Jeudi 24 août 2006

(mauvais exemple mais j'aime bien la photo)

Au moment de m'endormir, j'ai eu une pensée fugitive : j'imaginais les avions qui passent dans le ciel, laissant leur une trainée blanche.

En réalité, ils ne laissent pas vraiment une traînée blanche. Ils laissent plutôt une trainée noire. Seulement, là-haut, à 10.000 mètres, l'air est très pur. Globalement, il y a de l'air, de l'eau en suspension, et c'est tout. Et les petites gouttelettes d'eau en suspension n'ont qu'une obsession, fondre sur le moindre prétexte (genre rejets d'avion) pour se grouper autour ce qui compose une trainée blanche.

Parce que lorsque tu es une petite gouttelette, tu as beau être là-haut, dans l'azur immaculé, zen, avec tes potesses les autres gouttelettes, c'est vrai que c'est la fête et tout, mais il te manque quand même un petit point sur lequel t'appuyer, te focaliser, un point à englober, à absorber. Et c'est bien là le danger : il suffit qu'un vilain déchet apparaisse, la petite gouttelette se jette dessus et se cristallise autour (aux sens chimique comme stendhalien) parce qu'elle a trop besoin de cristalliser, alors même que l'objet sur lequel l'opération est effectuée n'est pas le bon.

Il faut donc faire attention. Chat échaudé craint l'eau froide* : le jour où se présente l'objet qui mérite toutes les attentions du monde, la gouttellette a son radar tellement brouillé qu'elle se pose des questions lorsqu'il n'y a plus lieu.

 

*Claire Chazal a récemment déclaré au JT de TF1, à propos de la guerre au Liban : "C'est l'Iran qui tire les marrons du feu". Tu peux donc présenter le journal télévisé le plus regardé d'Europe sans maîtriser les proverbes de ton pays. Claire Chazal je l'aime pas, parce qu'elle pourrait être journaliste et a choisit d'être animatrice. D'ailleurs c'est bien la raison pour laquelle j'aime pas les journalistes en général.

Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Jeudi 24 août 2006
Pour Saona :
Voici la chose. C'est une sérigraphie de Pascal Ambrogiani (je suppose que tu connais, les frères Ambro sévissaient vers chez toi). Elle fait 65x50 (pile sous les dimensions limites)
Le plus simple sans doute serait que je te l'expédie : tu peux m'envoyer ton adresse à theo.viaud@laposte.net et je te l'envoie.
Je n'ai pas de critère particulier pour le cadre, simplement pourras-tu me proposer des idées pour que je t'indique celle qui retient mon attention ?
En tout cas merci pour le cadeau de bienvenue, que je n'accepte qu'à la condition que ce ne soit pas trop élevé parce que bon, en même temps j'aime bien encourager l'artisanat local en Provence (on en reparle). Et bonne chance pour le démarrage...

Pour Maylis : afin de répondre à ta question sur le mystérieux blogueur co-membre du jury : il suffisait de demander !! le mystérieux blogueur n'était autre que lui : http://gaybluecollection.over-blog.com/

Pour Nono : bon, comme je sais que tu pleures si tu n'as pas ton petit message perso, eh bien voilà un joli message perso rien que pour toi !!! ça va mieux ?
Par Bobzeflash - Publié dans : On s'en fout
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Mercredi 23 août 2006

Le haut comité de remise des BLOGS D'OR s'est virtuellement réuni il y a pas longtemps. Jury indépendant composé d'un blogueur mystérieux et de moi-même, nous avons décerné un prix pour chacune des catégories suivantes :

- MEILLEUR BLOG DE LA SAISON 2005-2006

- BLOG LE PLUS DROLE

- BLOG LE PLUS CREATIF

- BLOG LE PLUS HEURISTIQUE

- HOT BLOG

- BLOG QUE CA DOIT FORCEMENT ETRE DU DEUXIEME DEGRE MAIS QUAND MEME J'AI UN DOUTE

- BLOG DU PILLAGE LE PLUS EHONTE

- ZEN BLOG (LE BLOG DU VIDE)

Toutefois, l'officialisation de ces prix pourtant si attendus se heurte à oune léyé problemo. En effet, par crainte de heurter la sensibilité des perdants - ou des gagnants, selon la catégorie (et par la même occasion de niquer nos stats), nous avons préféré assurer la confidentialité des résultats, créant ainsi (à notre connaissance) un phénomène unique au monde : la non-remise de prix secrets.

