Samedi 9 septembre 2006


Il y a quelques temps de ça...

1 h .. : je glande devant la télé. Nous sommes le jour de mon anniversaire. Je sais qu'à midi, un barbecue sera préparé dans le jardin de mes beaux-parents. Ce que j'ignore encore, c'est
que je ne m'y rendrai jamais.

3 h .. : du bruit dans la rue me réveille. C'est bien la première fois qu'il y a du bruit dans cette rue, mais là c'est le cas. Nicola n'est pas à mes côtés. Je vais dans le salon, où je la retrouve devant la télé. On discute un peu, je vais bricoler un truc dans la cuisine. Lorsque je reviens dans le salon, je la retrouve à quatre pattes sur le tapis. "Ca va ? - oui, oui, ça va" Je décide de prendre virilement les choses en main et je prépare le sac (sac non préparé vu qu'on l'attendait que dans un mois, l'autre couillon).

4 h .. : nous arrivons à la clinique. Je ne sors pas le sac du coffre tellement nous sommes au fond persuadé qu'il s'agit d'une visite de routine. La sage-femme examine Nicola en 2 secondes, et nous signale que le travail a commencé, que c'est pour ce matin. Petite décharge, mais là ça va encore, car je ne comprends pas vraiment ce qui se passe. Je vais chercher le sac. Nous nous retrouvons : Nicola, la sage-femme, et moi-même dans la salle. Là, la sage-femme me fait : "sortez les affaires du bébé"

L'espace d'une micro-seconde, je me dis qu'elle est folle. Nous sommes là, tous les trois, dans une pièce fermée, et elle s'imagine qu'un bébé va débarquer comme ça, en plein milieu ??? En même temps, c'est là je réalise vraiment, pour la première fois, qu'il va arriver.

9 h 02 : le voilà. Tout s'est passé au mieux, le medecin, la sage-femme, Nicola et moi avons plaisanté tout du long. Nicola a la pêche, elle est toute souriante, tout s'est très bien passé même si épisiotomie. Nicola tend les bras vers cette petite chose sanguinolâtre et blanchâtre, je suis frappé par l'immédiateté de leur contact alors que pour ma part j'ai besoin de le connaître un peu... Sa tête est bleue et rouge, il est tout frippé, Nicola me dit "qu'il est beau", par honnêteté je dois lui signaler que je préfère réserver mon jugement. Une nouvelle sage-femme vient le chercher, le médecin me demande de l'accompagner puisqu'il doit recoudre après l'épisiotomie.

Je vais dans une pièce attenante : sans me prévenir, la sage-femme lui introduit par la bouche une très longue canule destinée à nettoyer son estomac. C'est un peu dur, je ne m'y attendais pas du tout et vu sa tête le petit bout non plus, mais c'est relativement bref. Elle le toilette et prend ses dimensions : 49 cms, 2,99 kgs. Je jette un coup d'oeil sur ma gauche, dans la pièce où a eut lieu l'accouchement. De là où je suis, je vois les pieds de Nicola, et je suis frappé de constater que le drap qui pend jusqu'au sol, initialement blanc, est entièrement rouge, sans une seule tâche blanche.

Je suis enfin autorisé à le prendre dans mes bras, j'ai peur de le faire tomber par terre, on se parle un peu, et je l'amène à sa mère qui lui sourit.

Bon anniversaire Nicola

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Vendredi 8 septembre 2006
Le président : "Monsieur le rapporteur, vous avez la parole"
Le rapporteur : "gnignigni.... gnagnagna... 1/ rien n'indique que le marché soit spécifique ; s'il n'est pas spécifique, la validité du marché serait remise en cause... regnigi, regnagna...  2/ aucun élement ne figure au dossier quant à l'information des entreprises ; or ce manquement, s'il été avéré, entâcherait d'illégalité la totalité de la procédure"
L'acheteur : "1/ ah mais pas de souci, le marché est bien spécifique [fin de l'argumentation]
2/ ah mais ne vous en faites pas ! on les a appelées par téléphone !" [décodage : j'essaie même plus de t'endormir, je me fous bien ouvertement de ta gueule]
3/ [et l'argument choc pour la fin]) apprenez que nous avons toujours procédé ainsi [quoi je me targue de mes propres turpitudes ?]

A ce moment, le rapporteur constate qu'il est à un tournant de sa vie. Soit il rentre dans l'acheteur, lui explose sa race (en termes juridiques idoines), et propose un avis défavorable. Gageons que cet avis défavorable soit juridiquement fondé. Gageons que le président suive, puisque l'avis défavorable juridiquement fondé ne peut qu'être suivi. L'acheteur va alors perdre beaucoup d'argent. Rentré à son bureau, tout fulminant, il donnera le coup de téléphone approprié pour qu'à l'avenir ce rapporteur soit écarté. Et il obtiendra ce qu'il souhaite.

Soit il opine du chef, se déclare satisfait, puis rentre chez lui en attendant de recevoir son chèque défiscalisé.

Le rapporteur : "Monsieur le président, me voilà éclairé, je propose donc un avis favorable [...]"

Le tout est de connaître le prix de chaque homme.

