La vie des bêtes

Mardi 11 novembre 2008



La femme, comme chacun sait, est mue par un instinct animal et soumise aux injonctions d'un corps qu'elle ne maîtrise pas (comme en témoignent ses multiples épanchements : larmes, menstrues...). Il appartient donc au jeune homme, dont l'initiation passe par la conquête féminine, d'apprendre aussi rapidement que possible à connaître la créature pour espérer pouvoir la circonscrire.

Parvenu désormais à une maîtrise assez avancée, sinon aboutie, de l'art de séduction et de la psychologie féminine, je me dois, je crois, de faire bénéficier les plus jeunes de cette expérience et cette sagacité affinée au fil des années.

Il me faut alors raconter l'épisode de la dernière fois, là, afin de contribuer à l'édification de tous ceux qui commencent leur carrière sociale sans bien sûr avoir été dotés au préalable des armes minimum nécessaires à affronter la complexité du cerveau féminin.

Je ne sais plus comment, mais j'ai été avisé d'une séance de lecture de Jorn Riel par Dominique Pinon, le tout prenant place au REID HALL. Comme ma chérie d'amour que j'aime lit volontiers Riel, je me disais que voilà une bonne occasion de la sortir un peu, de lui offrir une soirée culturelle (ce qui la change un peu des soirées foot, la pauvre, enfin je dis la pauvre mais en même temps je lui fais l'amour chaque fois que l'OM gagne alors bon) et du coup d'être tranquille deux-trois semaines en termes de sorties avec mes potes et gestion de la télécommande.

Quelques jours auparavant, j'étais en voiture avec quatre amis et nous en sommes venus à indiquer quel était notre auteur préféré. Ne voilà-t-il pas que la petite Amélie mentionne "Riel". Du coup, je me suis dit que ça devrait lui faire plaisir, et je lui envoie un mel, et j'oublie.

Le jour J, je rentre tôt du travail. Je réceptionne la babysitter. Je démonte le siège bébé pour le placer à l'arrière si bien que nous nous retrouvons A COTE dans la voiture. Nous franchissons les portes du REID HALL et avisons la préposée derrière son bureau qui me fait : "ah vous êtes M. Bobzeflash, votre amie est déjà arrivée".

Oui parce que j'avais oublié de lui dire, à ma chérie de l'amour adorée, que j'avais invité Amélie.

Eh bien crois-moi crois-moi pas.... ELLE L'A MAL PRIS !!!!!

Oui, je sais, c'est incroyable, sauf que c'est la pure vérité vraie.

Devant une réaction si curieuse, arrêtons-nous un instant afin de décortiquer la situation et d'en tirer les enseignements nécessaires.

Je consulte mes consultants. Guillaume ne comprend pas, car finalement qu'on soit deux ou trois ou douze, il s'agit d'être assis et d'écouter une histoire (tiens la prochaine lecture sera consacrée à l'Afghan nouvellement goncourisé, normalement en présence de l'auteur sauf si maintenant il a autre chose à faire). Marouanne ne comprend pas non plus, vu qu'on a tout le temps de se retrouver à deux et là c'est l'occasion pour elle de partager un moment avec une fille qu'elle apprécie (en plus !!).

Conforté un temps par ces témoignages, je réalise subitement qu'ils présentent tous un point commun en forme d'inconvénient : ils sont portés par des garçons de sexe masculin ! Du coup je me tourne vers Amélie (bis) qui éclate de rire et me fait : "mais Bob préviens-moi avant dans ce genre de situation que je t'explique !!!" et Chiara qui m'expliquera que le malaise ne vient pas tant du fait qu'Amélie soit là, que du fait que ça pouvait laisser transparaître un intérêt moindre de ma part à l'idée de passer une soirée à deux.

Du coup, après, je lui ai payé un grec. Et j'ai ramé pendant une bonne semaine.

PS, j'oubliais : si vous souhaitez vous procurer un bel objet de conception entièrement allemande pour poser vos livres, vous pouvez vous adresser ici :

Miller et Bertaux, 17 rue Ferdinand Duval, 75004 Paris, tel 01 42 78 28 39

Avec ici l'explication de la génèse

Par Bobzeflash
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Vendredi 26 septembre 2008


Est-ce que en deçà prend un trait d'union ? Ne pouvant me résoudre à prendre le risque d'entamer mon honneur et ma probité professionnels en laissant passer une éventuelle erreur de cet acabit, je décide d'empoigner mon bon vieux Robert, édition 1977, qui est rigolo car il contient des mots qui n'existe plus.

