur F.P. : alors sous prétexte que je ne peux me rendre samedi à ton invitation en raison d'un empêchement grave et majeur, toi t'invites ma nine ! Et pourquoi j'inviterais pas la tienne à dîner tant qu'on y est ? (ah oui non c'est déjà fait).
Par Bobzeflash
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Mercredi 9 mai 2007
Tenez, prenez, par exemple, moi.

Personne au monde n'osera plus jamais me taxer d'étroitesse d'esprit après l'aventure de mardi soir. Figurez-vous que j'ai dîné avec une communiste révolutionnaire !!!! (bon, en fait, je ne savais pas qu'elle était communiste révolutionnaire, sinon tu penses, je ne l'aurais pas laissée me tutoyer ; et puis à un moment, discourant des menées factieuses d'un petit nombre de séditieux français, ne voilà pas la drôle qui me sort : "on", au lieu d'un salutaire "ces gens-là" !!! ; là bien sûr, mon sang s'est glacé dans mes veines (tout en ne faisant qu'un tour, pour dire l'émoi qui fut le mien) mais il était un peu délicat de partir en courant à ce moment du repas et j'ai dû achever mon dîner tant bien que mal, tremblant chaque fois qu'elle mettait la main dans son sac par peur de la voir en extraire un croc de boucher afin de m'y suspendre (je le sais, ce sont leurs méthodes).

Cet épisode douloureux a tout de même eu un effet bénéfique car il a provoqué en moi l'émergence du doux souvenir de ce moment précis de mon enfance où se fixa ma conscience politique. Nous étions à la veille des élections présidentielles (euh... pas celles de 2002, hein, et peut-être même pas celles de 1995, disons un peu avant), j'avais six ans, et j'étais assis sur le balcon de notre appartement du boulevard Sicard à Marseille. Ma mère étendait le linge. Récipiendaire du stress familial, je lui demandais :

" Mais Maman, qu'est-ce qu'on va faire si les socialistes passent ?"

Et là ma mère suspend son mouvement, se tourne vers moi, me regarde, et me fait :

"Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'on va faire" (ton grave).

Avec le recul, cette peur-là peut prêter à rire. Attendons donc, et peut-être rirons-nous bien.
Par Bobzeflash
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Vendredi 4 mai 2007

Vendredi, il m'est arrivé un phénomène étrange : j'étais invité chez moi, pour une soirée organisée par une amie de moi (Anouck, créatrice de bijoux, pour avoir des prix s'adresser ici)  ne disposant pas de lieu adéquat. C'est ainsi, par exemple, qu'au beau milieu de ma cuisine, j'ai croisé une inconnue qui s'est révélé après examen être une astrophysicienne (ou juste une physicienne, peut-être, ou une astrologue, bref, le métier des gens fait partie des choses que j'oublie aussitôt après en avoir été informé, comme le prénom, d'ailleurs ; généralement je ne retiens que le sexe) et là, bien sûr, je sais ce que vous allez vous dire, la même chose que moi justement : "tiens, pour une fois qu'on en tient une, autant lui poser la question fatidique", ben oui, la question qui m'a tant de fois turlupiné le soir avant de m'endormir :

pourquoi la terre tourne et la lune, elle, a tourne pas ? qui a raison ? celle des deux qui est dans l'erreur doit-elle arrêter de faire la maligne et se conformer à une attitude plus en phase avec sa condition ?

Hé bien, ami lecteur, réjouis-toi : tu vas enfin avoir les réponses ! Il s'avère que c'est la lune qui est dans le droit chemin. Elle est désormais stable. Alors que la terre freine. Elle freine et va s'arrêter : ce qui fait que nous allons avoir une face brûlée et une face gelée. Reste à savoir où nous, bon Français, nous situerons (ça me semble important, quand même, hein). Hé bien figurez-vous que la drôle me fait : "euh, là tout de suite, je peux pas te le calculer de tête". Ben oui, c'est malin, en attendant nous on ne sait pas à quelle température on va être cuits.

