Dimanche 24 septembre 2006
C'est pas hyper hyper compliqué non plus, enfin au moins pour le verrre : tu prends tes voisins sous le bras (Cat et Lol) et tu vas dîner au Tex Mex à Bastille (ce n'est pas de la pub, c'est de la contre-pub, attends bouge pas tu vas voir). Là, toute l'astuce consiste à s'arranger pour se placer de manière à laisser la possibilité à la serveuse, au premier étage, de manquer de t'ouvrir la tête en deux en laissant négligemment tomber un verre, qui éclate juste à côté de toi et t'inonde de petits bouts de verre, ce qui entraîne plusieurs conséquences immédiates : tu deviens une célébrité l'espace de deux secondes ; la serveuse (pas mal d'ailleurs, enfin bon c'est pas le sujet...) vient s'excuser en larmes et tu es pratiquement obligé de la consoler ; enfin le chef des serveurs vient nous proposer une bière gratuite à chacun (les chacals, ils auraient pu nous offrir notre malheureux dîner, on aurait pu y rester) et tout ça fait qu'il va vraiment falloir que je songe, je sais pas ce que vous en pensez, mais enfin bon moi je le sens comme ça, à conclure cette phrase, qu'on pourrait juger un peu longue, si toutefois quelques lecteurs ont tenu le coup jusque là, ce qui reste encore à prouver.
Le Tex Mex, donc, il ne faut y aller que dans certaines circonstances bien particulières : lorsque tu n'as absolument rien à dire à tes commensaux et que tu ne crains pas de t'abreuver d'une musique sinon agréable, du moins puissante (le Tex Mex est déguisé en resto, mais en fait c'est une boîte), et aussi que tu es prêt à payer cher pour un dîner ma foi pas mauvais, sommes toutes, mais cher.
Eh oui mais la fille dans tout ça me diras-tu notamment si tu es un garçon (et même une fille d'ailleurs tant qu'on y est) ? Hé bien il suffit que la fille t'accompagnant ait eu la présence d'esprit de laisser ses clefs à l'intérieur en sortant de chez elle (dans ce cas, préférez une porte blindée pour une meilleure efficacité de l'enfermage dehors) et que tu disposes d'arguments solides pour la convaincre (baignoire + bain moussant par exemple) et elle devrait normalement venir dormir chez toi. C'est là que tu en profites pour toi-même aller chez ton pote Lolo (ce qui te donne l'occasion de dormir par terre, ce qui est pas tous les jours quand même, alors il faut savoir savourer, surtout si tu as dormi trois heures la veille). Voire, le lendemain, pour retourner chez toi pour un psycho-brunch de quelques heures (pensez aux sandwiches au saumon, ça te requinque d'une nuit moyenne sur le plan de la logistique).
Voilà l'histoire de ma vie, le temps d'un week-end.

PS : bon, dites, les enfants, aujourd'hui, selon toutes probabilités, nous allons tous ensemble franchir les 10.000 lecteurs (en bas, à gauche). Alors qu'est-ce qu'on fait ? On loue le Stade de France et on fait tous la fête ? on fait comme si de rien n'était ?
Et le dix millième ? si on l'attrape qu'est-ce qu'on lui fait ?
 
Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Samedi 23 septembre 2006
Sujet: candidature
Date: Mon, 22 September 2006 14:36:16 +0200
De: Bobzeflash <bobzeflash@rlf.net>
Pour: republiquelibre@free.fr

Bonjour,
fonctionnaire de la République française depuis maintenant dix ans, je souhaite désormais évoluer et je pense qu'un poste de ministre serait tout à fait de nature à me permettre d'exprimer mes qualités naturelles que sont la capacité à faire des réunions ou l'obsession des notes en deux parties deux sous-parties.
A l'instar de de Gaulle sous la IV° république, j'ai attendu dix ans qu'un gouvernement me sollicite mais rien n'est venu ; aussi ai-je décidé de modifier ma stratégie et de prendre les devants en vous adressant cette candidature.