Je cherche donc mon trait d'union à "en deçà", et promenant mon regard un peu las sur la page censée délivrer la solution, ne voilà-t-il pas que je tombe sur "enculé" ! mes vertes années rejaillissent spontanément à ma mémoire, lorsque mes émotions érotiques, comme tout bon petit Français, oscillaient entre le catalogue de la Redoute et les gros mots à caractère sexuel du dictionnaire. Je m'abandonne alors un instant à la lecture nostalgique de la définition :

n. masc. : pédéraste passif.

Et là quelle n'est pas ma stupeur ! (et également la vôtre, désormais, j'imagine !)

Non seulement cette définition moyennâgeuse ferme la porte de la sodomie aux femmes, qui n'ont rien demandé les pauvres, mais également à tous les homosexuels non pédérastes.

Je possède chez moi (car là j'étais sur mon lieu de travail) une version beaucoup plus récente puisque de 1994. Une sorte d'amendement, assez curieux, a affecté depuis la définition :

enculé, ée : n. masc. : homosexuel passif.

La question des homosexuels semble donc avoir été réglée, mais pas réellement celle des hétérosexuelles, qui bien que bénéficiant désormais d'une petite ouverture avec le ", ée", ne se heurtent pas moins au masculin du genre annoncé (n. masc.) et des mots eux-mêmes.

Adepte de la libération de la femme de la première heure, je m'en vas t'écrire à l'ACADEMIE FRANCAISE, et on va voir ce qu'on va voir.

Vous comprenez bien, amis lecteurs, que je me devais de sortir de ma retraire pour pousser ce cri.

Qu'en plus t'imagine le nombre de visiteurs nouveaux issus de requests google avec un tel vocabulaire.

Je vous embrasse.


Par Bobzeflash
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Lundi 24 décembre 2007

(où de l'influence des tribulations du poney Junior sur les droits de la femme en France).

poney.jpg


Il y a quelques temps de cela, M. Gérard X. a sodomisé son poney, dénommé Junior. Jusque là, rien de bien décisif quant à l'évolution du droit des femmes dans notre société.

Pourtant, le 4 septembre dernier, un événement allait conférer une tournure singulière à l'affaire : la juridiction suprême a condamné M. Gérard X. pour sévices envers son animal. M. Gérard X plaidait le jeu : il s'agissait uniquement de jouer, d'ailleurs Junior était consentant, et la justice avait condamné une première fois M. Gérard X sans avoir aucunement constaté la violence, la brutalité ou les mauvais traitements qu'aurait subi l'animal.

C'est là que la Cour de cassation prend un virage inattendu : elle confirme la condamnation de M. Gérard X au motif : "Qu'en effet, des actes de pénétration sexuelle commis par une personne sur un animal constituent des sévices de nature sexuelle au sens dudit texte"

Sauf que ledit texte parle bien de sévices, non d'actes : si bien que désormais l'animal, au contraire de la femme, n'a pas à rapporter la preuve de l'absence de consentement pour faire condamner un prévenu.

Le poney est donc mieux protégé en France que la femme.

C'était la bonne nouvelle du jour.

Et bonnes fêtes à tous.

PS à ne lire exclusivement que par Ada et Aurélia : figurez-vous que l'on parle de vous dans les soirées mondaines de la Varenne Sainte-Hilaire, le samedi soir. En effet, constatant que les gens qui n'ont pas la télé sont de gauche (voire que ceux qui n'ont pas DU TOUT la télé sont d'extrême-gauche), et vu les moues dubitatives que mon affirmation provoquait, j'eus recours à un double exemple de gens qui n'ont pas la télé et sont de gauche. On est célèbre, et on ne le sait pas.

Par Bobzeflash
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Lundi 14 mai 2007
Il existe dans mon service une créature prénommée Ariane (attention, ici il s'agit d'un exemple d'Ariane, ce n'est pas ma collègue Ariane à moi). Elle présente une plastique fort bienvenue, avec la répartition des graisses exigée culturellement (pas trop en bas, pas mal en haut) et une allure générale non dépourvue de prestance et d'allant. En outre, ce qui ne gâche rien, elle se vêt de manière accorte, avenante mais pas outrancière. Bref, il s'agit d'une créature "sobre et de bon goût" comme qui dirait (ami lecteur, je vois bien que te voilà perdu. Tu ne sais pas à quoi correspond une créature "sobre et de bon goût", et tu as peur d'avoir l'air bête en demandant. Ne bouge pas, voici une illustration qui contribuera à ton édification).