Mais on ne va pas finir aussi tristement. Voici de la vraie devinette, avec moult prix à la clef :
qui donc a déclaré : "c'est la première fois que je vois un déserteur passer ses troupes en revue ?"

si vous trouvez le déclarateur : vous gagnez un apéro
si vous trouvez le déserteur : vous gagnez un digestif
si vous trouvez les deux : vous gagnez le repas
Par Bobzeflash - Publié dans : Ma contribution au PIB de la France
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Jeudi 7 septembre 2006

Propos liminaire : ce qui va suivre n'a aucun intérêt (je ne sais pas si d'habitude ce qui figure ici possède un intérêt, mais là vraiment, pour celui-là, je ne vois pas). Aussi, je vous propose de faire comme d'habitude, c'est-à-dire de sauter tout le corps de l'article pour lire juste le dernier paragraphe et éventuellement, si vous le sentez comme ça, rebondir dessus.

J'ai tout simplement envie de parler de mes potes. Alors vu que ici c'est un peu mon blog, hein, bon, tu m'as compris.

Car mes potes sont ma seule richesse. C'est aussi ma fierté. Deux critères chez moi en amitié : d'abord le temps, l'épreuve à laquelle seules les vraies complicités résistent ; ensuite le fait de pouvoir les appeler sans rien avoir à leur dire et leur parler pendant 1 heure. L'amitié, c'est fort, et c'est facile : on ne prend que le meilleur des gens. Quand mon pote Michel débarque deux jours chez moi et met un bordel pas possible, c'est pas grave car il n'est là que deux jours, on ne vit pas ensemble et je n'ai donc pas à l'éduquer... : en amitié on profite du meilleur. Alors qu'en couple, tout est beaucoup plus compliqué, les enjeux sont plus élevés, on laisse passer moins de choses... On prend les meilleures sensations sans trop s'exposer, alors qu'en amour c'est la formule 1 mais sans permis de conduire : tout peut aller très vite, très loin mais on peut aussi prendre un mur à 300 kms/h (vu que personne au monde n'a le permis), ce qui fait très mal... alors qu'en amitié, bien sûr, on peut souffrir mais (en tout cas me semble-t-il) ça n'a rien de comparable à une déception amoureuse.

Sans ordre de priorité :

- Manu. ATTENTION NE PAS FAIRE LA MEME CHOSE CHEZ VOUS. Pour décrire Manu, je me souviens d'un truc en particulier : à la fin des vacances, on faisait Bandol-Paris en voiture. File du milieu, 130, Manu tenant le volant avec les genoux, les deux mains occupées à préparer une cigarette amusante, et parlant à sa mère grâce à un kit qui marchait mal, semble-t-il, alors Manu s'énerve, dit "attends Maman je vais régler un truc", baisse la vitre, balance le kit par la fenêtre (pas bien). En rentrant à Paris, là où on s'est vraiment foutu de sa gueule, c'est quand il en a racheté un. Voilà : un peu impulsif, un peu autiste, Manu est très très intelligent. Je ne sais pas si ça a un rapport direct, mais il est sans doute le plus perché aussi. Quand il s'y met il est très impressionnant. Il est drôle également.

- Mina. Au départ, comme souvent, une certaine incompréhension a fait qu'on a pas trop accroché. Et puis la vie faisant qu'on a été amené à se croiser souvent, nous avons découvert un canal de communication et nous nous sommes rapprochés. C'est d'ailleurs instructif puisque je pense que de tous mes amis c'est celle qui me ressemble le plus : si je me rencontrais dans la vie, je ne serais donc pas emballé à la première rencontre... Ayant dit ça je ne peux plus trop décrire ses qualités, je mettrai alors en avant une qualité propre à elle : tout simplement sa féminité (générosité, compréhension, douceur)...

- Chiara. A la base une collègue de bureau. Lorsqu'elle est rentrée à Bordeaux après sa première semaine, elle a dit à son mec : "je vais bosser avec un gros con", ce qui n'est pas une réaction extraordinaire, c'est même la réaction standard lorsque au départ j'essaie de faire rire une fille pour la mettre à l'aise. Ce n'est donc qu'avec le temps que nous avons sympathisé (même si nous avons très peu couché ensemble). Désormais, lorsqu'elle vient à Paris quelques jours, on se réserve toujours un moment à deux (tiens un bon petit cubain la dernière fois  : la Calle 24 à Bastille) pour faire le point : sa vie, ma vie, son couple, mon célibat (elle m'a même fait remarquer que je disposais d'informations que ne possédait pas son mec, comme leur date de rencontre). Elle possède une finesse d'analyse extraordinaire. Par contre on a pas du tout les mêmes délires, on s'amuse pas avec les mêmes personnes. C'est je crois la seule qui connaît absolument tout de moi.

- Renaud : compagnon d'armes des années d'université, pas de gros délires avec lui mais les petites allusions ironiques qui font qu'on se capte à la seconde et qu'on se sent moins seul. Il est aussi très beau, paraît-il, mais ça je m'en fous (il vient sur Paris de temps en temps...). Comme moi, il aime faire du mal à de tous petits enfants et éplucher ses plantes vertes avec un pêle-oignon. Bref, Renaud, il est rafraîchissant.