Là-dessus, je poursuis mes pérégrinations dans mon appartement et sur le chemin du salon je tombe sur mon ami Georges-Emmanuel en grande conversation avec ce qui s'est révélé être un .... socialiste !!! un socialiste sous mon toit !!! Prenant mon courage à deux mains, j'ai décidé de lui adresser la parole. Et à tant faire (car mon collègue Gégé tient absolument à ce que l'on dise "à tant faire". "Tant qu'à faire" ne serait pas correct. Certes, Gégé, tout à fait, mais la langue française possède cette caractéristique d'être vivante, ce qui lui confère la faculté d'avancer, et le décalage grandissant entre elle et Gégé, je crains que celui-ci ne soit plus compris de personne avec ces obsessions grammaticales - pourquoi pas plaider le "cela dit" tant qu'on y est -  et il va se retrouver dans la position d'un certain empereur s'adressant à son pays en 45 dans une langue inconnue des Japonais)(à ce stade, je suppose qu'on va encore bénéficier d'une précision historique indispensable de Nono), je lui ai même proposé une bière (j'aurais donc, au cours de mon existence, proposé une bière à un joueur du PSG et une bière à un adhérent socialiste - qu'on vienne pas me taxer de sectarisme). Là, normalement, vu le titre, il faudrait que je retranscrive ce que j'ai pu apprendre des rouages internes du PS, mais c'est un blog de bonne tenue, ici, alors, bon.

L'inconvénient des discussions entre mecs, c'est que ça parle rarement de choses vraiment intéressantes, du genre de ce dont les filles parlent entre elles, ou alors c'est graveleux et elliptique. Il est donc toujours bon d'arriver à se glisser subrepticement dans un groupe de filles afin de récolter des scoops sur l'approche qu'ont ces étranges et fascinantes personnes du sujet. En l'occurrence, au moment de mon arrivée (subreptice, donc) dans un groupe de filles planté au milieu de mon salon, ne voilà-t-il pas que ces gourgandines évoquaient le délicat sujet de l'infidélité. Et pourquoi, et pourquoi pas, et comment, et avec qui. Globalement, sur les trois qui étaient là, il ressort que :
la 1ère / oui, à l'occasion, mais il ne saura rien ;
la 2ème/ non, j'ai trop peur qu'il l'apprenne ;
la 3ème/ ne sait pas (sachant que si, là, à froid, elle ne sait pas, tout le monde sait ce qui sera son inclinaison, lorsque, à chaud, l'occasion se présentera).

Bref, contrairement à ma mère, chacune des trois, placées dans des conditions idéales, admettent (implicitement, voire in petto) qu'elles cèderaient. Mais que sont les filles devenues ??? (enfin, moi, je m'écrie là comme ça, mais c'est par pure hypocrisie, entendons-nous bien).

Sans compter qu'a également été évoqué un médicament étrange : un patch pour relancer la libido (moi qui pensait qu'il suffisait de prendre un amant)... Mais je sais pas si ça fonctionne pour les hommes. La question reste ouverte.
Par Bobzeflash
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Mardi 24 avril 2007

La France au travail (photo prise dans un bus lundi matin, vers genre 6 h)

Ce matin, il a bien fallu aller travailler. Je me suis donc rendu à mon travail, tout étourdi encore de cet horaire matinal dont j'avais tôt fait de me désaccoutumer en vacances (si certaines vont canarder du marsupial dans des contrées improbables, moi je me contente d'aller à Châlons en Champagne, ville injustement délaissée par le Routard), tout étourdi, donc, et un peu hébété du rêve étrange que j'avais fait : Royal au pouvoir.

Car enfin, contrairement à l'Allemagne, la Grande-Bretagne, et ne parlons pas de l'Islande ou de ce genre de pays du nord où les avancées sociales le disputent aux taux records d'alcoolémie, la France est encore une des rares contrées à ne pas avoir accepté de femelle à sa tête. Le raisonnement qui est à l'origine de cet état de fait me paraît d'ailleurs tout à fait bien tenir la route :


"En vérité, ce serait folie que de laisser fille monter au trône ! Voyez-vous dame ou donzelle commander les armées, impure chaque mois, grosse chaque année ? Et tenir tête aux vassaux, alors qu'elle ne sont point capables de faire taire les chaleurs de leur nature ?
Non, moi je ne vois point cela, et je vous le dis, la France est trop noble royaume pour tomber en quenouille et être remis à femelle. Les lis ne filent pas !"


