l'anomalie d'être célibataire

Publié le par Bobzeflash

Le 1er mars, j’ai décidé d’arrêter mon histoire avec Colombe. La spécificité de Colombe par rapport aux filles qui l’ont précédé ces deux dernières années est qu’elle présente pas mal d’avantages et peu d’inconvénients majeurs. Seulement l’étincelle n’étant pas là, autant arrêter. Cela m’a fait prendre conscience qu’il était peut-être temps d’arrêter de vouloir à tout prix être avec quelqu’un et qu’il fallait attendre le déclic, le vrai déclic et pas juste trois ou quatre bonnes cases cochées. Ayant peur de passer pour anormal parce que célibataire, je me jette dans des histoires forcées qui nécessairement vont dans le mur (au moins ces deux ans m’ont appris un truc très pratique : pour finir une histoire, plutôt que de la laisser pourrir comme je faisais jusqu’à présent, il faut prendre les devants et annoncer que les sentiments ne sont pas là, bla bla bla, que répondre à ça ? certes ça coûte toujours un peu mais au moins la situation est claire).

Alors me voilà désormais en quête de l’Etincelle Véritable. Même mon fantasme de la cantine de midi ne paraît plus présenter suffisamment de garanties de vrai engouement (Fantasme si tu me lis, si tu t’es reconnue, ne va pas prendre tout ça trop au sérieux, là il s’agit de théorie contacte-moi et parlons-en). Il me faudrait une vraie belle histoire qui commence par une rencontre, sans forcément de coup de foudre, mais avec une certaine progression dans la montée de l’ambiguïté (tiens mais qu’est-ce qu’elle a voulu dire là ? ? si elle regarde tout le monde sauf moi c’est bien qu’elle bloque à mort sur moi non ? ? Pourquoi elle arrête pas de croiser et décroiser ses jambes ? ?), le croisement des regards (ça c’est capital, un regard au bon moment et on bascule vers l’infini), jusqu’au moment où par un geste ou une parole je me lance, je m’expose, c’est un moment de vérité absolue parce qu’on ne peut pas tricher, on est à nu, et quoiqu’il se passe le monde a été modifié et on ne peut pas revenir en arrière. On vit pour ces moments. Je ne sais plus quel couillon a écrit : « le monde est racheté par cet instant où la créature est belle et consent ».

Afin de ne pas passer pour un romantique non plus, je dois ajouter que le 10 juin, mon célibat ne va pas s’arrêter mais il va s’interrompre. Ma copine Hélène, qui vit en Tasmanie, sera de passage à Paris ; et généralement, lorsqu’elle est de passage à Paris, mon célibat s’interrompt.

Publié dans La vie des bêtes

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Tatiana 14/06/2006 23:59

alors, alors, on est le 14 juin.... toujours célibataire?... ou est-ce que les kilos odieusement mis en évidence par la balance de ton amie Isabelle ont fait des leurs?

Bobzeflash 28/06/2006 10:28

Désolé Tatiana pour le délai de réponse mais je découvre ton commentaire... alors oui, toujours célibataire, voilà, je dis ça comme ça en passant histoire de parler...