- Etienne. Le dernier en date. Une maturité prononcée. C'est d'ailleurs à un près le seul de mes amis que je peux inviter dans toutes les configurations, quelques soient les autres invités, il s'adapte partout et reste lui-même. Certes il me bat au ping-pong et se permet des commentaires techniques déplacés sur les contre-performances de l'OM mais possède tant d'autres qualités par ailleurs que j'ai décidé de lui pardonner.

- Michel : c'est mon pote de quartier, et quand tu grandis avec quelqu'un dans le même quartier à Marseille, c'est... t'as plus besoin de faire le Viêt-Nâm quoi... on a quand même fait l'Europe de long en large, c'est le compagnon des virées-n'importe-quoi, qui par son naturel et son aisance constante met à l'aise tout le monde tout le temps.

- La fille. J'ai entendu parler de cette fille au moins un an avant de la rencontrer. Sa meilleure copine l'appelait "la chaudasse" à tel point que je me suis demandé un moment si ce n'était pas son vrai nom. Il s'est avéré que la meilleure copine en question a eu deux fois plus d'amants qu'elle, mais Lola elle pratiquait le chevauchement voire la polyandrie avec dextérité, avant de s'assagir puisqu'elle a désormais trouvé le bon. Je ne sais pas si tout ça fait d'elle une chaudasse, en tout cas c'est une fille qui assume ses désirs et dénie aux seuls mecs l'apanage d'une sexualité libérée. Ca ne l'empêche pas, en ce moment, de traverser une crise dans son couple et de se battre pour en faire une réussite. Lola est jolie, Lola est intelligente, Lola est drôle, même si Lola a besoin (va comprendre les filles) d'être confortée narcissiquement . Comme elle vit très loin, nous nous appelons de longue et longtemps. Lola je te n'aime.

- Tell. L'homme qui fabrique des supports en bois pour mettre des livres dessus. Sinon, il est régisseur, mais je ne sais toujours pas ce que ça veut dire. Comme il est allemand, on parle de philosophie. Plus jeunes (maintenant c'est un peu fini tout ça) on passait une après-midi dans un café à discuter de sujets tellement métaphysiques et inutiles que le temps de rentrer chez moi, c'est-à-dire de reprendre des repères pour se situer dans notre monde habituel, je ne savais plus de quoi on avait parlé. Mais c'est surtout un compagnon de beuverie. De bonnes beuveries qui te soudent une amitié, qu'après c'est même plus la peine de faire le Viêt-Nam.

- Michaël. Je ne sais même pas si il nous est déjà arrivé de se voir en plein jour ? En revanche je suis sûr qu'on a jamais eu une discussion sérieuse (i.e. : chiante) sur notre enfance, notre couple ou notre boulot. Comme quoi, on peut tisser des liens solides juste par la complicité nocturne, par des échanges qui nous confortent dans notre sensation d'être, toujours, en phase.

- Ameline. Je la place en dernier parce qu'avec elle tout n'est pas encore complètement net, il y a un truc pas réglé. Elle vit pas avec moi (déjà, la fille qui comprend rien à rien), pousse même l'outrecuidance jusqu'à vivre avec son mec, et, me semble-t-il, a envisagé un temps de l'épouser. Bref, du grand n'importe quoi. A part ça, elle allie grâce et esprit, prestance et finesse. Il se pourrait qu'elle soit insupportable à vivre, ce qui est de nature à faire d'elle et moi de bon-amis-sans-ambiguïté d'ici une petite dizaine d'années.

PS : chère Mina, je ne reviendrais pas sur les sombres moyens auxquels tu as eu recours pour trouver l'adresse de mon blog. Je sais qu'aujourd'hui t'en voilà toute contrite, et que tu cherches un moyen d'expier. J'ai la solution. Figure-toi que je compte bientôt raconter un certain réveillon qui a somptueusement dégénéré... (je suppose que tu vois de quoi je parle...) alors pour illustrer ce futur article, une photo de ta magnifique poitrine serait appréciée. Un petit geste pour toi, un grand bonheur pour mes lecteurs. Et comme ça on n'en parle plus. Bisous.

PPS : penser à changer le dossier ouvert sur mon bureau, c'est le même depuis deux jours.

Par Bobzeflash - Publié dans : On s'en fout
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Mercredi 6 septembre 2006

 

