Les déjeuners avec Isabelle

Publié le par Bobzeflash

Bien entendu, je pourrais vous bassiner avec mes histoires de boulot, mes histoires de métro, mes histoires de coucheries diverses, voire, au point où j'en suis, mes histoires sentimentales. Sauf que là, j'ai décidé de vous bassiner avec mes histoires de déjeuner avec Isabelle.

Isabelle, pour vous situer, je l'ai connue lors d'un entretien ; c'était même mon tout premier entretien de ce côté-ci de la table [lorsque mon pote Fouad et moi avons décidé d'organiser un recrutement perpétuel de stagiaires, il a bien fallu s'adresser aux cursus spécialisés dans les matières qui nous intéressaient ; il se trouve (bon là on y est pour rien, hein, c'est quand même pas notre faute) que ces cursus-là sont suivis à 95% par des filles ; alors, forcément, à l'arrivée, on choisissait des filles, sauf que comme on est trop malins, une fois on a sélectionné un garçon pour donner le change, et même, une fois, pour déconner, on a sélectionné un alibi-thon] (y a des articles comme ça, je sais d'avance que je vais perdre des lectrices) (bon cela dit, on ne poussait pas non plus la conscience professionnelle jusqu'à les tester nous-mêmes, à l'instar de ce que réalisait le très scrupuleux capitaine Pantaléon)(puisque Nono n'est plus là, je le remplace : allez, pof, référence ? un panier garni à l'heureux gagnant) (tout cela me rappelle, oui je digresse, et alors, je digresse si je veux d'abord, tiens : gresse ! gresse !*, bref, tout cela me rappelle le merveilleux projet que Fouad et moi avions fomenté, à savoir créer un "Service des Etudes et des Stages", service à vocation internationale car Fouad entretenait un petit blocage sur le Vénézuela, pays célèbre pour ses miss monde universités remarquables, avec initiation aux archives (ah ! les archives) et tout le tralala, eh bien croyez-le ou pas, mais nous nous sommes heurtés à la frilosité de l'administration française et le projet a été enterré)(l'enterrement du projet était peut-être aussi lié au fait qu'on ne l'avait finalement jamais vraiment proposé, mais bon).

Bref, Isabelle fut sélectionnée grâce à sa plastique étonnante son remarquable cv et accomplit ses trois mois de stage de manière fort satisfaisante. Depuis, environ tous les trois-quatre mois, nous observons le phénomène suivant : elle me mail, nous fixons un jour, et nous allons déjeuner. Le déjeuner (là ça fait bien 3 ans que ça dure cette histoire) se déroule immuablement de la même manière : on se dit bonjour (3 secondes), on prend des nouvelles du boulot (3 minutes) et les deux heures suivantes sont consacrées à l'examen de ma vie sentimentale, voire sexuelle en cas de besoin. De son côté, elle me rappelle régulièrement les trois degrés de son état : en couple, amoureuse, et fidèle (le premier n'impliquant ni le deuxième ni le troisième (n'est-ce pas, euh... enfin bref j'ai plein de noms), le deuxième n'impliquant pas non plus les deux autres, seul le troisième impliquant le premier et encore, pas toujours, si on cherche bien). Et donc régulièrement, je me demande pourquoi elle me recontacte :
- pour vivre par procuration des sensations qu'elle se refuse ?
- pour tester son potentiel de séduction sur quelqu'un qui ne l'a jamais dragué ? (à ce stade de la lecture : déjà, bravo. C'est pas donné à tout le monde d'arriver jusque là, en plus je suis sûr que t'as bien tout lu et que t'es pas du genre à sauter une ligne ; ensuite tu te légitimement interroges sur le pourquoi du comment : d'un côté Bobzeflash, de l'autre la plastiq le cv remarquable : eh bien tout simplement parce qu'une fille en couple n'est pas attaquable avant 6-7 ans [attention ces chiffres ont été testés en laboratoire], et autant au bout de 6-7 ans c'est beaucoup plus simple, autant avant c'est beaucoup plus compliqué. Refermons cette parenthèse certes un peu longue mais franchement avouez que ça valait le coup).
- pour affiner sa connaissance du grand mystère masculin en entretenant une amitié dans l'autre camp ? (une fille très jolie compte souvent peu d'amis : les filles la jalousent et les mecs veulent uniquement la sauter).