Je ne sais pas si ça peut aider, mais je connais personnellement Francis Lalanne.

Je vous prie d'agréer, Monsieur Egrégore Le Virtuel, l'expression de ma haute considération.

Bobzeflash

PS : je n'ai pas d'idée arrêtée sur la teneur du portefeuille mais peut-être que le ministère des plaisirs associés me conviendrait.

"Un seul soleil, chacun son ombre" : la devise de la République libre du Frioul, dotée d'un président à vie (Egrégore le Virtuel), d'une constitution aléatoire, de 1.000 ministres (postes réservés à toute personne en faisant la demande), territoire dadaïste et  libertaire (voire anarcho-syndicaliste).

Un PS réservé aux amateurs(trices) de carottes : Click here to watch 'la-carotte' (@ancat)
Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Mercredi 20 septembre 2006
C'était il y a un petit moment déjà, c'était à Marseille, le jour où nous nous sommes fait virer du mac do, ce qui n'était pas si grave puisque l'été était déjà là, et que certes, y travailler six mois avait été fort divertissant (nous bénéficiions de la présence d'une bande de joyeux comiques dont l'un a d'ailleurs fini par en faire son métier), mais qu'il était temps de passer à autre chose. C'était surtout le soir où nous devions aller voir la Mano à Arles*, alors nous voilà embarqué Michel et moi à l'arrière, Judith et Camille à l'avant, pour une virée arlésienne qui promettait puisque nous avions même poussé l'organisation jusqu'à acheter les billets préventivement (pour te dire l'organisation). Nous nous garons donc sur une grande rue certainement principale ou au moins dans le genre, enfin tu vois, et puis nous entamons une longue transhumance à travers la vieille ville à la recherche des arènes (note importante de moi-même pour la suite : Judith et Camille connaissaient la ville, nous pas du tout, parce que quand tu grandis à Marseille, t'as pas besoin d'aller ailleurs, sauf éventuellement si l'OM était venu en déplacement, mais si Arles était en Ligue 1 ça se saurait).
J'aime tout particulièrement les concerts dans les arènes d'Arles (pour en avoir vu : 2) : les mauvaises odeurs de merguez aux abords, la ferveur diffuse, les premiers accords avec le soleil qui se couche, dont les rayons filtrent à travers les arcades, la combinaison étonnante de l'électrique et de l'antique, enfin bon, tout ça, super concert et tout, on va pas y passer la nuit, parce que justement la nuit elle est pas finie.
A la fin du concert, on sort en suivant distraitement la foule. Judith et Camille sont devant, et puis, si t'as suivi, nous on est derrière. On reste un peu sous le coup de toute cette émotion, sans doute, on se speede pas particulièrement, et pour tout dire, on les perd. A pu les filles. Si vous vous référez maintenant à la note que j'ai placé plus haut à votre intention, vous percevrez immédiatement le tour tragique que prenait notre virée : nous constatâmes rapidement notre incapacité à rejoindre cette foutue grande avenue incapables que nous étions de nous repérer dans les dédales de la vieille ville arlésienne, et bien sûr on n'avait pas de portables.
Quand je dis "dramatique", je force un peu le trait, parce qu'il faut savoir relativiser : les filles, arrivées à leur voiture, constatant que nous n'étions plus sur leurs talons, allaient rebrousser chemin jusqu'au point où nous nous étions perdus, c'est-à-dire devant les arènes. En tout cas, je pense que c'est ce qu'aurait fait Rambo. On s'achète donc une bière, un sandwich ("oh tu me mets gras de frites steuplé !"), on s'assied sur le petit muret perpendiculaire aux arènes, et on attend, on attend les filles qu'on ne reverra pas.