Gaucher V de Chatillon (env. 1250 - 1329), connétable de France (donc c'est pas un con, le mec, alors tâchez de vous en rappeler dimanche prochain dans l'isoloir).


Pourtant, le fait d'écarter les filles du trône n'est pas à l'origine un réflexe misogyne franco-français, mais une simple stratégie d'apaisement dans un contexte tendu. En effet, écoutez plutôt cet édifiant récit :

Il était une fois un roi, bel et bon, qui régnait sur le doux pays de France. La reine, sa femme, était belle et bonne. Elle donna une fille au roi. Toutefois, la reine ne se contentait pas de faire honnêtement son job de reine puisqu'elle s'abandonnait avec assiduité dans les bras de son écuyer (oui, je sais, on dirait un scénario de film porno, sauf qu'en fait c'est l'histoire de France). Sans doute le bon roi ne se serait jamais douté de rien, sans l'intervention de sa soeur à lui. En effet, la soeur offrit à la reine une bourse brodée ; et un beau jour, la soeur reconnut la bourse portée par l'écuyer : elle confondit ainsi sa belle-soeur (les filles entre elles, hein bon tu m'as compris, alors entre belles-soeurs...). Du coup, on attrapa l'écuyer, on lui administra un traitement approprié (castration, épluchage et décapitation) et on enferma la reine (avec sa soeur à elle, parce que là je vais à l'essentiel, donc je vous raconte pas tout, mais la soeur de la reine, qui était la femme du frère du roi, se tapait également un écuyer, sur les conseils de sa soeur). Le roi ainsi se remaria, mis sa nouvelle femme enceinte, et mourut.

Du coup, le grand conseil de succession se réunit. Et la première orientation fut de consacrer la première fille du roi. Rien ne s'y opposait (la loi salique étant un héritage indirect, et pas forcément transposable au cas présent) et ç'aurait sans doute dû être fait ainsi sauf qu'il existait un doute quant à la légitimité de l'enfant. Et dans le doute, il valait mieux ne pas lui confier le trône (principe de précaution défendu par Bruxelles et déjà appliqué en France). Or, si l'enfant à naître (le second, celui de la seconde épouse) était une fille, et qu'on la nommât reine, le duc de Bourgogne, père de la reine infidèle, grand-père de la première fille, pouvait en prendre ombrage et déclencher une guerre civile. On décida donc, avec grande sagesse, d'envisager un décret d'impossibilité d'accession pour les femelles, non qu'elles étaient incapables, mais parce que sinon ç'aurait été le bordel avec la Bourgogne.

Donc, bref, si vous avez bien suivi, les femmes n'ont pu accéder au trône en France parce que l'une d'entre elles fut incapable de faire taire les chaleurs de sa nature.

Alors maintenant, merci de ne pas venir vous plaindre.

Décidément, il avait bien raison mon grand-père lorsque, afin de clore définitivement une argutie de ma grand-mère, il s'écriait : "ah, les femmes !" (forme d'interjection qui constitua ma première approche de la gent féminine).
Par Bobzeflash
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Lundi 2 avril 2007
Bon.
Je vois.
Ca veut faire les malins.
Ca me trouve mes méga-énigmes dès le premier commentaire.
Sauf que : le troisième personnage était Clara Haber. Donc chères Ada et Drenka, certes vous passâtes pas loin, mais je suis dans l'obligation (et croyez bien que je le regrette) d'adresser ma photo de moi nu à Nono (qui est quand même le seul garçon à avoir eu le courage de jouer, eh ben tant pis pour lui...).

Et puisque vous êtes si forts, je veux bien remettre cet inénarable (je suis preneur de suggestions d'orthographe pour ce mot) prix à celle ou celui qui me donnera l'identité de ce sociologue (ou psychologue, ou éthologue, enfin bon on s'en fout) qui a réalisé cette étude étonnante qui pourrait fortement me servir à l'occasion : ayant étudié longuement le comportement d'enfants élevés dans des familles "traditionnelles" (où les tâches ménagères sont plutôt dévolues à la mère) et d'enfants élevés dans des familles "modernes" (où les tâches ménagères sont également réparties), il a pu en conclure cette observation étonnante, qui est que les enfants des familles "traditionnelles" avaient davantage de facilités à affirmer leur identité sexuelle à l'adolescence, puisque leurs référents (papa+maman) étaient définis dans des rôles clairs ; les enfants issus de familles "modernes" avaient davantage de mal à s'orienter et pouvaient connaître des troubles de l'identité sexuelle.