Je vois d'ici plusieurs types d'objection :

- "mais ce post ne sert à rien !!!" : oui. C'est vrai. Mais déjà, c'est pas la première fois. C'est même un peu l'habitude ici. En outre, euh... c'est pas pour dénoncer mais certaines mauvaises langues disent que ça arrive aussi ailleurs.

-"mais alors c'est qui le meilleur blog de la saison c'est insupportable ce suspens !" : il ne nous est malheureusement pas possible de divulguer le nom du gagnant, sous peine de se faire 1 ami et 20 ennemis. Toutefois, si le gagnant se reconnaît, il peut m'écrire et je lui confirmerai (ou non) son trophée 

- "mais qu'est-ce que c'est que ce jury pourri et lâche, moi j'ai plein d'idées pour remplir vos rubriques, là, comment je fais ?" Ami lecteur, rien de plus simple, com ou écris, tout le monde peut participer et tous les votes seront comptabilisés, au risque de remettre en cause l'actuelle attribution des prix

Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Mardi 22 août 2006
Il y a quelques temps je croisais le destin d'une jeune fille dans un Paris-Nancy grâce à la puissance érotique dégagée par mes tongs. Nous avions discuté trois heures, ce qui est peut-être au-delà du temps de communication mensuel d'un couple moyen. Seulement depuis, à force d'être tout le temps à Epinal, elle n'était pas à Paris. Mais la voilà qui m'appelle pour me signifier qu'elle sera là ce week-end ; bien entendu (sinon ce serait pas rigolo) moi je n'y serais pas : je serais à Epinal pour tout autre chose (quoique je pourrais en profiter pour passer voir sa mère, dans la série "ne brûlons pas les étapes"). Nous ironisons sur le sort, devisons quelque peu encore, raccrochons. La voici qu'elle me rappelle aujourd'hui pour me signifier que finalement (et sans m'en donner la raison) elle prolonge son week-end et ne part que mardi matin.

Il se trouve que lundi soir je dois voir mon pote Laurent ; je pense qu'il est raisonnable d'annuler.

Si je demande à mon pote Mickaël ce qu'il en pense, il me confiera avec sa retenue habituelle : "oua c'est bon vazi pécho-la elle attend que ça" (car mon pote Mickaël est du genre à considérer le verbe "pécho" comme invariable, un peu comme bouillave, par exemple). J'ai tendance à penser que pas forcément du tout. Certes, l'hypothèse n'est pas à écarter (surtout si elle insiste et moi je ne sais pas froisser une femme) mais j'envisage aussi une suite à l'échange d'idée qui ne se matérialisera pas nécessairement par des ahans désordonnés (ben oui maintenant que j'ai acquis un nouveau mot de vocabulaire je rentabilise, c'est pas tous les jours)  : peut-être a-t-elle en tête une conception à plus ou moins long terme du tour que pourrait prendre notre relation, si bien qu'on a le temps de savourer la montée en puissance.

Ben oui mais que vas-tu faire à Epinal alors ? me demandes-tu (ben si parce que tu veux savoir quand même). Et bien je vais à un sextuple anniversaire de pacsés en coton (soit : 1 an). Aux dernières nouvelles, nous serions 66, tout cela dans une seule et grande maison. Pour dormir, le rapport places disponibles / nombre de personnes risquant d'être inférieur à 1 (pour ceux qui ont fait L : on va manquer de lits). Certains ont suggéré à notre amphytrionne de mobiliser la plus grande pièce en la recouvrant de matelats, en y entassant tous les célibataires et en éteignant la lumière, et puis on verra bien au petit matin ce que ça a pu donner (après le speed dating, nous inventerions donc le concept du sleeping dating in the black). En tout cas cette fois-ci je n'y vais pas en train, j'y vais avec cette jeune fille mais comme son mec sera avec nous il y a peu de chance que le phénomène observé lors de ma dernière transhumance à l'est se reproduise (cf. la première phrase de l'article, ce qui bouclerait magnifiquement ledit article si seulement je m'arrêtais là, et puis oui, pourquoi pas, tiens, je vais m'arrêter là).
Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Lundi 21 août 2006

Hé bien non et c'est bien malheureux.

