Rester la même

Publié le par Bobzeflash

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. A la tombée de la nuit en fait. Normal quoi. Mais pas hier. Hier, c’était la fête du slip, la teuf du boxer, la nouba du calbute, the string party !
Il y a des journées comme ça. Des journées bénies, où tout se passe merveilleusement bien. Tenez, au boulot par exemple : pof, v’là ti pas que je me tape un fou rire. Non, deux en fait…
 
Comment je m’en sors bien sur ce coup-là moi !!! « Pof, v’là ti pas que je me tape un fou rire. Non, deux en fait. » Ça passe comme une lettre à la poste. Il doit même y en avoir un ou deux pour croire que c’est une figure de style intéressante. Alors que bon, hein, faut pas se leurrer, si je me suis emmerdé à écrire deux phrases, c’est juste parce que je n’ai pas la moindre idée de la façon dont on peut bien mettre au pluriel l’expression « avoir un fou rire ». A priori, on doit dire fous rires, avec des "s" partout, mais je ne sais pas pourquoi, ça sonne bizarre à mon oreille quand je le lis...
Une bise pour celui qui saura me convaincre de la bonne orthographe. Sachant que, bien entendu, Maître Capello n’a pas le droit de jouer.
Tiens, d’ailleurs, qu’est-ce qu’il devient Maître Capello ? Est-il 1/ mort et enterré 2/ enterré mais pas tout à fait mort 3/ vivant mais pas trop 4/ liquide 5/ tout sec 6/ en super forme : pas plus tard que la semaine dernière, je l’ai vu taper la balle sur un court de tennis avec Léon Blum ?
 
Mais revenons à nos mouflons… Je vous ai dit, déjà, que je préférais les mouflons aux moutons ? Non mais c’est vrai quoi, regardez, y a pas photo. D’un côté, on a truc immonde, qui ne ressemble à rien.

Merde, non, ça, c’est Lorie, désolé…
D’un côté, donc, on a un truc immonde, qui ne ressemble à rien, j’ai nommé le mouton. De l’autre, une bête majestueuse, qui respire la force et la virilité : sa majesté le mouflon. Quand même, c’est flagrant, non ?

 
Bon, qu’est-ce que je disais ? Personne ne suit, c’est ça ?! Je parle, je parle, et personne n’écoute ?! C’est du joli ça !
 
Je disais donc que la journée avait bien commencé. Au travail, je me suis piqué un bon vieux fou rire de derrière les fagots (le deuxième, finalement, je vais pas en parler, j’ai plus envie). La collègue qui est en face de moi, terrassée par la canicule, prend la parole, et dit : « deux points ouvrez les guillemets. »
Vous vous rendez compte de la force du truc ? « Deux points ouvrez les guillemets ! » C’est énooooooooooooooooorme, vraiment trop gue-din ! « Deux points ouvrez les guillemets » ? Bordel, c’te force de la phrase de la mort qui tue !
 
On me signale, dans l’oreillette, que suite à un problème technique indépendant de notre volonté, une erreur de transcription vient de se glisser dans les lignes qui précédent.
Il fallait évidemment lire :
 
Ma collègue prend la parole et dit (c’est là que ça a merdé tout à l’heure, je sais pas si vous aviez remarqué) : « P’tain d’sa race ! On crève de au’ch dans c’te reau-bu d’sa reum ! »… A moins qu’elle n’ait dit : « Diantre ! Le Soleil est bien généreux avec nous, il nous darde ses rayons avec bienveillance, mais Ventre-Saint-Gris,  la canicule nous accable ! », les versions divergent (et divergent, ça fait beaucoup ! Evidemment…)
Enfin peu importe à vrai dire. L’important, c’est ce qu’elle a ajouté ensuite. Elle a conclu en disant cette phrase sublime : « Demain, si ça continue, moi j’apporte ma gourde ! »
 
Et moi je suis parti aussitôt dans un fou rire… Mais bon, en même temps que j’écris ces lignes, je me rends compte que, finalement, c’est très « private joke » comme situation. Le mot gourde, dès que je l’entends, déclenche chez moi un fou rire, je n’y peux rien. Mais je suppose que, du coup, pour vous, ça le fait moins, non ?
 
Oui ?
 
Aïe, c’est bien ce que craignais. Finalement, j’aurais dû faire court sur ce passage, et concentrer toute mon énergie pour vous raconter la soirée qui a suivi. Magnifique elle aussi ! Je suis allé à La Villette pour le cinéma en plein air. Le film projeté, c’était « L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». Bon, il faut le savoir, c’est long, très long, très très long. Ça dure trois heures. Et je ne vous cache pas qu’il y a quelques longueurs : en gros, trois bonnes heures. Du coup, finalement, je ne sais pas si j’aurais eu un truc intéressant à dire sur ça… Sur la fin de soirée, après le cinéma, si, mais là, non, il est des choses qui ne se racontent pas…
 
Bon ben tant pis, on va dire que c’était un post pour rien. Sans rancune, hein ?

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B. 28/07/2006 17:39

style...comme si on avait pas vu

Ada 28/07/2006 17:17

J'avais reconnu le "pof", mais je me disais que c'était un emprunt

Bobzeflash 28/07/2006 17:22

je pensais pourtant avoir complètement dénonoïser le truc... damned !

Zabatchka 28/07/2006 17:10

;-)

bobzeflash 28/07/2006 16:47

Merci à tous pour tous vos commentaires. C'est toujours agréable. Ceci dit, ils ne me sont pas vraiment destinés puisque cet article n'était pas à moi mais à Nono c'est donc lui qui doit en être le seul bénéficiaire.Mais ça vous a pas surpris ce petit glissement de style ? parce que nous oui !

Ange. 28/07/2006 14:21

Argh ! Bob non, pas Lorie quoi ! Et le respect pour tes lecteurs, il est où dans tout ça ? Déjà que tu nous laisses sur notre faim avec l'après-film (je dis ça, je dis rien, mais pour avoir supporté un film de trois heures inintéressant, il devait y avoir gros à la clef...) !
Je ne sais pas vous, mais moi je parie sur la fille du train...
..::"~'Ǻñ§Ξ'~"::..