Lorsque tu es tranquillement assis dans le métro ; que pour autant, tu ne lis pas mais préfères t'égarer dans tes pensées ; lorsqu'à ce moment surgit dans le trois-quart arrière de ton oeil une créature diaphane et octoïde... alors il ne reste plus qu'à espérer qu'elle ne vienne pas s'asseoir à côté de toi. Car sinon tu te retrouves en parfaite position pour noter tous les regards lubriques des mecs autour de toi braqués sur elle, sans que tu puisses y ajouter le tien. Et vu que globalement tout le wagon la regarde (les mecs avec des regards frustrés, les filles des regards crispés), tu te dis qu'elle doit offrir un joli spectacle, comme ça, de bon matin, avant d'aller au travail. Et tu es à peu près le seul à ne pas pouvoir en profiter.
Mais il n'est pas dit que cette situation est condamnée à rester figée. Car la solution, dans ce cas, consiste à repérer un candidat susceptible d'être prioritaire pour lui céder généreusement ta place. Les trois catégories les plus fréquentes sont les petits nenfants (ce qui fut le cas dans la situation qui nous occupe), les personnes âgées (astuce du jour : choisissez-les bien mûres, afin de ne pas vous exposer à un "vous me trouvez si vieille que ça ?" qui, d'expérience, refroidit un peu) ou les femmes enceintes (attention, il faut choisir une femme véritablement enceinte). Je repère donc une toute petite fille à qui je propose ma place, j'effectue une rotation de 90° afin de laisser pénétrer dans mon champ visuel (à 3 heures, donc) la dite créature (et dire qu'il y a des gens qui s'ennuient le matin dans le métro alors qu'il y a tant à faire) et là je lance enfin le coup d'oeil destiné à compléter la fiche technique.
Résultat : grosse déception. Pas vilaine, mais un cas hélas pas si rare de pouffus vulgaris : certes bien foutue, mais arborant ostensiblement une volonté de séduction trop crue pour être efficace. Je reconvoque dans mon laboratoire secret d'analyses express les échantillonages des regards collectés antérieurement  et en tire de nouvelles conclusions : les garçons devaient être d'autant plus émoustillés qu'elle devait leur paraître accessible, certains devaient même se dire "celle-là, elle aime ça", et les filles toujours cruelles entre elles devaient se conforter dans leur propre position se disant : "elle peut toujours attirer leurs regards mais n'obtiendra rien de valorisant" (ce en quoi elles pourraient fort ne pas avoir tort).

En attendant, tout ça ne me dit pas ce que je vais bien pouvoir faire cet après-midi :
- rester au boulot (ouais, bon, pas très original) ;
- rentrer chez moi et m'adonner à mes activités habituelles : lecture, peinture, un peu de sculpture, piano à queue, danse classique, cuisine ;
- proposer à une créature, que je ne connais peut-être pas encore, d'aller s'ébattre dans un jardin public afin d'observer les derniers dahlias de la saison.

Oui tiens pas mal la dernière idée.
Au fait,
une devinette :
qui est l'inventeur du tractopompe à pulsion ?

Un jour, j'apprendrais à mettre de la musique sur mon blog.  Les petits enfants arrêterons de se moquer de moi et vous découvrirez un univers musical qui vous fera regretter avant.

Par Bobzeflash - Publié dans : Réflexions propres à faire progresser l'humanité
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Lundi 4 septembre 2006
Il était une fois un royaume très lointain où tout le monde vivait heureux.

Ce royaume était très prospère grâce au dévouement de son roi, qui oeuvrait sans cesse pour le développement économique et social du royaume. Il était tellement gentil d'ailleurs qu'il avait créé un parti, le Parti du Travail. Il n'y avait pas d'autres partis parce qu'on en avait pas besoin.
La preuve qu'il était très gentil, le roi, c'est que l'école durait seulement 11 ans. Après ça, les analphabètes (99% du royaume, donc) faisaient ce qu'ils voulaient : soit ils s'engageaient volontairement dans l'armée (1 sur 20, ce qui fait une grosse armée parce que les voisins du royaume étaient très méchants) soit ils travaillaient volontairement dans les usines du roi, soit la plupart du temps ils pouvaient rester chez eux profiter d'une vie de loisirs.

D'ailleurs, pour que les gens ne soient pas trop fatigués, le roi coupait l'électricité à 22 h 30 tous les soirs.

Contrairement à ce qu'il se passe en France par exemple, un cursus était organisé pour les journalistes afin qu'ils ne perdent pas leur temps à chômer : dès la sortie de leur école de journalisme, ils étaient embauchés à la télé ou dans les grands journaux du roi et s'appliquaient à dire combien le roi était gentil. Certains, psychologiquement perturbés, se laissaient parfois aller à dire que le roi était un peu méchant des fois : ceux-là avaient droit à un stage gratuit dans un camp, d'une durée de 30 ans environ, afin qu'ils apprennent bien leur métier. D'ailleurs, Internet n'existait pas car les étrangers font rien qu'à dire des menteries. Et le roi était tellement gentil que tous les écrivains, cinéastes, etc. montraient leur oeuvre au comité royal pour que celui-ci corrige les fautes d'orthographe.

D'ailleurs, les camps n'étaient pas l'apanage exclusif des journalistes, mais étaient ouverts à tous, même (si c'est pas de l'avancée sociale, ça) aux enfants. Ces camps étaient conçus dans le respect de la personne humaine puisque chacun avait le droit de s'exprimer au cours de séances prévues pour ça afin d'exprimer leurs erreurs et leurs regrets. Le roi était aussi très moderne et pour faire avancer la science faisait des expériences médicales sur les volontaires de ces camps.

Comme le royaume était très pauvre, il avait beaucoup de dettes, notamment auprès de son grand voisin. Et pour payer les dettes, le roi demandait (sans dire s'il te plaît) à des travailleurs d'aller travailler chez le grand voisin. Certains appellaient ça de l'esclavage, ce qui est un peu fort, je préfère parler de "prêt illicite de main d'oeuvre". En plus dans les derniers temps, ça se libéralisait un peu : ce n'était plus exclusivement des prisonniers mais aussi des volontaires (seule condition pour être volontaire : être marié pour que le roi garde contact avec famille... ben oui faut comprendre aussi sinon les volontaires y se barraient du camp et oubliaient de rentrer au royaume ces cons !)

