un long dimanche de folaïlle

Publié le par Bobzeflash

C'est normal que je fasse ce blog. Je peux quand même pas passer sous silence les EVENEMENTS EXTRAORDINAIRES survenus ce ouik En tout cas à partir de dimanche midi (avant ? oui oui j'ai glandé va pas stresser)

12 h : je me dis : tiens et si j'écoutais ma mère un peu et que je sorte de mon appart une fois dans la journée ??? mais oui ! en plus ce serait l'occasion d'acheter du pain !! temps estimé de l'opération : on va dire dix minutes vu qu'on est dimanche et je ne sais pas quelle boulangerie est ouverte le dimanche vue que je suis peu coutumier de ce genre d'expédition (dominicale, hasardeuse et non préparée).

12 h 25 : je fais le tour de la place, je trouve une boulangerie qui veut bien me céder un bout de pain pour une somme astronomique (déjà la fille je lui demande un restaurant, comme au pays, elle a manqué d'appuyer sur le petit bouton rouge dissimulé sous le comptoir, alors pour limiter l'attaque neurologique je me suis rabattu sur une baguette, ça elle maîtrisait, soulagement, sourires, communion)

oui donc : 12 h 25 : le temps de revenir, mater les vieux jouer aux boules, discuter avec mes amis les mouettes (ou des pigeons peut-être je sais plus), me voilà devant ma porte : je cherche mes clefs : A PUS LES CLEFS. Au départ, je crois à une mauvais blague que je me ferais à moi-même et puis : je les ai perdu comme qui dirait je SAIS PAS OU ELLES SONT.

12 h 25 15s : là je me dis un truc et je reste concentré dessus : "JE RESTE CALME" après je suis gagné par l'impression de jouer dans un film d'espionage genre NIKITA et que je suis au milieu d'une épreuve et que je dois mobiliser TOUTES MES RESSOURCES POUR M EN SORTIR CETTE FOIS-CI. J'engage un processus de réflexion.

12 h 26 : j'appelle Manu. Je lui demande un numéro de sérurier (ma porte étant blindée au fait, ce qui tombe bien vu que je savais pas comment dépenser 200 euros cet aprèm). Manu, une certaine expérience, me demande si j'ai une radio, si j'ai donné un tour de clefs : ben non, ben oui. Etape 2 : il me suggère de faire le tour des commerçants. Allez zou, en plus dimanche, ça reste humainement faisable. Diverses réactions amusantes "vous n'auriez pas trouvé des clefs ? - des clefs ? des clefs pour quoi faire ?" enfin disons que sur le coup je me suis dit que je trouverais ça drôle plus tard (j'espère que vous maîtrisez bien le déroulé temporel de cette phrase) bref BIEN EVIDEMMENT pas de clefs, je retourne devant chez moi, j'appelle manu, il me file un numéro, j'appelle, pas de problèmes monsieur on sera là dans 1/2 heure, aucune mention du prix sale BATARD tiens c'est ça que j'aurais du demander, il me sait le couteau sous la gorge.

13 h : ce n'est pas le serrurier qui débarque, mais FRIDA. FRIDA (à qui je fais un bisou) est ma voisine du 5°. De temps en temps, histoire de contribuer moi aussi à la réification sociale de mon pays, je M'ARRETE et je LUI PARLE. Comme si c'était un vrai être humain et tout. Je sais que j'en ai pour 20 minutes, que je vais devoir user de ruses de sioux et de contorsions euh... ben de sioux aussi si ça se trouve pour pas prendre son haleine inzefèce. Mais là c'était pas le moment FRIDA. Profitant d'un avantage optique indéniable dû au fait que j'ai 102 ans de moins qu'elle, je la vois du bout de la rue alors qu'elle ne se doute de rien. Et je fuis (pas trouvé d'autre mot qui pourrait conférer une certaine noblesse à mon attitude) : je fuis pour pas la voir, et je me retrouve devant MONCEAUX FLEURS. Et là, je me dis, allez vous savez bien ce que je me dis : il y a une chance sur 1000 mais imagine... : je me vois raconter ça à mes amis et tout le monde enchaînerait sur une histoire pareille de une chance sur 1000, ben oui ça arrive plus souvent que ça en fait, allez pas d'enflammade, une chance sur 1000 il faut pas croire non plus que c'est systématique.