Comme elle est bonne et blonde, elle passe bien sûr pour une teubé, non seulement chez certains de mes collègues, mais, ce qui me surprendra toujours, également chez certaines. Or teubé, elle ne l'est guère, et même, dirais-je, elle est dotée d'un esprit primesautier fort rafraîchissant (par exemple, une image amusante issue du déjeuner de ce midi : elle me confesse se prendre volontiers la tête, plus que de raison, dès qu'il s'agit d'amour, et se visualise dans une formule 1 en plein circuit, avec son copain qui agite de grands drapeaux pour lui faire signe que c'est bon, elle peut rentrer au stand, c'est par là, et elle ne le voit pas et continue à faire des tours).

Or donc, nous allâmes déjeuner ce midi, elle et moi. A la suite de quoi, pris dans la conversation, je l'accompagne à la pharmacie qui fait l'angle au bout de la rue. Alors que nous cheminions, tout en devisant, ne voilà-t-il pas qu'un scooter freine et qu'un individu non casqué lui lance :


"t'es bonne toi !"     (confirmant ainsi mes propos ci-dessus)

et repart aussitôt, sans attendre de réponse, sans même chercher à savoir si son intervention avait porté et s'il était désormais en mesure de pousser plus loin son avantage.

Je pensais alors, naïvement, que je retrouverais une Ariane offusquée : eh bien pas du tout. Elle me précisa que, certes, si l'individu était à portée de voix, elle l'injurierait copieusement, mais maintenant que le malotru était loin, il ne lui restait plus qu'à savourer "le plaisir d'être bonne aux yeux des passants".

Comme quoi, Messieurs, n'hésitez jamais à être lourds, il en restera toujours quelque chose.
Par Bobzeflash
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Lundi 26 mars 2007

Il me semble complètement indispensable de retranscrire ici ma visite à la fnac de ce lundi, et plus particulièrement au moment où elle touchait à sa fin, c'est-à-dire, vous l'aurez compris, lors du passage en caisse.

Car un lundi, entre midi et deux, à la fnac des Halles (je précise l'endroit et le lieu pour le cas où, édifiées par mon récit, certaines personnes voudraient s'y rendre dans des conditions similaires), il n'y a pas grand-monde, et comme de par hasard, il n'y a pas beaucoup de caisses ouvertes non plus. Toutefois, avisant une petite file d'attente, je me dis : "tiens, voilà une caisse ouverte, rendons-nous y donc" (j'aime bien me vouvoyer, ça m'excite). Il y avait en effet trois ou quatre hommes seuls devant moi, pas de couples, pas de filles, et je m'apprêtai à m'abimer dans une certaine attente lorsque j'avisai juste à côté une caisse tout aussi ouverte, avec une dame réglant ses achats, mais sans que personne d'autre ne s'y presse. Curieux phénomène.

C'est alors que, avide de glaner davantage d'informations afin de parvenir à donner une explication crédible au phénomène, je penchai la tête afin de voir celle de l'hôtesse de ma caisse. Effectivement. Il s'agissait d'une bombasse, avec une petite tête toute mignonne, presque angélique, mais avec ce qu'il faut de chiennasse pour attirer l'homme, et en l'occurrence les trois qui s'empilaient devant elle alors que sa collègue de l'autre caisse, pas vilaine mais pas de quoi flamber une banane non plus, n'enregistrait dans le même temps qu'un succès mitigé.

Moins par souci d'éviter de grossir le troupeau que parce que j'étais pressé, j'ai renoncé à provoquer un échange, si bref et professionnel soit-il, avec cette créature, et je me suis translaté à la caisse libre. Tout en m'interrogeant sur la nature masculine (mais peut-être plus simplement humaine) qui avait poussé les clients à s'entasser devant elle, croyant sans doute optimiser ainsi le maigre espoir qu'ils avaient de la niquer.

Vu que le temps m'a manqué ce jour-là et que je n'ai pas pu faire le tour de mes projets d'achats, je vais peut-être y retourner lundi prochain, afin de tenter d'observer (dans un souci de vérification scientifique, qui, avouons-le, m'honore) un éventuel phénomène similaire autour de cette créature, ce qui pourrait ériger mon observation en loi sociologique. Tiens, oui, c'est pas bête, faisons ça.