En plus, c'était pas cool de dire que le roi était pas cool, puisqu'il avait chargé des amis à lui, la "division 39", d'organiser un trafic de drogue rapportant entre 1/2 et 1 million de dollars par an au royaume. Le roi était d'ailleurs assez réactif puisque lorsque la production d'héroïne s'est mise à moins bien se vendre, il est passé aux amphets, beaucoup plus faciles à écouler.

Et comme les voisins étaient très méchants et ne donnaient pas assez de nourriture, des centaines de milliers de personnes mourraient de faim chaque année. Heureusement, les gens ne cherchaient pas trop à s'enfuir parce que le roi leur avait bien expliqué qu'ailleurs c'était pire. Par sécurité, il avait quand même entouré les ambassades de fil barbelé et de murs surélevés, au cas où des personnes influençables cherchent à se vendre à l'ennemi.

Pour dire comment le roi était gentil, c'est qu'il mettait le matérialisme dialectique au service du cunnilingus, pour un orgasme triomphant de la femme.

Bien entendu, un tel royaume n'existe pas. Ca se saurait. Ou alors il y a des siècles et des siècles, certainement pas de nos jours en 2006. Ce n'est qu'un conte pour faire peur aux petits enfants. Sauf que moi ça me fait un peu peur aussi.
Par Bobzeflash - Publié dans : On s'en fout
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Dimanche 3 septembre 2006

Ben oui, comme un bleu. Parce qu'hier matin j'étais profondément enfoui dans mes réflexions, j'ai commis le difficilement réparable : je suis sorti de chez moi comme quelqu'un de normal. Un luxe que je ne peux pas me permettre. En période de mobilisation standard de mon neurone, j'observe systématiquement un petit temps d'attente au moment où je m'apprête à sortir, et tel le Comanche moyen, je guette les bruits de l'immeuble à travers ma porte blindée.

Si pas de bruit : j'y vais, je me lance, j'ouvre ma porte et je descends les escaliers. Si bruit : j'attends. Pourquoi attendre ? Hé bien tout simplement pour éviter ce qui m'est arrivé hier, où je n'ai pas respecté les consignes susmentionnées et je me suis retrouvé nez à nez  avec ma voisine Frida. Il m'est déjà arrivé de l'évoquer ici même, ce qui est bien naturel puisque Frida fait intimement partie de ma vie.

J'ai bien tenté de jouer sur la vitesse acquise, affichant ostensiblement tous les signes d'un grand empressement, la gratifiant d'un rapide "bonjour", mais je n'y croyais pas moi-même. Avec le recul, je reconnais que face à une professionnelle de ce niveau, ma tentative d'escampage était même pitoyable. La voilà donc qui m'informe du temps qu'il a fait hier, me fait bénéficier de ses prévisions pour la journée, m'expose le programme qui l'attend (hésitation entre Franprix et Casino) et, à l'occasion, tente un petit lobbying pour la prochaine réunion du syndic afin de voter le blindage de la porte en bas (seul soutien déclaré pour le moment : l'autre vieille du rez-de-chaussée).

(Frida surprise au sortir de la douche)

 

En fait, il m'arrive de me faire coincer régulièrement (car elle pousse la perversion jusqu'à ouvrir sa porte au moment où je passe devant chez elle ; la soupçonnant d'avoir étudié mon horaire de départ le matin, j'en change désormais tous les jours, sur un scope* allant de 8 h 30 à 9 h 30) mais en semaine au moins j'ai l'excuse du boulot qui me permet de rester sous la barre du quart d'heure ; en revanche, un dimanche matin, je me retrouve plus démuni. Vous me direz, avec tout le bon sens qui caractérise habituellement vos interventions,  : "mais envoie-là chier, la vioque !". Certes. D'autant qu'elle ne se contente pas d'agrémenter mes matins des charmes de sa conversation, elle me fait également bénéficier de sa programmation télévisuelle le soir car lorsque, accablé de la fatigue du juste, je renonce aux charmes de ma propre télé pour me précipiter dans un sommeil plus ou moins mérité, j'ai encore la douce sensation de me faire bercer par le son de la sienne qui remonte le long des murs (me permettant parfois de suivre encore un peu le programme que je viens d'abandonner).

Or donc, pourquoi ne l'envoyais-je pas paître ? eh bien déjà, elle est vieille. Alors forcément le respect pour les vieux entre en compte, même si elle l'est pas tant que ça, vieille, la crevure. En plus, elle est seule. Et pas méchante. Je me dis donc : "allez, écoutons la dix minutes, ça fera ma BA de la journée et ça m'évitera de donner à un nécessiteux dans le métro". Seulement dix minutes dans ces circonstances, c'est long, car en plus il faut rajouter l'haleine (ce qui complique l'exercice, surtout le matin).