Je me souviens bien de ce moment où la plupart des petits groupes commençaient à se disperser. Il pouvait être minuit ou 1 heure : nous n'étions absolument pas inquiets, car nous savions qu'elles savaient que nous ne connaissions pas la ville, et que logiquement elles devaient revenir. Nous n'apprendrons que le lendemain soir que ces connes (oui j'ai bien cherché mais là j'ai rien trouvé d'autre) ont bien constaté que nous n'étions pas avec elles (un bon point pour elles pour cette judicieuse observation) et ont décidé en conséquence de s'installer dans la voiture et d'attendre. Sur les coups de minuit, comme décidément on n'arrivait pas, elles sont rentrées à Marseille (je vous ferais grâce des explications au retour).
En attendant, on tombe sur Stéphane, autre pote du mac do, qui tout pareil ne savait pas comment rentrer sur Marseille. On commence à se déambuler autour des arènes. Stéphane s'incruste dans un des derniers groupes traînant encore, dans lequel il s'avère que le Chao était là, et Stéphane avec le grand naturel qui le caractérise lui demande s'il ne peut pas nous ramener. Chao lui explique très gentiment que bon, tu comprends, nous on a une tournée et qu'on part vers l'ouest, mais bon sinon ça aurait été avec plaisir. On lui raconte notre histoire et on en vient même à faire un petit foot, comme ça, histoire d'évacuer la tension.
Beaucoup plus tard, c'est-à-dire genre 3-4 heures, nous errions sur ce qui devait être la grande avenue où l'on s'était garé, à la recherche d'une idée pour rentrer. Comme il passe encore de rares voitures, nous faisons du stop, ce qui ne dure pas très longtemps, à notre surprise, puisque très vite une voiture s'arrête : une voiture banalisée certes, mais bien une voiture policière, d'où sortent trois représentants de la maréchaussée. En y repensant plus tard, on se disait que pour surgir comme ça à trois c'est qu'ils étaient déjà bien chauds. On discute, le ton monte très très rapidement, ils veulent nous fouiller, on refuse, ils appellent des renforts et nous invitent à monter dans les deux voitures désormais présentes. Il faut bien préciser qu'un flic, à 3 heures du matin à Arles, ça n'a pas grand chose à faire. Nous nous retrouvons donc au poste, où nous sommes séparés : pour ma part, je bénéficie d'un interrogatoire de la part d'un factionnaire dont je pressens tout de suite les grandes qualités de recul et de compréhension. Il me demande si j'ai participé à l'achat ou à la consommation des petits machins trucs qu'ils ont trouvé sur nous. J'ai l'excellente idée de lui faire valoir que la France est signataire du pacte international des droits civils et politiques, dont l'article 14 prohibe formellement qu'un accusé soit forcé de témoigner contre lui-même ou de s'avouer coupable. Immédiatement, je sens que ça ne lui a pas plu, qu'est-ce que c'est que ces petits cons de bourgeois d'étudiants en droit de mes c***, et je suis invité à rejoindre une cellule. Visiblement mes deux camarades ne s'en sont pas mieux tirés puisqu'ils finissent aussi dans l'autre cellule, mais au moins ils sont ensemble. Nous allons y passer environ sept heures, et je n'aurais pour seule visite durant ce laps de temps qu'un compagnon d'infortune qui ira se coucher dans un coin et s'endormira (visiblement très éméché, pas vraiment l'abbé Faria que j'espérais).
A onze heures du matin, les flics nous proposent de signer un document selon lequel ils nous ont trouvé en état d'ébriété sur la voie publique : c'est bien sûr rigoureusement faux, mais on signe parce qu'on aimerait bien revoir nos mères respectives un peu quand même, et ils ont l'obligeance de nous indiquer le chemin de la gare, où nous prendrons un train sans payer parce qu'on avait pas d'argent, d'une part, et qu'on était trop des repris de justice de toute façon, d'autre part.
Bon, les filles on les explosées, hein, bien sûr, elles ont eu beau nous regarder avec leurs grands yeux étonnés, et je les soupçonne même, au tout début de l'explication, d'avoir voulu nous demander des comptes parce que quand même, elles nous avaient attendu bien une heure dans la voiture, les chounettes.