Par Bobzeflash
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Mardi 6 février 2007
Bien sûr, l'amour c'est beau, et on voudrait que ça dure longtemps, voire tout le temps. Hé bien moi, j'ai eu la chance extraordinaire de me voir livrer le secret du couple qui dure (et que donc je vais vous livrer immédiatement, si c'est pas du service public ça). C'est même ma meuf du moment qui me l'a livré, me révélant sa conception sacrificielle du couple.

Faisant oeuvre de lucidité, ne la voilà-t-elle pas qui prédit une usure du couple, une baisse mécanique du désir, avec les années qui s'amoncellent. Aussi, afin de redynamiser l'envie de l'autre, elle préconise une méthode simple et efficace (mais encore fallait-il y penser) : prendre un amant. Cette attitude aurait pour vertu de relancer libido ET envie de l'autre (ce qui n'est pas toujours la même chose) : il ne s'agit pas de briser le couple, mais de le relancer.

En même temps, gardons à l'esprit que faire l'amour sans amour n'est pas chose aisée. Aussi, puisqu'il faut bien qu'au moins un des deux se sacrifie, elle préfère que ce soit elle, m'épargnant ainsi des moments délicats, comme l'éviction du tiers après usage, ce genre de choses. Saluons son dévouement
("oui parce que bon, si c'est toi, tu comprends, c'est pas pareil"
"tu n'as pas le sentiment que ton raisonnement présente une sorte d'incohérence, à un moment ?"
"euh ben non").

Tiens il faudrait que je pense à publier une photo d'elle.

Par Bobzeflash
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Jeudi 25 janvier 2007
A l'instar de ma copine Lisouille, je m'exclamerais : décidément, ma vie n'arrête pas de me surprendre !

Imaginez-vous que j'ai inventé, sans faire exprès, une super méthode de drague au supermarché !

Pas plus tard que cette semaine, ne voilà-t-il pas que je vais faire des courses, et qu'en emballant distraitement mes provisions, j'avise la cliente suivante qui a l'air sympathique bien que visiblement de gauche, si j'en juge par son accoutrement (je pense qu'elle avait tout tricoté elle-même) et le choix de ses produits (pas de chocolat, pas de cassoulet ni de coca-cola, bref du grand n'importe quoi).

Là-dessus, je prends mes paquets et je rentre chez moi (et là, lecteur, tu te perds en conjectures puisqu'il t'avait bien semblé lire "drague au supermarché" et que là on y est plus ! attends tu vas voir). Je pose mes paquets, j'appelle ma pote Mina qui clapote dans son bain (ça faisait : *clapotis, clapotis*, elle est comme ça ma pote, elle ne passe pas son temps à glander, parfois elle clapote) et genre une heure plus tard je range les courses (attention, je peux tenir deux jours avant de les ranger si je veux).

Stupeur.



Je découvre un sac avec : des pâtes fraîches (bon ça encore), de la mâche, des mandarines.

Ce sac n'est clairement pas à moi.

J'ai embarqué le sac à ma copine équito-bio-écolo. En même temps, voilà une occasion de faire sa connaissance : il me suffit de la contacter pour lui restituer son bien.

Sauf que bien entendu, je n'ai aucun moyen de la contacter.

En fait, elle toute pourrite, cette méthode.

Bon, faites comme si j'avais rien dit, je vais retravailler le truc.

PS : Victime, si tu me lis : la prochaine fois que tu achèteras des tagliatelles 350g, n'hésite pas à les cuisiner avec une sauce tomates-olives, c'est délicieux.
Par Bobzeflash
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Mercredi 29 novembre 2006
Fort d'une expérience de couple qui a dépassé les 6 (six !) semaines, j'ai enregistré un certain nombre d'astuces qui pourrait constituer un mini-mode d'emploi à l'usage de garçons souhaitant s'installer en couple.

IL VA DE SOI QUE CET ARTICLE NE S'ADRESSE QU'AUX GARCONS (on va pas non plus vous filer toutes nos ficelles) ET QUE LES FILLES SONT INTERDITES DE LECTURE.

MERCI DE RESPECTER LA VOLONTE DE L'AUTEUR, JE SAIS QUE JE PEUX VOUS FAIRE CONFIANCE.


Bon, les gars, maintenant qu'on est entre nous, juste deux/trois conseils pour tenir immanquablement votre copine en haleine.

1 / Ne pas avoir peur de la valoriser, notamment physiquement si elle manque de confiance en elle. N'hésitez pas à en faire trop, ça passe toujours. Je vous cède d'ailleurs une phrase utilisée récemment (c'est cadeau, ça me fait plaisir) qui la laissée pantoise : "Tes seins sont le ciment de notre couple". Le fait qu'elle soit restée sans voix trahissait je pense son immense contentement.