Les solutions :

 - l'abattre avec mon Verney Carron, manufacture d'armes de St-Etienne, du bon matos qui a surtout servi dans le temps à écumer les derniers dodos mais qui pourrait faire l'affaire (sauf que je ne sais pas comment ça marche). Certes, je pourrais avoir du mal à détourner les soupçons de ma personne, mais l'absence de mobile crédible peut me sauver ;

- placer des explosifs chez elle et la dénoncer au commissariat le plus proche. Cependant, les deux malheureuses fusées que j'ai conservées du 14 juillet pourraient se révéler insuffisantes à emporter la conviction du juge ;

- ne plus prêter aucune espèce d'attention à son existence : c'est-à-dire que lorsque je la croiserai et qu'elle me parlera, je continuerai ma descente sans un mot comme si elle n'était pas là... Voilà qui serait source de grande jubilation mais je suis bien trop lâche pour ça et surtout elle pourrait faire barrage avec son corps.

Bref, je n'ai pas de solution. Alors sauf si au vu de cette description vous ayez un coup de coeur et vous souhaitiez l'adopter (dans ce cas je suis près à la céder), je pense que je vais me la coltiner bénéficier de son expérience et de sa sagacité encore quelques temps.

*ce mot, c'est vrai, n'existe pas (contrairement à escampage, substantif formé à partir le verbe escamper qui existe dans la langue orale marseillaise). Mais bon, vu qu'on dirait un vrai, de mot, je tente le coup. On verra bien.

 PS :

bon anniversaire Camille !

 

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Vendredi 1 septembre 2006

Lorsqu'à la fois la Féline, Mina et Yves conjuguent leurs conseils pour m'inciter à lire "la possibilité d'une île" de Houellebecq, poussant même l'audace de me le mettre dans les mains pour l'un d'entre eux, il faut bien que je m'y mette. Ce serait censé apporter de l'eau au moulin de ma réflexion quant à la rédaction d'un petit opuscule sur lequel je travaille depuis... et que j'ai humblement intitulé "Théorie Générale du Monde" (tant qu'à faire) (l'objet de cette théorie étant d'explorer ce qui nous meut). En introduction du premier chapitre du livre de Houllebecq, nous trouvons ceci :

"Or, que fait un rat au réveil ? Il renifle" Jean-Didier - biologiste.

Sans doute Houellebecq fait-il allusion à Jean-Didier Vincent, qui est un de nos biologistes les plus rigolos. Cela me rappelle une série d'émissions passées un dimanche de ce printemps (il me semble même en avoir déjà parlé mais selon mes calculs personne ne devrait s'en apercevoir) organisée autour du désir. J.D.-Vincent racontait cette édifiante expérience en laboratoire perpétrée sur des rats (vous pouvez reproduire l'expérience à la maison, il suffit pour cela de vous procurer deux paires de rats) :

Prenez un rat, et mettez-le en présence d'une rate (il faut bien s'assurer auparavant qu'ils n'ont jamais lié connaissance). Observez. Dans des conditions standard de température, pression et orientation sexuelle de chacun des protagonistes, le rat va couvrir la rate. Et le bougre va même s'y reprendre à six reprises d'affilée (ben oui c'est qu'un rat, c'est comme une machine, c'est pas comme si c'était un mec avec une sensibilité et tout). Après la sixième saillie, soudain, plus personne. Hypothèse n°1 : la rate n'est plus désirable. D'où la mobilisation du second rat, qui piaffait en attendant son tour, et qui ne va pas se le faire dire deux fois lorsqu'on lui présente la demoiselle : la rate était donc encore désirable (et elle dit pas non, cette chiennasse de rate). Hypothèse n°2 : on pourrait surtout supposer que le premier rat est un peu fatigué. C'est là qu'intervient la seconde rate : fournissez-la lui, toute fraîche et pimpante, et le voilà tout ragaillardi à l'assaut de sa nouvelle copine...

Conclusion : l'usure du désir est mécanique. Et la question est d'importance : "(...) A la question de savoir si la détérioration de la relation sexuelle est la cause ou la conséquence du malaise des couples, la sexologie clinique, en tant que discipline médicale, répond sans ambiguïté. Pour elle, c'est la difficulté sexuelle qui est la cause de tout" (Naouri).

Mais alors ? L'infidélité serait-elle la norme naturelle ? La fidélité serait-elle une vaste mascarade inventée par les femelles pour nous contraindre à rester indéfiniment auprès d'elles afin de garder le nid ? Ou pire ! inventée par les mâles qui veulent soustraire leur(s) partenaire(s) à la concurrence d'autres spermatozoïdes ? Damned. Que doit-on faire ? Va-t-on s'en sortir ?

[ps : sur la question de besoin de nouveauté : "adultère" signifierait "aller vers un plus autre" d'après Aldo Naouri. Il y a eu la semaine dernière dans Le Monde une série d'articles intéressants sur le sujet. Pour les lire, vous allez sur le site du Monde, vous tapez Naouri dans le moteur de recherche, vous copiez le titre des articles qui apparaissent, vous collez ce titre chez Google, et vous accédez sans abonnement à l'article. Ca reste entre nous. Personnellement, je vous conseille les témoignages du 3ème article]

Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Jeudi 31 août 2006


Un beau jour, ou peut-être une nuit, lorsque, étudiants, mes compagnons de l'époque et moi-même sévissions dans les cafés aixois, nous vînt l'idée productive de créer une association loi 1901 : l'Association de ceux qui se sentent un peu moins cons que les autres. L'objet de cette association était d'oeuvrer afin que ses membres continuent à se sentir un peu moins cons que les autres. Puisque nous étions quatre, nous désignâmes un président, un vice-président, un trésorier, un secrétaire, et nous nous rendîmes à la sous-préfecture, rue Minier, pour y déposer les statuts.