* Entre l'âge de 7 ans mettons, c'est-à-dire le premier éveil de la conscience politique, et 17, âge de quittage de la maison familiale, j'ai vécu 10 longues années bercé par les débats inintéressants mais fréquents entre Papa et l'oncle René sur la nécessité de faire précéder Arles par "à" ou "en", et vas-y que c'est une ville de Provence, alors bon, et vas-y que c'est une ancienne cité romaine bornée par une enceinte, donc voilà, bref, moi j'ai démissionné du débat il y a bien longtemps déjà.
*** ouilles
Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Mercredi 20 septembre 2006

Eh oui ! parce qu'au départ j'avais pas bien capté !!! mais là je crois c'est bon.

D'abord, il te faut savoir que mon chef est parti. Ce fut grande peine. C'était à peu près le seul chef que j'ai eu à qui je pouvais dire à 16 h 30 : "bon euh faut qu'j'y aille, là, j'ai pas que ça à foutre quand même". Sauf que maintenant le nouveau chef est là et qu'il a l'air plus sensible aux marques extérieures de la soumission sociale. Fini les blagues.

Par ailleurs, ce nouveau chef (sous observation scrutative depuis bientôt trois semaines) affiche en permanence une grande tempérance, dans l'attitude et dans le verbe, ce qui contraste avec la sanguinité du chef précédent. Nous nous sommes alors interrogés sur ce qu'allait pouvoir résulter de la confrontation entre nouveau-chef-top-calme et super-cheffe-ingérable.

Nous avions déjà assisté, spectateurs discrets mais friands, à l'évolution des rapports entre ancien-chef-sanguin et super-cheffe-trop-conne. Les tous premiers temps, comme ils ne se connaissaient pas bien, ils se contentaient d'échanger des propos badins (mais toujours juridiquement argumentés) :
[extrait, de mémoire, aussi proche du réel que possible]
"Mais vous comprenez rien c'est pas vrai ça !
- Je vous rappelle que je suis votre chef de service !"
Avant de, rapidement, ne plus s'adresser la parole, ce qui est très productif en terme d'organisation du travail dans le service.

Or donc, hier après-midi, voilà que ma super-cheffe fomente une réunion avec mon nouveau chef à moi que j'ai, et moi-même. J'ai donc pu assister à une scène étonnante, en totale contraste avec ce que j'avais jusqu'alors vécu :
[super cheffe] nanani...nanana... [conclusion] : bloh !
[nouveau chef tout calme] : ah mais tout à fait ! vous avez tout à fait raison !
[super cheffe] (peu habituée à se faire encourager, elle s'enflamme)  et nanana, et nanani... [nouvelle conclusion, sur le même sujet, mais complètement contradictoire avec la première] : bluh !
[nouveau chef tout calme] : ah mais bien entendu ! vous avez infiniment raison (sic)"

Là je me suis dis qu'il avait le niveau international. Super cheffe est toute contente, ses sécrétions glandulaires sont au max, et nouveau-chef-tout-pondéré-tout-rassurant est trop bien vu. Des mois qu'on s'entête à lui démontrer qu'elle a juridiquement tort, alors qu'elle a hiérarchiquement raison ! D'ailleurs cette réunion m'a rappelé une scène du Dernier des Mohicans, lorsque le héros allongé dans l'herbe commence à chauffer l'héroïne en lui parlant de sa vie tout ça, et explique que son père le Mohican lui a appris à ne pas essayer de comprendre les Blancs, et à ne pas chercher à se faire comprendre d'eux. Pour Supercheffe c'est exactement ça : son système de pensée n'est pas cartésien, il répond certainement à une autre logique tout aussi légitime, mais qui malheureusement ne nous permet pas d'entrer en communication avec elle.

Puisqu'on en est à parler boulot, je ne saurais trop vous recommander la lecture édifiante du dernier numéro de l'AJDA, fameuse revue de droit administratif, et notamment son article phare : "le lapin de garenne saisi par le droit".