La leçon a en tirer me paraît donc claire : toute mère aimant ses enfants aura à coeur de s'astreindre sans relâche aux tâches ménagères pendant que leur homme s'efforcera pour sa part de regarder le foot en luttant contre toute pulsion de solidarité.

Merci d'avance pour les références (sinon on me croira pas).



PS : samedi, Savigny, mademoiselle K : pas mal, hein, en fait, c'est pas une merdeuse comme Olivia Ruiz, elle a quelque chose, un truc qu'elle porte avec elle, et puis elle est rigolote avec sa petite mine boudeuse, et effrontée, à taper du pied par terre (j'aime bien aussi quand elle chante à genoux, par contre elle devrait pas forcer sur le string apparent, ça la boudine et ça rompt un peu le charme)(pas mal aussi les Gomm en première partie, avec leur manie de changer d'instruments, un peu comme les Dead Can Dance à l'époque, et l'idée de mixer dans la même reprise Blondie ET Black Sabbath, mais attention un excès de Gomm peut aussi générer l'ennui). Donc, merci à toi (dans l'emportement, voilà que j'oubliais celle qui m'a offert la soirée).
PS2 : Aurélia, c'est pas la peine de faire ta crâneuse, vu qu'en plus sur la dite photo on voit surtout le calor (qui, certes, est pas mal)(oui car je repasse nu).
Par Bobzeflash
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Mercredi 28 mars 2007
Les (la) personne(s) qui me li(sen)t régulièrement n'aur(a)ont pas manqué de noter chez moi le côté macho dont je me targue (moi, je suis comme ça, j'aime bien me targuer, même de bon matin). En effet, même si je peux, à l'occasion, laisser apparaître de petits défauts de virilité (ainsi, je pleure au cinéma et je me brosse les dents le midi), je suis globalement assez pénétré de l'idée que les êtres féminins ne sauraient être dotés d'une véritable sensibilité, pour la solide raison qu'elles ne font pas pipi debout.

Apparté : écrivant ces lignes, me revient en mémoire mon professeur d'histoire-géographie de terminale, chère Mme B., qui avait eu les couilles de balancer à une classe de 32 élèves dont 29 filles : "on aurait jamais dû donner le vote aux femmes, elles votent en fonction de critères physiques".

Cependant, je dois bien reconnaître que certaines représentantes de ce sexe étrange dérogent à mon affirmation pourtant péremptoire. J'ai souhaité ici en présenter trois, dont je ne vous dévoile pas l'identité puisqu'il s'agit d'un jeu-concours dont je ne sais pas encore quel sera le prix, puisqu'on me retourne mes photos de nu quand je les offre.

L'histoire de la première (attention ce n'est vraiment pas drôle) est entourée d'un halo de ténèbres, mais une chose est sûre : c'était une vraie rebelle, ce qui est rare, et comme tous les vrais rebelles, elle a payé le (dur) prix. A 16 ans, son destin semblait déjà tracé : elle écrit une nouvelle sur la mort de Dieu, elle gagne le prix mais se met à dos la population bien pensante. Ce sera la même chose pour sa carrière à Hollywood, brillante mais fulgurante, où elle refuse de se laisser dicter sa conduite et mène sa barque en fonction de ses propres choix.
Reconnue instable en raison d'un traitement aux amphétamines (benzédrine) qu'elle prenait, elle a été internée : pendant sept ans (avec de brefs répits mais chaque fois réinternée à la demande de sa mère, désignée comme sa tutrice, devant son refus de renouer avec le cinéma) elle va connaître un monde brutal et dégradant, celui de "psychothérapie de choc", qui multiplie les traitements aujourd'hui bien sûr illégaux (traitement de choc d'insuline, 90 injections pour "une torture psychiatrique brutale qui assomme le corps en plus d'infliger des dommages du cerveau étendus" ; électrochocs ; hydrothérapie : plongée 6 à 8 heures dans un baquet d'eau glaciale ; prostituée aux soldats de la base militaire locale ; violée et maltraitée par les plantons ; employée comme sujet d'expérience pour des drogues telles que Thorazine, Stelazine, Mellaril et Prolixin ; lobotomisée : subissant le traitement du Dr Walter Freeman, le premier "psychirurgien" de l'Amérique qui a développé la lobotomie transorbitale (un traitement qui consiste à inciser les paupière et insérer de la glace dans le but de déchiqueter le cerveau)...
Elle déclara que les psychiatres "détruisaient systématiquement la seule chose à laquelle elle ait jamais pu se raccrocher dans la vie, sa foi en sa propre créativité artistique." Elle vécu ensuite quelques années en recluse, mais sans jamais retrouver ses facultés.