15 jours après, celui de nous qui avait désigné son appartement comme siège social de l'association reçut une lettre de la sous-préfecture : notre projet d'association nous était REFUSE.

Comment donc, dans une république démocratique, peut-on refuser un tel projet d'association ?

Je remets donc le prix de l article précédent en jeu (puisque non gagné et moi je tiens à envoyer ma photo nu à quelqu un, n importe qui) pour celle ou celui qui trouve l'argument juridique (imparable, je reconnais) du sous-préfet, argument qui tient en 3 mots...


 PS : Ada ayant (malheureusement pour elle) trouvé la solution de l'énigme précédente, il ne me reste plus qu'à offrir une bière au vainqueur...


 

Et donc le grand vainqueur est rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr : KEITH LAJEW !!!

L'association existait déjà.

Bravo Keith, je sais pas toi, nous ça nous avait un peu scotchés que des crétins puissent avoir cette idée, mais bon de nos jours et tout ça...

Je te dois donc une bière et ça tombe bien parce que je dois justement prendre un verre bientôt au milieu de filles qui se plaignent qu'il n'y a pas assez de garçons (enfin je pars de l'idée que tu es un mec mais remarque j'en sais rien) alors contacte-moi et je t'enrôle...

Par ailleurs :

BON ANNIVERSAIRE AMANDINE !

 

Par Bobzeflash - Publié dans : La réponse D
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Mardi 29 août 2006
Dès son premier album, baptisé paradoxalement "Près de toi", Lorie a su dégager les principaux thèmes qui formeront la base de son oeuvre. Sorti le 30 octobre 2001 pour l'édition simple, celui-ci contient certaines chansons (qui sortiront d'ailleurs en single dès 2001 et en 2002, même si on peut trouver un single de promo canadienne en 2000) dont les textes illustrent les atermoiements d'une jeune fille adolescente en France, prise entre la découverte de ses pulsions naissantes et la méfiance vis-à-vis de l'autre sexe, particulièrement exprimée dans "Toute seule" :

"Leurs mensonges me dérangent
Je sais ce qu'ils me veulent
[...]
Sous leurs airs innocents
Ce sont de vrais brigands
"

La méfiance est donc de mise et la réalisation de ses pulsions émotionelles intimes remise à plus tard. La porte n'est toutefois pas fermée puisque l'on peut lire dans "I love you" :
" La prochaine fois
Que tu viens ici
Je serais toute à toi
"

Cette promesse va trouver un nouvel écho dans le deuxième album, "Tendrement", sorti le 17 septembre 2002, où Lorie apparaît déjà plus dénudée sur la pochette, comme une invitation au voyage. A travers "J'ai besoin d'amour" on constate que les hormones commencent à travailler... :
" Moi j'ai besoin d'amour
Des bisous, des câlins
J'en veux tous les jours
J'suis comme ça
Mon coeur est à la fête
Lorsque tu me prends dans tes bras
"
(pour ces deux derniers vers : toute ressemblance avec d'autres paroles célèbres ne serait que plagiat éhonté pure coïncidence)
... à tel point que la chanteuse dévoile le mode d'emploi pour la séduire dans "Ton sourire" :
"Tu m'as pris par surprise
Depuis j'en suis éprise
"


Le véritable tournant est celui de l'album suivant, le double CD sorti le 25 août 2003. Cet album, en forme de silence assourdissant, puisqu'il ne contient que des reprises, traduit le temps de la mutation que subit Lorie, mutation qui s'exprime dans un DVD joint à l'album lui-même où figure le désormais culte : "Sur un air latino". Les paroles troublantes de cette chanson annoncent la disparition de la jeune fille et l'éclosion de la femme :
" Et mon corps commence à se déhancher
Un zeste de téquilla, me voilà señorita,
[...]
Sur un air latino et mes idéaux, je décolle illico,
Il fait toujours très chaud dans l'ambiance des rythmes latinos
"
(notons le parallèle avec "Toxic", extrait de l'album "In the zone" sorti en 2003 également, où Britney Spears adresse des signaux clairs à son public quant à sa nouvelle maturité sexuelle)
Gageons que la rupture avec Billie Crawford, qui précède la sortie de l'album, n'est pas étrangère à cette prise de conscience.