2/ Ne pas hésiter à la comparer à tes ex. Elles ADORENT. Il est donc toujours important de lui rappeler que tiens, tu es déjà venu dans ce restaurant avec X, que tu es déjà parti en week-end voir Etretat avec Y, bref toujours nier le caractère unique de la relation. Moi par exemple, j'aime bien la héler d'un "eh, n° 25 !" : ça la comble.

3/ Se forcer à lui laisser du temps pour elle. Ne pas chercher toujours à communiquer, partager, etc. (ça finit par les lasser). Par exemple, moi, j'ai choisi un créneau horaire immuable, le dimanche matin de 10 h 40 à midi, où elle a le droit de faire ce qu'elle veut, glander, appeler ses copines, ou n'importe quelle forme d'épanouissement personnel, y compris dormir ou faire le ménage, tant qu'elle ne me parle pas (sauf pendant les pubs, à la limite). C'est vrai, c'est pas toujours facile pour nous, mais au moins ça lui donne de l'air et si tu l'observes bien, tu verras qu'elle est ravie (sauf que pendant ce créneau, tu as mieux à faire que l'observer).

Et maintenant, je compte sur vous pour se refiler mutuellement des tuyaux histoire de renforcer la solidarité masculine. Là, déjà, vous avez une bonne base.

A plus les mecs !

PS : rhâlala !!! et moi qui, tout absorbé dans la composition de mes préceptes, ai complètement oublié de vous donner la solution de mon énigme métaphorique, dont, peut-on noter au passage, tout le monde se fout !! Il s'agissait en fait d'un champ pécuniaire :
"et pour quelques euros de plus, sous toutes réserves"
Par Bobzeflash
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Dimanche 8 octobre 2006
Attends, c'est bon t'énerve pas j'te raconte !!!
Bon alors : on était vendredi après-midi, c'est-à-dire pile le moment où les gens du Complot International et Secret se coordonnent entre eux (par le biais de réunions secrètes) afin de m'infliger moult commandes où les "à faire pour hier soir" le disputent aux a.s.a.p. (en français : t.t.t.u., mais mon chef préfère user d'anglicismes plus ou moins maîtrisés y compris en acronymes) (rappelle-moi d'écrire un truc sur mon chef parce que là faut que ça sorte).
Donc (faut que je me fasse penser de cesser de m'interrompre à tout bout de champ, j'ai le sentiment confus que ça nuit à la clarté de mon exposé), voilà Lioudeï qui m'appelle, sur le mode "Bob,  faut qu'on se voit", ce qui induit deux possibilités : soit elle est en passe de décider de casser avec Paul-Etienne et souhaite monter une cellule d'urgence de pré-consulting (412 cas précédemment consignés) ; soit elle est en passe d'emménager avec le même Paul-Etienne et souhaite donc activer la même cellule (412 exemples relevés jusqu'ici).

Coïncidence extraordinaire : Lioudey doit venir chercher Paul-Etienne à 22 h 01 gare de Lyon lorsque, moi-même, je dois accueillir une amie à 22 h 07 à cette même gare. N'écoutant que mon sens de l'opportunité, je lui propose de se retrouver aux Cardans à 21 h, un café juste devant la gare, ce qui nous laisse une heure pour déterminer une stratégie militaire définitive sur la question. Je vous explique la situation que vous saisissiez bien : dispute n°34578 ; Paul-Etienne décide de monter à Paris et déclare à Lioud : "soit tu es là, nous sommes ensemble, je te fais des bébés, et j'aurais une demande à te formuler ; soit tu n'es pas là et tu ne me verras plus jamais" (bon, là tu comprends qu'on pouvait pas échapper à la cellule de crise). Globalement, Lioud souhaiterait que P.-E. s'engage davantage (ainsi, lui a-t-elle suggéré, par exemple et en vrac, d'arrêter de voir son ex avec laquelle il entretiendrait des relations troubles mais toutefois non sexuées, de lui faire un bébé, de ne pas hésiter à lui faire part plus explicitement de la passion qu'elle suscite en lui, d'emménager avec elle), faisant valoir qu'il restait indépendant et égoïste (ce qu'il n'est pas possible, vous en conviendrez, de laisser passer : certes, P.-E. serait égoïste dans le sens où il ne veut pas renoncer à son indépendance pour Lodaïe ; pour autant, elle l'est tout autant puisqu'elle veut qu'il renonce à son indépendance pour elle).