(au cours d'une arrestation)
Indice 1 : elle était un mélange de Grace Kelly, Lauren Bacall et Greta Garbo
Indice 2 : une célèbre chanteuse française a repris son nom

L'histoire de la deuxième n'est pas drôle non plus. De deux ans la cadette de la première, celle-ci sera internée à Sainte-Anne, où Henri Michaux lui fournira des pinceaux, de l'encre et du papier pour qu'elle poursuive son oeuvre (tourmentée) de peintre et d'écrivain. Schizophrène ("quelqu'un qui voyage en moi me traverse. Je suis devenue sa maison"), obsédée par le chiffre 99 et les arraignées, elle tentera de se libérer de ces angoisses en brûlant "une grande partie de ses dessins et de textes publiés à Berlin", puis quelques temps après, profitant d'une permission de sortie, se jettera du balcon parisien de son compagnon, Hans Bellmer.

Indice : Marcel Duchamp lui offrait des cerises.

L'histoire de la troisième n'est pas très rigolote non plus. Après un mariage compliqué à organiser (rupture des fiançailles à cause du beau-père, les futurs mariés se retrouvent après neuf ans d'attente), elle s'installe enfin avec son mari, sauf qu'elle doit alors s'occuper seule des travaux domestiques, et qu'elle fut donc obligée de ralentir, puis d'arrêter ses travaux de chimiste, malgré les dons évidents qu'elle possédait. Certes, elle permettait ainsi à son mari de travailler, et en tant que chimiste il ne devait pas être mauvais puisqu'il décrocha le prix nobel, mais il ne s'occupait pas plus d'elle que de ses dons inexploités. En fait, elle était non seulement douée, mais également dotée d'un recul qui lui permettait de porter une appréciation autorisée sur l'emploi que son mari faisait de la science : elle le soutenait dans ses travaux de synthèse de l'ammoniac desquels découlera un bienfait pour l'humanité grâce à des rendements agricoles inégalés ; mais elle réprouve son invention de l'ypérite (le gaz moutarde), et après une discussion agitée, s'empare de l'arme de service de son mari et préfère se donner la mort. Son mari va tout de même poursuivre ses travaux et mettre au point le zyklon B, qui sera utilisé dans les chambres à gaz nazies.

Indice : son mari, un Juif allemand, fut à la fois prix nobel de chimie et condamné pour crime contre l'humanité...


Tout ça me fait penser que je ne trouve nulle part "la tête contre les murs" d'Hervé Bazin, et que je suis preneur si vous en avez un exemplaire (sur la base d'un tarif raisonnablement négocié).

Message personnel qui n'a rien à voir : les bonbons Haribo, c'est pas digeste passés 20 h...
Par Bobzeflash
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Mercredi 14 mars 2007

J'avoue que la Chine est un pays étonnant. Moi-même, pour tout dire, j'ai été étonné, alors même que j'étais briefé avant mon départ : je savais ainsi que les Chinois sont fourbes et cruels et que, comme tous les communistes, ils mangent leurs enfants. En revanche, contrairement à ce que racontent les gens, les Chinois n'ont pas de chaussures spéciales pour bien tenir par terre vu qu'ils vivent en bas, de l'autre côté de la terre (méfions-nous des a prioris ridicules).
La Chine, en fait, c'est tout ça et bien plus encore. D'abord, c'est des statues toutes droites avec des Monsieurs à l'air très déterminé. En France, une telle statue ne serait pas possible, vu qu'un tel lever de bras est connoté plutôt négativement (sauf à faire passer le mec pour un arbitre de judo annonçant ipon, mais bon, vu la tenue, jamais on nous croira). Ca nous rappelle que la Chine n'a pas connu de démaoïsation, contrairement à André Gluckman, qui s'est auto-démaoïsé tout seul comme un grand et peut désormais voter Sarkozy en toute quiétude.