Les Allemands (que je prenais pour des gens sérieux) organisent un concours de sprint en talons aiguilles sur le Ku'damm berlinois (genre de Canebière en moins bien), concours remporté par la jeune Nadine, 25 ans, qui déclare préférer les tennis (stupéfaction sur le Ku'damm).


Les Anglais, avec lesquels c'est vrai il faut s'attendre à tout, organisent un masturbathon. "We want everyone who attends to help us send the message that masturbation is a positive, completely safe and erotic alternative, good for you, and just plain pleasurable!", explique-t-on sur le site officiel de l'événement. Pourtant, dans sa biographie, Charlie Mingus rappelait que son professeur  (tout comme Ilias Calimintzos d'ailleurs, professeur de kung-fu aux Halles) lui demandait de ne pas disperser son énergie. Deux écoles.

Heureusement, en France, on ne fait pas n'importe quoi. C'est ainsi que jusqu'à récemment, nous pouvions admirer une exposition au Grand Palais de machines de spectacles que quand tu les vois, tu te demandes comment on faisait avant. Sans originalité, ma préférée (je vous laisse dix secondes pour trouver ce que c'est) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ben oui, c'est une catapulte à piano (bon c'était facile) : ainsi, dans la première photo ci-dessous, le carré que vous voyez en haut est le piano au zénith de sa projection ; dans la seconde, c'est ce qu'il en reste une fois le piano redescendu et confronté au sol)

Parmi les 128 autres machines improbables : la machine à croquer les pommes, la machine à applaudir, le vélo à tamponner les empreintes de vaches, la machine à taper les trois coups (dont l'actionnement nécessite cinquante fois plus de temps que n'importe quel glandu tapant avec son bâton), la machine à regarder les filles droit dans les yeux, la machine à faire tourner les robes, la catapulte à main (pour combats rapprochés), la tronçonneuse ascentionnelle... et bien sûr la machine à tartiner le nutella :

Alors certes l'expo à Paris n'est plus, cependant mes amis marseillais, toujours à l'affût des événements indispensables, m'ont dit l'avoir vue à Marseille au printemps : l'expo serait donc itinérante. Si vous souhaitez voir les pianos voler...

Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Dimanche 20 août 2006

Hier soir comme nous évoquions devant des rhums arrangés les joies des inscriptions dans les émissions de télé-réalité de TF1, survint assez rapidement l'idée géniale de nous inscrire comme tentateurs et non pas comme candidats à "l'île de la tentation". L'évocation de cette idée fut suivie non moins rapidement du constat délicat que peut-être que nos physiques, certes avantageux, ne suffiraient tout de même pas à combler les directeurs de castings concernés ; dès lors, nous eûmes une nouvelle idée (parce que nous, on est comme ça : on se réunit, et on a des idées géniales et surtout opérationnelles) : créer une sous-île de la tentation, qui s'appelerait "la presqu'île de la tentation", qu'on pourrait tourner dans le Cotentin ou en Charentes-Maritimes et qu'on pourrait avantageusement diffuser sur FR3 Picardie. Bref, nous n'avons pas perdu notre samedi soir (sans doute, ami lecteur, te dis-tu que toi aussi tu aimerais participer à des soirées aussi enrichissantes. Sauf qu'à un moment, un ami me fit subtilement remarquer que nous étions dans une configuration assez particulière, réalisant que chacun avait connu chacune [bon on était pas 50 non plus], et c'est peut-être là le secret de la réussite de nos soirées. Donc cette formalité de routine accomplie tu seras bien évidemment le bienvenu).