Bref je me noie dans les supputations mais bon, peu importe, je sais que d'ici décembre-janvier elle va m'adresser à nouveau un mail.

PS : l'OM qui perd deux fois en une semaine et je ne fais pas de dépression !!! ça m'inquiète, je vais aller consulter.
PPS : Ada me harcèle pour aller prendre un verre, je ne sais pas si je dois accepter, parce qu'après Nono sera jaloux (d'Ada). En même temps, je ne veux pas froisser Ada. C'est très compliqué.
PPS : Aurélia n'est jamais connectée sur msn et lorsque c'est le cas elle use de subterfuges plus que limite (du style : "ma pizza refroidi", "ma mère m'appelle", "mon poisson rouge a l'air d'avoir faim il faut que je le nourrisse") pour ne pas me parler.



* oui, je sais, ça baisse ici.

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oviri 01/10/2006 19:31

Intéressante ton anecdote version « Seven years inch ». Quelque chose m’intrigue dans ce que tu ne nous dis pas. Sans doute que si je te connaissais, je reconnaîtrais ton élégance à te centrer sur la seule psychologie d’Isabelle, comme au temps des entretiens fouadesques où tu te ne d’écartais pas d’un pouce du seul CV des candidates. 
Tes hypothèses sur les motivations de la demoiselle sont instructives. Avoir un ami, qu’on soit belle ou moche, est très précieux. Mais ce que j’aimerais savoir c’est pourquoi tu réponds positivement à chaque invitation à déjeuner de la belle. Serais-tu un contemplatif, philosophe et adepte du hors jeu passif (on y revient). Ou bien prépares-tu, à l’instar de ton ami Nono, le grand œuvre de ta vie sous forme d’herbier où toutes les espèces de belles plantes seraient répertoriées. Ce serait ta contribution pré-ministérielle à l’avenir radieux des jeunes couples. Si c’est pas un sens profond du service public ça !

Bobzeflash 04/10/2006 11:23

question intéressante (comme toujours, hein) : eh bien je n'en sais rien : peut-être penses-tu à l'obscur dessein de la pêcho un jour, et tu n'as sans doute pas tort ; mais peut-être aussi pour me prouver qu'il est possible d'entretenir des relations avec une jolie fille sans nécessairement d'intromission en elle, bref se prouver que nous pouvons être des animaux dégagés de cette manie de vouloir "couvrir" toute jeune fille gironde et fécondable.En tout cas, je note l'excellente idée de l'herbier...

Miss B 30/09/2006 21:22

Moi j'ai entendu qu'on était amoureux pendant 3 et qu'après pof !! c'était plus de l'amour.... C'est bizarre quand même...Mais effectivement j'ai un nombre avéré de couples dans mon entourage proche qui a sombré au bout de ces fatidiques 7ème et 8ème années, épatant? non?Quant  à l'alibi-thon, je ne relève pas, c'est petit... petit... mais vraiment petit...

Bobzeflash 04/10/2006 10:30

j'ai entendu un chiffre encore plus étonnant : dans 8% des cas, le troisième enfant a un père différent des deux autres... rhôôôôôô !!!

4. 29/09/2006 19:55

c'est prouvé "scientifiquement" le coup des 6-7 ans ? :)hello Bob,4.

Bobzeflash 30/09/2006 14:31

mais oui, c'est complètement scientifique, tu penses bien que je ne m'aventurerais pas à proposer des chiffres non vérifiés. Ca marche aussi pour les 3 ans, mais c'est moins net. Par contre, une fois franchis les 7 ans, là on peut estimer que le couple a peut-être une petite chance de s'en sortir...

zeek 29/09/2006 19:54

Pas mieux qu'Aurélia.

Bobzeflash 30/09/2006 14:29

toujours plus loin vers le commentaire minimaliste, bravo zeek

Aurelia 29/09/2006 19:50

Bon, je n'ai pas non plus de commentaire à faire sur cette note pourtant si drôle.Enfin... pas autant que le commentaire de Mina.

Bobzeflash 30/09/2006 14:28

moi j'ai trop de réponses à faire à ton com mais je préfère les garder pour moi.