Valérie : eternal comeback of a spotfull mind

Publié le par Bobzeflash

Ben oui forcément ça a pas raté, Valérie me rappelle. Moi tranquille j’avais bien tout préparé mon plan de derrière les fagots là tu comprends j’ai rencontré quelqu’un alors forcément je suis pas dans les dispositions pour et évidemment rien ne s’est passé comme prévu. Elle enchaîne sans se démonter qu’on peut très bien développer des relations amicales, elle glisse que de toute façon on sait jamais, là je me dis ouh là là ça se complique il va falloir jouer serré… et puis elle part dans une logorrhée dont elle a le secret, me parlant de ces goûts pour la danse, ok, super, et pour les concerts, et là on découvre qu’on était tous les deux aux Solidays d’il y a bientôt 2 ans… « et tu étais là quand on s’est tous couchés dans la boue c’était génial ?! ».
A ce moment il s’est passé un truc. J’ai senti que c’était le moment de la décevoir pour mieux la décrocher. Je lui ai juste répondu la vérité : ne voyant pas immédiatement la nécessité de se coucher dans la boue pour combattre le sida, voire trouvant la méthode ridicule, c’est le moment que j’ai choisi pour aller aux toilettes. Un blanc. Et là elle réattaque en disant que c’est une attitude de nature à lui plaire, le fait de s’affirmer contre une foule, etc. Là je me suis dis que la simple dissuasion ne suffirait pas, qu’il allait falloir passer à l’arme nucléaire. Cependant, confronté à l’impossibilité totale de lui dire : « écoute tu me gonfles ne nous voyons plus » je n’ai pas de stratégie immédiate. Sans doute la bonne vieille méthode du postponed répétitif, pourquoi pas tiens, à ce stade peu importe la moralité de la méthode tant que l’efficacité est là. Parce que maintenant j’ai peur.

Publié dans La vie des bêtes

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