Mais là n'est pas l'essentiel, puisque l'essentiel me semble être LE COUP DE TELEPHONE DE LA SEMAINE (ce qui va suivre est bien évidemment authentique, et je peux produire des témoins) : en pleine élaboration de nos stratégies télévisuelles, voilà que mon chef m'appelle. Comme il devait être genre 22 h un samedi soir, forcément j'ai eu une sorte de bref coup de pression (s'était-on aperçu que je ne dépassais pas l'heure et demi de travail hebdomadaire ? avait-on découvert ma biographie de Joey Star que je lis en secret entre midi et deux et que je conserve jalousement dans un tiroir de mon bureau ?). Plus probablement : souhaitait-il que je lui confirme que je revenais bien au travail lundi ? eh bien pas exactement : il souhaitait savoir si je me souvenais si lui-même rentrait ce lundi ou le lundi d'après. Total, je vais vérifier ça lundi matin en arrivant et je l'appelle chez lui pour lui signifier qu'il doit venir travailler ou non (oui on est tous motivés à bloc et alors ?).

[Attention mon chef il est trop bien (dommage qu'il s'en aille d'ailleurs en septembre, simplement il est juste trop qualifié pour ce qu'on lui demande et il s'ennuie. C'est pas comme ma super chef qui elle n'est pas assez qualifiée pour ce qu'on lui demande et s'agite partout]

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Samedi 19 août 2006

Comme il m'arrive trop des trucs passionnants depuis 24 h, je me suis dit comme ça qu'il fallait absolument que je vous en fasse part. Certes, moi je ne me lance pas dans le trafic international de trucsmachins, mais à l'échelle de mon blog c'est déjà complètement extraordinaire :

- d'abord ce matin une société internationale avec laquelle j'ai conclu un partenariat de livrage de lit m'a livré un lit. Ce qui constitue un événement exceptionnel puisque depuis 10 ans je dors sur un lit récupéré qui m'a suivi partout et qui désormais agonise lentement : ainsi, les trois grandes lattes transversales du milieu ont démissionné, ce qui m'oblige à me contorsionner comme un yogi bas de gamme pour parvenir à mobiliser au mieux les lattes restantes. Tout cela présente moult inconvénients : d'abord depuis quelques mois j'ai mal au dos (et je me demande bien si tout cela n'est pas lié) ; ensuite je n'ose plus recevoir. C'est donc dans un double but de guérison dorsale + relance de ma vie sexuelle que je me suis lancé dans cette aventure un peu folle d'achat de lit. Désormais je ne vois plus trop ce qui pourrait m'arrêter. Je suis assez pressé d'ailleurs qu'on soit ce soir pour voir ce que ça fait, je me demande même si je vais pas faire une sieste, tiens.

- j'ai décidé de m'inscrire à Koh-Lanta. Ne me demandez pas pourquoi vu que je n'en sais rien. Le plus dur je pense sera de comprendre comment on fait (j'ai beau retourner le site tf1.fr dans tous les sens, apparemment les inscriptions ne sont pas encore ouvertes). Si j'avais une copine je me serais bien inscrit à l'Ile de la tentation, mais là je n'en ai pas alors ce sera Koh-Lanta.

- Camille m'a appelé hier soir. Ouf, c'est bon, l'ordre du monde est respecté. La petite gourgandine a la bonne idée de venir à Paris le week-end prochain et souhaitait m'en faire part... Eh bien sûr moi-même je serai .... à Epinal où elle est actuellement. Récapitulatif : elle était à Epinal en juillet quand j'étais à Paris, elle est revenue à Paris quand j'étais à Marseille, elle est retournée à Epinal jusqu'en septembre. Il se pourrait d'ailleurs qu'elle y reste pour son boulot. Ca m'a l'air bien synchronisé encore cette histoire. Mais bon, elle ne m'a l'air ni creuse ni névrosée, ben oui ça existe, à suivre...

- toujours hier soir un ami (attention, un vrai ami, pas un ami style ah lui c'est mon ami mais en fait walou, là c'est un vrai ami, ok ?) m'appelle hier pour me demander de lui prêter 1000 euros en ajoutant qu'il ne faut pas que je lui demande pourquoi. Si c'est pour m'acheter un super cadeau surprise, ouais, pourquoi pas, mais si c'est pour tout claquer au Casino et avoir les triades chinoises après sur le dos ? (parce que les triades chinoises c'est pas des rigolos). Vous feriez quoi vous ?