Ils ont aussi des enfants gros. J'ai jamais vu autant d'enfants gros. Il paraît que ce serait dû au fait que tous ces enfants ont deux parents et quatre grands-parents (bon jusque-là on suit à peu près), mais surtout que ces quatre grands-parents n'ont qu'un petit-enfant, et que du coup ils le gâtent à mort, jusqu'à faire de lui un gros.



Mais attention, ne nous y trompons pas. Ils ont beau être communistes, ils ont des Mac Donalds et des Carrefour tout comme nous, sauf que eux y vendent des pieds de poulet



ou des têtes de canards


(ils aiment bien les têtes d'ailleurs, ça s'est confirmé au marché)
(tu vois grâce à ces magnifiques photos que j'ai pas perdu mon temps)

Contrairement à ce que raconte Amélie Nothomb (oui, j'ai honte, il m'arrive de lire des auteurs à la mode, mais là c'était un cadeau, jte jure c'est vrai, et pour tout dire, c'était même pas mauvais) la Chine n'est pas le pays le plus laid du monde. D'ailleurs, ils ont des maisons plutôt rigolotes, tout pareil que dans les films, avec des toits recourbés pour retenir l'eau de pluie et faciliter ainsi l'élevage des chats de gouttière, je suppose, même si j'en ai pas trouvé au Carrefour.

En revanche, ils ne volent pas dans les airs, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire dans Tigres et Dragons (tu vois que je me suis documenté quand même). Ils présentent même une assez bonne adhérence, et même un certain enracinement, lorsqu'ils font leurs exercices rigolos dans les parcs (il y en a deux catégories : ceux qui font des gestes harmonieux pour fusionner avec l'univers l'air de rien, dans une union cosmique et peu coûteuse, et accessoirement pour rester en bonne santé ; et ceux qui prennent des postures et semblent immobiles sauf que non, car ça bouillonnerait à l'intérieur, et ce dans un objectif martial, qui est mon petit cousin de Montpellier, mais là n'est pas la question.

Bref la Chine c'est ça :
de jolis arbres :


des joueurs de mahjong :


Des légumes biscornus :


De jolies places :

(ah putaing zut c'est Melun)
(on va encore croire à une supercherie)
Des villes un peu agitées :


Et des panneaux interdisant de tourner à gauche :



En résumé, les Chinois sont rigolos, gouailleurs (moins réservés que les Japonais par exemple), contrairement à nous ils mangent chinois  tous les jours, et si comme Hesse ou moi vous entendez faire un voyage en Inde, puis en Chine, vous noterez peut-être qu'à la fascination pour un certain rigorisme dans l'ascétisme peut succéder l'adhésion à une conception plus sereine du rapport à l'univers, dans une approche cosmique, au sens du cosme grec, c'est-à-dire un monde beau et ordonné. Mais c'est pas obligé.
Par Bobzeflash
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Jeudi 15 février 2007
(A.S. : n'oublions pas de saluer la jeune scène de l'est parisien)


L'avantage d'avoir un ami allemand, c'est qu'à l'occasion il vous écrit des lettres charmantes, d'autant que connaissant mon niveau nul en allemand (je sais dire : Es ist kalt in Berlin, Ich habe zuviel getrunken et Einsturzende Neubaten et c'est à peu près tout) il fait l'effort d'écrire en français :

"Cher Bob,
Après le temps si long on plus où dans la communication est blanc est resté. Ainsi que les informations letzen de l'autre sont. Tu as apparemment plus vieux les mêmes problèmes que toute notre : trop peu temps.