Bref au bout de 30 mois de relation agitée (et fatiguante pour tout le monde) oscillant entre la quasi-coupure et le nirvanus interruptus, je me demande si la meilleure solution ne serait pas de casser VRAIMENT, UNE BONNE FOIS, ce qui aurait le mérite d'éclaircir les choses, et même, paradoxalement, de les améliorer, pourquoi pas. Sauf que Lidouille n'est pas prête à entendre ça. Bilan de l'heure de debrief : on se retrouve au même point que la dernière fois, et crois-moi si tu veux, que celle d'avant et celle d'avant encore. Ca veut dire quoi aporie déjà ?

En tout cas, elle s'est rendue à son bout de quai à 22 h 01 pour réceptionner l'ex-quasi-futur homme de sa vie.

Question 1 : mais quelle était cette demande (à cette heure, je l'ignore moi-même, mais vous savez, chers lecteurs, que ne renonçant à rien pour vous, je vais provoquer un debrief dès demain avec la Lioud pour tout vous révéler sur cette même antenne).

Question 2 : j'offre la publication de sa photo personnelle sur mon blog à la personne qui saura identifier à quel (célèbre) monument français appartient cette cour intérieure ?




PS : je sais, ça paraît fou, ma soeur va encore une fois se reproduire (qui plus est avec un Allemand, mais bon, de nos jours, avec tout ce qu'on voit, hein, moi je suis pas là pour juger, mais bon) : en cas de fille, le prénom est trouvé (Salomé, vous pouvez librement commenter [non, ma soeur ne s'appelle pas Moitou]) ; en revanche, les parents sont à la recherche d'un prénom si c'est un petit gars, un truc pas trop allemand, original mais pas trop, any idea ? (personnement j'ai proposé Helmut ; ça n'a pas été retenu).

PPS : j'avoue que j'aurais préféré la voir ce soir, mais comme elle n'est pas là j'essaie de combler le manque avec de la fumée de cigarette mais ça ne marche pas très bien.
Par Bobzeflash
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Lundi 18 septembre 2006

Il n'y a pas très longtemps de ça, c'est-à-dire précisément dimanche après-midi il y a huit jours, alors que je sirotais tranquillement une bière blanche sur le canapé d'une mienne voisine (ni Frida, ni Ludivine, une voisine-pas-de-mon-immeuble), ne voilà-t-il pas qu'un mien ami, à l'orientation sexuelle ambivalente, lança à notre hôtesse une proposition remarquable, qui consistait à l'inviter à coucher avec lui. L'idée pour le jeune homme était de réaliser une première (puisqu'il n'a jamais fauté avec un être de ce sexe-là), afin de lui permettre de gagner en clarté dans le choix d'une direction sexuelle définitive. Assez étonnamment, la jeune fille, au lieu de s'évanouir de joie à l'idée d'avoir été sélectionnée parmi tant d'autres pour réaliser cette initiation (toujours unique dans la vie d'un homme), différa poliment l'offre et pour tout dire, je la soupçonne d'avoir l'intention de ne pas y donner suite.
L'idée du jeune homme n'est pourtant pas mauvaise en soi, me semble-t-il, car il est toujours dommage de se réveiller à 40 ans en réalisant qu'on a emprunté la mauvaise bifurcation.

Attendu qu'il est toujours troublant pour une fille d'initier un jeune homme (et éventuellement de le convertir) ;
Attendu que le jeune homme en question est ce qu'on peut appeler classiquement "bien sous tous rapports", présentant une combinaison d'arguments physiques et intellectuels intéressante ;
Attendu que ce blog est conçu comme un espace de convivialité et d'échange ;
Attendu que c'est pas parce qu'il fait gris ce matin et que l'été agonise qu'on va se laisser abattre ;
Attendu qu'un don à un organisme caritatif n'est jamais sécurisé, tandis que là vous êtes certaine d'accomplir une bonne action ;

je me tiens à votre disposition pour relayer toute candidature auprès de l'intéressé, qui, même s'il n'est pas au courant de ma démarche, examinera, j'en suis sûr, chaque proposition avec tout le soin qu'elle méritera.

Eventuellement si certaines jeunes filles cherchent leur voie je peux essayer de trouver un volontaire qui pratiquera sur elles les tests nécessaires (ça va pas être simple à trouver mais sait-on jamais).

PS de dernière minute mais ô combien important : si vous vous amusez à googliser "Arlette Laguiller nue blog" pour voir quels pervers traitent de ce sujet, vous tombez ...
Par Bobzeflash
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