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Jeudi 17 août 2006

Je le dis ?? allez, je le dis : je ne suis pas parti en stage de ping-pong de montagne avec ma mère. D'abord parce que ma mère ne voulait pas, ensuite parce que je ne pratique pas le ping-pong de montagne. Je suis plus humblement allé à Marseille, qui est, contrairement à ce qu'on peut lire dans Astérix, la plus prodigieuse cité de l'univers. Vacances merveilleuses grâce à quelques petites astuces :

- efforcez-vous de tomber malade trois/quatre jours. Plusieurs avantages : vous ne pouvez plus sortir, ce qui vous occasionne le loisir de dormir quinze heures par jour ; contre toute attente, il faudra que je m'en souvienne, ça repose ; ça permet également de rattraper (légèrement) mon retard de lecture (sachant que j'ai classé mes livres en retard en trois degrés d'urgence : d'abord ceux qu'on m'a prêté et qu'il va bien falloir rendre un jour (le plus vieux dans cette catégorie va bientôt fêter son deuxième anniversaire), ensuite ceux qu'on m'a offert et à propos desquels il faut bien que je produise un commentaire, et enfin ceux qu'il faut que je lise de toute urgence (ou que je termine, genre les mémoires de Casanova que je me souviens avoir entamé en 1992)).

- ayez la bonne idée de provenir d'une famille exotique, ce qui vous assure des curry poulet, des rougaille poisson et des gâteaux piment que jamais vous en trouverez des pareils au restaurant ;

- adoptez des tenues de camouflage adéquates lors des déplacements en ville, tout en restant vigilant

- procurez-vous plutôt des amis avec piscine (c'est mieux)

- pour votre soirée de rétablissement, optez pour un crochet par le boulevard Michelet, plutôt un soir de victoire, c'est mieux pour l'ambiance ; vous avez le choix entre les tribunes (meilleur pour l'effet stéréo lorsque les virages se répondent et ça permet de mieux comparer le tifo sud au tifo nord) et les virages (dans ce cas révisez vos chants ; si vous n'en connaissez aucun, contentez-vous de hurler "PSG enculés" pendant 90 minutes, vous passerez inaperçus) (l'avantage de cette formule est qu'elle fonctionne toute l'année, quel que soit l'adversaire) ; enfin pour achever la soirée acceptez une invitation au Bazar pour le Gravity Space Invaders (entrée 18 € + conso) ;

(tifo sud) (tifo nord)

(crédits om.net car assez incroyablement mes propres photos ressortent moins bien)

 

- n'oubliez pas de profiter de la plage dès que les méduses sont parties, et pourquoi pas le Prophète sur la Corniche Kennedy (et vous noterez sans doute un phénomène malheureux que j'espère circonscrit à cette seule plage en France, c'est la disparition quasi-totale du monokini !!! m'enfin qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ??? où sont passées les poitrines arrogantes d'antan ? on se fout de la gueule de qui ?? pour peu que le soleil se cache derrière les nuages tout le reste de l'après-midi, je vois plus trop l'intérêt d'aller à la plage... bon on en reparle parce que là c'est grave)

- enfin, il faut gérer le contre-coup. Parce qu'en rentrant à Paris, il y a forcément un petit contre-coup. C'est là qu'il faut se dire que certes, ici il n'y a pas la mer, ni les montagnes, ni la bouillabaisse, ni les pieds-paquets, mais bon, il y a mes amis, tout ça, alors quand même, après tout, Paris c'est pas trop mal.

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Mardi 8 août 2006

Cher ami lecteur,

à l'instar de tant de trop jeunes retraités, comme Laurent Paganelli, Youssouf Fofana, Evariste Galois, Arthur Rimbaud (tant qu'on y est), John Kennedy Toole, et surtout l'inénarrable Lionel Jospin, j'ai décidé de me retirer de la vie bloguesque.

En effet, mon destin me rattrape : je dois accomplir un stage de ping-pong de montagne avec ma mère. Vous savez comme moi l'exigence de cette discipline, qui confine à l'ascèse. Il m'est donc nécessaire de couper tout contact avec vous, afin de m'immerger dans les conditions optimales de la préparation, seules garantes d'un éventuel succès contre moi-même : pas de net, pas de portable, entièrement livré aux joies difficiles d'un parcours initiatique intérieur.