Le quatrième album, "Attitudes", sorti le 19 janvier 2004, sera celui de la maturité. Lorie diversifie sa palette, abordant des thèmes plus difficiles (le départ de la maison familiale ("Le temps de partir"), les premiers voyages ("Au-delà des frontières") ou la solitude de la star ("Sur la scène"). Toutefois, Lorie n'oublie pas ses fondamentaux, et nous donne sa recette pour passer un bon Week-end, à travers "Baggy, Bandana et poésie" :
" Le style un peu Ghetto,
Un tatouage sur la peau
Tout devient si magique
Quand il se la joue romantique
"
(Cette problématique du bad boy sentimental a par ailleurs été abordée dans "Jeune Demoiselle" de Diams, même si cette dernière paraît plus exigeante puisqu'elle indique que " Mon mec c'est une encyclopédie car il se cultive", tandis que ce critère n'apparaît pas dans les paroles de Lorie)

Passons rapidement sur le live de 2004 et le best of de 2005 pour en venir à l'album de la consécration, "Rester la même", sorti le 31 octobre 2005, où la chanteuse traite un thème curieusement absent des émissions de télé-réalité : rester soi-même. Dans la chanson titre, Lorie s'ouvre, avec pudeur, sur les blessures qu'elle a pu subir de par sa notoriété :
" Les gens peuvent bien penser
Que je n' sais plus rêver
Mais regarde-moi
Sans me juger
Suis-moi tu verras
Je ne suis pas une diva
"

ou sur les difficultés liées à l'image qu'elle se renvoie lorsqu'elle fait du shopping (extrait de "Fashion victim") :
"Quand je passe devant les vitrines
Les bras chargés de sacs de shopping
J'm sens un peu ridiculing
Je suis une fashion victim'
"
Eh oui, ridiculing, c'est l'album de la prise de conscience, des doutes, mais aussi du dépassement de soi :
" Les intérêts, les interdits
C'est pas mon style de poésie
Pas question d' finir dans les ronces
Je fonce, je fonce
"
(extrait de "Je fonce", où l'artiste dévoile un peu plus l'évolution de sa sexualité).

Depuis la sortie du single "Parti pour zouker" en mai dernier, plus rien (au moment où on apprend que l'album d'Alizée pourrait ne pas sortir en septembre). L'artiste travaillerait à son auto-biographie.
Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Vendredi 25 août 2006

Procédons en ordre dispersé :

Sur le plan microbiologique, je pense que l'armée de micro-démons qui s'acharnent sur ma gorge depuis Marseille finiront par avoir raison de moi. L'injection violente et répétée du sirop que ma tante (mi-pharmacienne à la retraite, mi-rebouteuse) m'a donné n'y fait rien (si je devais y passer, je lègue mon blog à Nono).

Sur le plan macroastronomique on a perdu une planète ! Mais comment peut-on être bordélique au point de perdre une planète !!!! ben voià, on en a plus que 8. A pus Pluton. Moi ça me tue ça (bon en même temps gardons espoir, on va peut-être en récupérer une autre : Xena. On se tient au courant).

Sur le plan intermédiaire : je ne le croyais pas trop, mais il s'avère que la vie à 55 dans une grande maison pendant un week-end pluvieux est possible. Dans ces cas-là :

- on joue [j'ai perdu aux fléchettes, j'ai perdu au Uno (jeu très compliqué qu'on a bien tenté de m'expliquer, mais où j'ai tout de suite rien compris, et plus tu comprends rien plus tu perds très vite), j'ai perdu au tarot, j'ai perdu au cranium, disons que j'ai gagné à la contrée] ;

- on boit [...] ;

- on parle [je sais que peu de personnes vont me croire, mais nous avons parlé de relations hommes-femmes, du couple et de l'infidélité... Nous avons aussi abordé des sujets sérieux : puisqu'il y avait une majorité d'ingénieurs, j'en ai pris à partie certains d'entre eux sur la délicate question de "l'ouverture facile" des bouteilles de lait. Ce qu'il faut savoir, c'est que ces gens sont surpayés pour inventer des systèmes faciles qui en fait ne marchent jamais : le bout de plastique te reste dans les doigts, tu dois attaquer l'aluminium avec des ciseaux, et quand tu verses il y a toujours un filet insidieux qui dégouline le long de la bouteille. Hé bien croyez-le ou pas, mais ils ont fait les innocents style ah mais non c'est pas moi j'te jure, du coup on n'a pas trop avancé sur ce sujet] ;

- ensuite on dort. Globalement, deux écoles : ceux qui vont se coucher vers minuit - 1 heure (dans les niveaux supérieurs d'une maison très feng-shui, c'est-à-dire sans trop de portes ou de cloisons), et ceux qui ne dorment pas. L'idée est que ceux qui ne dorment pas continuent à vivre leur vie bruyamment (le pire n'est pas les cris ou la musique ; le pire est ceux qui chantent faux au karaoké, là c'est dur) jusqu'à 6 heures du matin. Ensuite, la première team (celle de minuit) se levant vers 9 h, l'idée est d'envoyer "ALLUMER LE FEU" volume 12 (volume 12 c'est : très très fort) : certes on ne peut plus échanger un seul mot durant le petit déjeuner parce qu'on s'entend plus mais qu'est-ce que c'est bon (on dit ce qu'on veut, mais Johnny est toujours aussi efficace) ;

- et pas de plans : 55 personnes, aucune célibataire. Ce qui n'empêche pas de passer un excellent week-end (même si subsiste cette sombre histoire de contrée que soi-disant on aurait pas gagné mais bon, hein, si tu coupes pas alors qu'il te reste de l'atout ça annule la partie, on vit encore dans un Etat de droit merci, bordel de merde comme dirait mon grand-père (qui savait comment réagir dans ce genre de situations)).

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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