13 10 environ : j'ai très envie de faire l'amour à la dame qui me donne mes clefs mais il me semble que c'est son mari à côté alors bon, je me contente de remerciements piteux et chastes. Et je renetre chez moi. Et je décommande l'autre encoulé, pardon maman si tu lis ces lignes mais là j'ai rien d'autre, ah si pardon l'autre pute de serrurier : "ah mais c'est ennuyeux il est pratiquement chez vous"... comme j'avais envie de faire l'amour à la terre entière je dis ok, je paierais le déplacement, en plus c'est normal me semble-t-il. 3/4 d'heure plus tard je le rappelle et là plus fermement je lui suggère de laisser tomber. Ce qu'il fit.

14 h env. : je suis gagné par une immense joie intérieure d'origine inconnnue. Je m'analyse. C'est tout simplement la joie de m'être vu à la porte de chez moi et là tranquillement d'être chez moi au chaud avec la télé et tout : on ne sait jamais assez apprécier notre bonheur.

14 h env. encore : là je suis gagné par un curieux sentiment qui pourrait s'analyser comme de l'expiation. Je décide de RANGER MON APPART. Ben oui. Comme pour remercier celui ou celle que je dois remercier. Et me voilà lancé dans une entreprise feng-shui de rétablissement des équilibres de ma piaule. Au bout de genre deux heures, c'est rangé (pas propre, mais rangé). J'avoue que c'est un peu déstabilisant au départ, mais après je reconnais que ça a un côté agréable.

16 h je sais plus  de toute façon on s'en fout : et là, toujours mû par une force positive, je décide d'aller plus loin encore dans le reculement des limites de moi-même, et d'aller COURIR. Pour cela, une seule méthode : je mets mon cerveau en "OFF" : j'arrête de penser, je stoppe-le-monde, je m'équipe, je sors avec mes clefs qui ne quittent plus mes mains, et une fois un pied dans le métro je le remets sur "ON". Et je vais faire un tour du lac Daumesnil. Dans le sens horaire, pour deux raisons : 1/ comme tous les glandus courent dans l'autre sens, du coup personne ne me double et je ne suis pas obligé d'acccélérer comme un fou au-delà des limites du raisonnable pour préserver ma virilité ; 2/ ça me permet de faire chier tous ces cons qui ne savent pas qu'ils courent dans le mauvais sens.

Enfin vint le soir, et calé devant OLD BOY je me dis "ahhhhhh". Deux appels vont me niquer mon film : d'abord Paul, bla bla bla, qui me parle de son ex pas mal, "tiens vas-y fait tourner", "ah ouais si tu veux passe au bar je te la présente, j'ai qu'à lui dire que t'es un super pote et que je ne veux pas qu'elle sorte avec toi et là je pense que ça suffira" hé hé hé, et puis Thierry, très content de la nouvelle idée de fin pour le court (pas impressionné par mon histoire de clefs m'enfin ?????) (ça nous fait donc : Manu, Thierry, l'associé de Manu.... on serait pas au complet des fois ?), et Tierry qui va venir à Paris le we prochain, on va bien tout finaliser l'écriture yespère, sauf que Manu évidemment lui ne sera pas là puisqu'il part en Indochine filmer Indochine (bon moi je veux bien tout ce qu'on veux, mais là ce couillon je lui offre la chance de sortir de son deux-pièces et lui va faire le barbot sur des piges à deux balles, vient pas pleurer dans dix ans).

FIN DE MON WE EXTRAORDINAIRE (et il fallait que ce fut dit).

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lisouille 10/06/2006 07:24

ah c'était génialj'ai explosé de rire....ce côté Pierre rRchard mêlé de Lino Ventura dans l'emmerdeur ... j'adorequel humour héhéhé encore encore encoretrop court

Clémence 09/06/2006 14:09

Pfiou... ayé, j´ai tout lu, mot à mot (courageuse et téméraire) ... et il me semble bien avoir apercu quelques virgules!!
Sympa le blog!
Bonne journée :o)
 

poulpy 29/05/2006 16:12

J'ai tout lu mais en sautant des mots mais comme je lis toujours comme ça ben c'est comme si  j'avais tout lu tiens vous trouvez aussi que si je ponctuais mes phrases ce serait plus lisible je trouve aussi le problème c'est que à force de sauter des mots ben il se trouve que je saute souvent la ponctuation et donc je ne sais pas comment on fait c'est clair ? (oups me suis lachee j'ai utiliser le point qui interroge) (ouhhhh merde et les parenthèses aussi je suis fichue je crois)

zeek 29/05/2006 09:54

J'ai pas tout lu (est-ce que quelqu'un a tout lu ????) tu pourrais pas faire plus court ou alors avec plus de couleur ???