Dans l'improbable hypothèse où je me sorte de cette aventure et que je reprenne ce blog, sachez qu'il y a aura toujours plus de stupre, de sexe, de gros mots et de dépravations, d'images-chocs et de scoops de la muerte.

Quelques messages personnels :

  • Mademoiselle T. : arrête de faire ton innocente, je sais très bien que tu lis mon blog, parce que le coup de l'article 53, hein, bon...
  •  
  • Bruno : mon ami M. débarque chez toi (mais sera-ce encore chez toi) en octobre pour s'occuper des reconduites à la frontière : si j'ai bien compris, il les raccompagne en zodiak et ils reviennent le lendemain en pirogue
  •  
  • A. : you're the one...
  •  
  • MauD_Elle, Dud, Keith Lajew et tous les nouveaux : welcome to the pleisure dome

 

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Vendredi 4 août 2006

Mon agent : "M'enfin Bob qu'est-ce que c'est encore cette histoire ? on peut pas te laisser seul cinq minutes ??? tu crois que c'est avec des articles comme "la vie c'est nul" que tu vas répondre à l'attente de tes lecteurs ?

- attends bouge pas j'ai ce qu'il leur faut"

Lorsque vous faites un rêve érotique, il ne faut pas hésiter à en faire part à la personne intéressée. Celle-ci est susceptible (mais est-ce lié ? sans doute pas en fait) de vous proposer un texte érotique rédigé par ses soins en vue d'une publication. Pourquoi donc ne pas décider que ce blog est un blog multilatéral, ouvert aux initiatives artistiques de chacun ? eh bien oui. Allons-y.

Voici donc une scène érotique qui possède deux versions. Si vraiment vous n'avez rien d'autre à faire, je vous serai très très gré de bien vouloir m'indiquer la scène que vous préférez, éventuellement pourquoi, et le cas échéant le sexe auquel vous appartenez, histoire de voir si on peut en tirer des lois sociologiques (moi, j'aime bien les lois sociologiques). Si vous désirez vous lancer dans une analyse de texte (ce qui constituerait une séquence d'arroseur arrosé) vous êtes évidemment les bienvenus. Les éventuelles félicitations seront transmises. Fin des précautions liminaires. Je cède donc la parole à Isabelle.

SCENE EROTIQUE … ENFIN, POUR MOI.

 

Je sortis dans le jardin derrière la maison où se tenait la fête. La lumière du crépuscule auréolait le décor d’ombres insolites. J’avais les pieds nus, et je sentais -ou voulais-je le croire- la  rosée qui remontait de la terre, comme un soupir humide, soulagée que le soleil se couchât enfin. Il était étendu à même le sol, la chemise ouverte, les bras le long du corps, les yeux fermés  mais son souffle irrégulier montrait qu’il ne dormait pas. Seuls ses cheveux blonds reflétaient une faible impression de vitalité. Je m’approchai, m’assis près de lui, tout en le regardant pour la première fois attentivement.

 «  Vous paraissez si malheureux que vous faites peur aux gens. Personne ne peut aller vers vous ou vous toucher. »

En disant cela, je tendis la main vers la légère clarté de ses cheveux, les effleurant comme les plumes d’un oiseau aux ailes brisées. Il ouvrit les yeux à ce contact – mais l’avais-je touché ? – et ne sembla pas surpris de me voir ainsi, dans cette posture intime, un autre corps que le sien, inconnu, si proche tout à coup.

L’air doux, la moiteur cachée de la terre, contrastaient avec l’immense tristesse que son regard osait à peine refléter. Il prit ma main dans ses cheveux d’enfant, sans esquisser le moindre son, mais ce geste parut naturel, léger, et ma main, à présent à plat sur son ventre, sentait palpiter son poul plus lentement ; j’étais liée aux battements du sol à travers sa chair à lui. Un inconnu. Ou presque. Il me regardait à présent avec le regard profond des gens dont l’âme blessée se reflète dans l’iris. Le centre de ses yeux était dilaté par l’ombre qui s’épaississait ; noir  et bleu, dans les mêmes proportions.