Ici fois les Basics : Katrina et moi-même sont toujours heureusement ensemble. Le Michael se développe magnifiquement et est devenu très indépendant. Nous habitons encore dans le
meme logement. Specials : Katrina travaille maintenant chez un pédiatre et est tout à fait satisfait avec votre emploi. Je travaille depuis 1 septembre en tant que directeur de production dans une petite entreprise dans le centre-ville de Berlin. Après 2, 5 ans, la cour de famille a dû être
faite le temps le plus élevé quelque chose de nouveau. L'équipe est petite et les personnes est agréable. Le Book hook continue aussi pas mal.

Nous avons un chat depuis une demi année ! Il est dit un chat home. Il est gris et s'appelle des Findus. Très doucement ! Cher Bob moi vous laverait te/tout le bien beaucoup de
détermination et également amusement !

Bientôt Tell"

(J'adore particulièrement le dernier paragraphe, tout empreint de poésie teutonne, quelque part entre Novalis et Goethe)
(lecteur, tu disposes d'une traduction : ça m'intéresse).

Pour les amateurs de langues étrangères, sachez que notre ami Borat le Kazakh s'appelle maintenant Brüno, inverti autrichien, qui ici va consulter un pasteur spécialisé en conversion d'homosexuels : même si vous ne parlez pas très bien anglais comme moi, ça reste compréhensible, voire drôle : click here

Et si vous parlez le kébékoi, je vous recommande fortement cette histoire en deux parties :
- clique ici
- et clique là

Et ta vie, elle sera MIEUX.

Enfin, je signale au 25.000° futur visiteur de ce blog qu'il aura droit à une invitation personnalisée chez moi, où je lui ferai couler un bain au jojoba et à la caïpirhina, où je le bercerai de mélopées envoûtantes et où je lui masserai les orteils des pieds.
Par Bobzeflash
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Mardi 23 janvier 2007
(Tulum et quelqu'uns des derniers représentants Mayas)


Précaution liminaire : cet article n'est autorisé qu'à ceux qui ont déjà vu Apocalypto ou ceux qui n'ont aucune intention d'y aller (qu'on vienne pas après actionner le SAV qui de toutes façons a autre chose à faire, merci).

Parce que, bon, moi je veux bien, mais là, bon. C'est l'histoire d'un jeune Maya, capturé par des Mayas dont un très très méchant, et le jeune Maya s'échappe et court, court, il court le Maya. En gros, pour le scénario (et d'ailleurs, comment sait-on d'entrée que c'est le jeune Maya le héros ? eh bien c'est tout simple : tous ses potes ont les dents toutes pourries et lui seul arbore un sourire étincelant que ne renierait pas Aurélia). Mais comment donc s'y prend-il pour s'échapper ? déjà, au moment d'être sacrifié par un gros agité, il est sauvé par une éclipse. Bon, pourquoi pas, sait-on jamais, sauf que ça rappelle un peu "le temple du soleil" (ce qui impliquerait que Mel Gibson lise Tintin en cachette). Seulement, juste après, ça se complique : le jeune Maya se prend un javelot qui lui transperce le ventre, mais pas décontenancé pour autant, il se met à courir dans un champ de maïs (ou de riz, je m'y connais pas très bien). Gagné par la peur d'y passer, boosté par l'idée de retrouver sa femme et son fils cachés au fond d'un puits, on peut comprendre qu'il mette le turbo au début, sauf qu'il va courir pendant la journée, la nuit et la journée suivante. Alors bien sûr, si je ramène ça à mes performances personnelles (je tiens bien 20 mn autour du lac Daumesnil), ça me semble un peu toumeutch mais après tout, ces gens-là, on ne les connait pas si bien, alors pourquoi pas. Sauf qu'après, ça se complique un peu : caché dans un arbre, il tombe nez à nez avec un jaguar (ce qui nous rappelle qu'un jaguar peu être noir, comme les Marsupilamis, en fait). Le plan d'après, on le voit courir avec bête qui le poursuit : c'est-à-dire qu'il a réussi à bondir de l'arbre et à mettre dix mètres à un jaguar. Bon. (Toujours en comparant avec ma propre expérience, j'ai du mal à attraper Loulou, le chat de ma tante, qui sait se montrer vif à l'occasion).