«  A cette heure, vos yeux hésitent, ne parviennent pas à choisir leur camp. Au soleil, est-ce que le bleu l’emporte pendant un moment, est-ce qu’il dissout le chagrin ? La mélancolie n’est pas une fin en soi. Je vous regarde, je n’ai pas peur, je ne vous connais pas. »

Son visage se détendit, légèrement, ou était-ce juste la lumière qui baissait ? Il n’y eut pas de réponse ; je n’en attendais pas. Son autre main se tendit vers mon visage dont il ne pouvait sans doute voir l’expression, il le rapprocha de lui, pour me sortir de l’ombre. A quelques centimètres, je pouvais distinguer la texture légèrement irisée de sa peau. Je remontai ma main de son ventre à la base de son cou, pour vérifier les pulsations. En partant du nombril, sa peau s’adoucissait puis devenait à nouveau plus rugueuse à mesure que je m’approchais doucement de la bouche. Je lisais en braille sa jeunesse, sa vie d’homme à peine  amorcée et déjà lourde de tous ces secrets qu’il portait comme une fatalité. Nous ne pouvions qu’échanger ce moment, cette bulle au milieu de l’obscurité, de la fête, ce lien qui, de manière imprévisible, s’était immiscé entre nos deux solitudes.

Je lui soufflais tout cela en l’embrassant légèrement comme pour retenir une effluve de chèvrefeuille un soir d’été, le bruissement d’un animal en lisière de forêt. Je ne savais plus si c’était juste le désir d’un corps étranger, l’impression d’avoir vu furtivement un éclat particulier, le mélange troublant du bleu et du noir, le battement de la terre qui me poussaient contre lui, ma langue lui parlant, cherchant à boire les mots qu’il ne disait pas.

A présent, ses mains encerclaient mon cou, sans le serrer, comme le font les racines d’un arbre autour d’un rocher. J’avais l’impression enivrante qu’il sortait de terre pour me prendre, pour m’absorber toute entière, décomposés l’un dans l’autre, ultime sursaut de vie, de renouveau, dans une existence morte. Le grondement, la pulsation s’étaient accélérés, partant toujours du centre de son ventre, mais de manière plus diffuse, remontant de ses artères, de  l’herbe, de l’air, éveillant les cellules de ma peau au fur et à mesure que mon esprit s’embrumait.  Il me touchait, glissant sans ordre précis, comme un vent orageux qui se lève avant la pluie, désordonné, brutal, inattendu. Ses yeux, grand ouverts, regardaient à travers moi, sans étonnement, contemplant le frémissement de ma peau, surface soudainement ondoyante, dans laquelle il semblait se baigner, à la source de toute forme d’intelligence, de déception, de lassitude.

Nous rentrâmes peu de temps après, chacun de notre côté, dans le bruit de la salle. Je sentais encore battre son sang dans mon ventre, mais les odeurs de fumée et d’alcool, de fête et de fin de soirée commençaient à chasser celles de l’instant que je venais de vivre –mais l’avais-je vraiment vécu ?-.

Il souriait  à d’autres gens, mais je savais que cela m’était destiné. Il me disait ainsi :

«  Rassure-toi, j’ai compris. Je suis différent et tu l’es aussi. Cela ne se passera pas comme d’habitude. Je ne dirai rien qui puise te faire croire que tu t’es trompée. »

 

DEUXIEME VERSION, destinée plus particulièrement à Bob (l’éponge). Et là, c’est le grand jeu des sept différences (au moins…)

Je sortis de la salle de mariage parce que le vin, la cigarette me faisaient tourner la tête depuis déjà quelques minutes. Enivrée, rendue lascive par cet excès d’émotions et de fête, je partis faire quelques pas dans le jardin humide. La sensation de cette mouillure sous mes pieds me donnait envie de me rouler par terre (« de me caresser les seins », cela serait un peu too much…Mais passons).

Un peu plus loin, j’aperçus la silhouette allongée d’Armand, un garçon trompé et humilié par sa femme. J’avais toujours eu du mal à lui parler, mais l’obscurité me rendait plus téméraire, comme les animaux qui ne sortent qu’à la nuit tombée pour faire peur aux petites filles perdues dans les bois.

Il était la proie. Je m’approchai de lui doucement, avec aucune intention néanmoins de le surprendre. Sa chemise était ouverte, ses cheveux blonds reposaient sur l’herbe, ses bras ne bougeaient pas, étendus le long de son corps. Je le trouvai alors très désirable, un peu vulnérable, viril, à portée de pieds.

«  Tu t’es volontairement perdu ? » Il ne répondit pas.

« Je suis la seule à te chercher »

En disant cela, je m’assis près de lui, il ouvrit les yeux, me fixa, les mâchoires serrées. L’air semblait chargée d’électricité, ou était ce seulement moi que l’intimité soudaine créée par la situation troublait.plus que je ne le croyais ?

Je posai ma main sur son ventre découvert. Je pouvais déjà constater qu’il était très troublé, lui aussi, par cette situation. Il prit mon cou entre ses mains, le serra assez pour couper un peu ma respiration, et m’attira à lui, m’embrassant, sa langue me faisait comprendre qu’il ne se laisserait pas dominer cette fois-ci, qu’il était le prédateur. Les muscles fins de son torse et de son ventre s’étiraient, prêts à jaillir pour m’attraper. Je voyais la veine de son cou, légèrement gonflée qui palpitait. L’odeur de sa peau me donnait envie de le mordre. Il me mit à terre, tenant mon cou d’une main, dégrafant mon corsage de l’autre, fébrile, et il savait, que déjà mon ventre le réclamait. Je voulais bien être vaincue, j’acceptai la curée si c’était lui le maître d’œuvre.

Sans dire un mot, il me mit sur le ventre, souleva ma jupe, alors que ma tête cognait, que mon visage s’écrasait sur le sol. Il semblait vouloir me faire payer ce qu’elle lui avait fait, et je ne lui demandais pas de me faire croire que j’étais exceptionnelle. Tant pis pour la suite, le vide, je me sentais vivre, malgré l’ asphyxie.

 

A suivre ???? Ou pas. J’ai du mal à écrire ce genre de texte à la première personne. Et puis, je sombre rapidement dans le texte « de fille ».

Au risque de faire un article un peu long, mais puisque désormais ce blog est ouvert à toute initiative, voici une troisième version, inspirée par Isabelle mais écrite par Bruno B., un mâle, un vrai, un pas rasé, qui boit de la bière :

"Je devais me natchave de cette soirée. J'avais mon compte, la picole, le bédo, décidément je ne savais pas m'arrêter. C'est au contact de l'humidité que je repris mes esprits, mon souffle, bref, que je trouvai une façon d'arrêter de me ridiculiser aux yeux de tout le monde. Cette fraîcheur me traversa comme du courant électrique et me donna une soudaine envie de baiser.

En plissant les yeux, je crus apercevoir un gadjo. C'était Armand, le cocu du village, à qui sa régulière lui en avait fait baver. Sous mes airs de crasseuse, je conservais toujours de mon enfance un côté sainte nitouche qui rendait ma timidité improbable. Mais ce soir là je n'étais pas en état de réfléchir. Il allait me bouillave, j'en étais certaine.  

L'herbe sût atténuer le bruit de mes pas de saoularde. Je le découvris, presque nu, allongé de tout son corps dans la rosée. Il puait le sexe à plein nez.

« toi aussi t'es cuit ? »

Il ne broncha pas

« on est seuls »

Je posai mes fesses par terre pour rendre l'atmosphère plus complice. Il lâcha un gémissement, comme pour signaler l'inanité d'une conversation.

J'étais en pleine descente et l'alcool narguait mes boyaux. Pourtant, je sentais qu'il était temps de profiter de la situation.

Je glissai ma main dans son pantalon à la recherche d'un partenaire particulier. Ma dextérité ne manqua pas de le remettre d'aplomb et il m'empoigna aussitôt. La galoche qu'il me roula fût d'une rare intensité. C'était bien la marque d'un frustré de première et je compris aussitôt que j'allais en prendre pour mon grade.

Ni une ni deux il se retourna, me plaqua au sol et commença à me défroquer. Sa lubricité semblait ne pas avoir de limites. Dans ses yeux je pouvais lire l'histoire de son couple. Il était prêt à déverser sa rage à travers mon sexe, et je commençai à m'abandonner à cet instant, sous la cadence de ses coups de rein. Je voulais cette jouissance infinie, mais l'homme est un homme et il plia bagages avant même que je ne repris mes esprits."

Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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