La poursuite se poursuivant, le jeune Maya arrive devant une chute vertigineuse, plonge, et échoue sur une berge. De là, il fait le malin en narguant ses poursuivants, qui, du coup, vénères, plongent à leur tour. On notera au passage les vertus curatives de cette rivière puisque le jeune Maya, au moment de l'harangue, n'a plus de blessure au ventre (vertus fugitives en même temps car la blessure réapparaîtra plus tard). Et le jeune Maya court, court, élimine peu à peu ses poursuivants grâce à des pièges chafouins, si bien qu'il ne reste que le chef très très méchant et deux de ses acolytes. Et là, surprise : le chef très très méchant se fait avoir. Tu te dis : bon les deux clampins vont abandonner, déjà que c'est pas sûr qu'on leur paie leurs heures sup tout ça, eh ben non : non seulement le combat final entre le jeune Maya et le très méchant a lieu alors qu'il reste d'autres méchants (défiant ainsi toutes les règles d'Hollywood) mais les deux qui restent décident de le poursuivre encore.

Cette curieuse disposition du scénario trouve son explication lorsque tout ce petit monde arrive sur la plage : le jeune maya à genoux (parce que, pour tout dire, il semble un peu fatigué) et les deux poursuivants qui ne font aucune attention à lui puisqu'ils sont scotchés par ce qu'ils voient : trois caravelles ancrées et une barque qui vient vers eux avec un conquistador, un prêtre et divers pékins, bref des Portuguais ou des Espagnols, je ne sais pas très bien, en tout cas c'était pas Badibuh parce que ce jour-là il avait poney. Ainsi, le jeune Maya peu se tirer tranquillos  et c'est là  qu'on comprend que si le chef avait été là, lui n'aurait pas lâché l'affaire, donc il est mort avant (ah oui parce qu'en plus, le jeune Maya, avant de s'enfuir, a cru bien faire en tuant le fils du très très méchant, et le très très méchant s'en est formalisé, pour te dire comme il tenait à zigouiller le jeune Maya).

Ainsi, le jeune Maya, après deux jours bien agités (une éclipse de soleil la veille, un débarquement de Conquistadores le jour même, pour moi un week-end agité c'est quand je vais au cinéma le samedi, au resto le dimanche), peut retrouver sa femme qui, histoire de s'occuper dans son puits, décide d'accoucher dans l'eau, en ayant son premier fils sur les épaules, pour que lui ne se noie pas, et le tout sans broncher. Comme quoi, hein, Mesdames.

Bref, ça se laisse voir, parce que c'est pas mal fait quand même, sauf que tu es régulièrement éjecté du film par des invraisemblances qui, euh, comment dire, qui t'éjectent du film quoi. Bon allez, la prochaine fois j'irais voir Rocky Balboa.

Attention ! deux bloggueurs se sont malencontreusements glissés dans cet article. Si vous les débusquez, vous avez le droit d'aller sur leur blog pour les importuner (ce que j'aime à faire à l'occasion moi-même).

Allez, heureux fripons, comme j'ai conscience de la faible teneur culturelle de cet article, un petit post-it : je vous engage à vous rendre rue de Seine à Paris, vous y verrez au fond d'une petite cour intérieure une charmante exposition avec des pendus (des mannequins les pieds au plafond), c'est la quinzaine Saddam, profitez-en.

Denière minute : ben oui, j'ai complètement oublié cet élément culturel indispensable : le film révèle explicitement que les Mayas pratiquaient la fellation. C'est bon à savoir.

Par Bobzeflash
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Jeudi 11 janvier 2007
L'autre soir, alors que je tchatais avec une universitaire qui travaille actuellement sur le sujet inépuisable de "la pipe à travers les âges : nos grands-mères suçaient-elles comme nous ?" (je cite), la conversation se porta naturellement sur la distrayante méthode du thé à la glace. C'est alors que la gourgandine me fit remarquer qu'une alternance de thé chaud et d'eau glacée dans la bouche nuisait à l'émail des dents.

D'où la question subséquente mais néanmoins passionnante : vaut-il mieux avoir une sexualité épanouie ou des dents en bon état ?

C'est pas tant pour moi, hein, c'est pour elle, la pauvre caillette.
Par Bobzeflash
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