Et pour les petites devinettes de fin de post, je n'offre plus de photo de moi nu puisque personne n'en veut, en revanche je veux bien offrir un resto (mais le dernier, passkaprès ça va bien) à qui me donne l'auteur de ces lignes éternelles (on est entre nous, toute googlisation est bien sûr à bannir) :

Mon hirondelle
Tu es plus belle
Qu’une balise html
Une portion de babibel
 
Mais la vie est cruelle
Et un retour de manivelle   (refrain)
A brisé notre arc en ciel

Par Bobzeflash - Publié dans : Ma contribution au PIB de la France
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Lundi 18 septembre 2006

Il n'y a pas très longtemps de ça, c'est-à-dire précisément dimanche après-midi il y a huit jours, alors que je sirotais tranquillement une bière blanche sur le canapé d'une mienne voisine (ni Frida, ni Ludivine, une voisine-pas-de-mon-immeuble), ne voilà-t-il pas qu'un mien ami, à l'orientation sexuelle ambivalente, lança à notre hôtesse une proposition remarquable, qui consistait à l'inviter à coucher avec lui. L'idée pour le jeune homme était de réaliser une première (puisqu'il n'a jamais fauté avec un être de ce sexe-là), afin de lui permettre de gagner en clarté dans le choix d'une direction sexuelle définitive. Assez étonnamment, la jeune fille, au lieu de s'évanouir de joie à l'idée d'avoir été sélectionnée parmi tant d'autres pour réaliser cette initiation (toujours unique dans la vie d'un homme), différa poliment l'offre et pour tout dire, je la soupçonne d'avoir l'intention de ne pas y donner suite.
L'idée du jeune homme n'est pourtant pas mauvaise en soi, me semble-t-il, car il est toujours dommage de se réveiller à 40 ans en réalisant qu'on a emprunté la mauvaise bifurcation.

Attendu qu'il est toujours troublant pour une fille d'initier un jeune homme (et éventuellement de le convertir) ;
Attendu que le jeune homme en question est ce qu'on peut appeler classiquement "bien sous tous rapports", présentant une combinaison d'arguments physiques et intellectuels intéressante ;
Attendu que ce blog est conçu comme un espace de convivialité et d'échange ;
Attendu que c'est pas parce qu'il fait gris ce matin et que l'été agonise qu'on va se laisser abattre ;
Attendu qu'un don à un organisme caritatif n'est jamais sécurisé, tandis que là vous êtes certaine d'accomplir une bonne action ;

je me tiens à votre disposition pour relayer toute candidature auprès de l'intéressé, qui, même s'il n'est pas au courant de ma démarche, examinera, j'en suis sûr, chaque proposition avec tout le soin qu'elle méritera.

Eventuellement si certaines jeunes filles cherchent leur voie je peux essayer de trouver un volontaire qui pratiquera sur elles les tests nécessaires (ça va pas être simple à trouver mais sait-on jamais).

PS de dernière minute mais ô combien important : si vous vous amusez à googliser "Arlette Laguiller nue blog" pour voir quels pervers traitent de ce sujet, vous tombez ...
Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Dimanche 17 septembre 2006

Le problème de mes potes c'est qu'aucun (mais alors : aucun) ne s'intéresse au foot (à la limite, certaines de mes copines semblent y prêter davantage attention, en essayant de faire croire qu'elles maîtrisent la règle du hors-jeu passif mais moi je suis pas dupe). C'est comme ça que Paul K. m'appelle en plein Télé-Foot ce dimanche matin. T'imagines. Toutefois, sa question est d'importance et justifie donc une suspension de séance. Il s'agit d'un consulting. Je ne comprends pas trop pourquoi je suis régulièrement sollicité pour des consultings sentimentals parce que ma position (célibataire endurci et hargneux) n'est pas le témoignage d'une parfaite maîtrise de ces questions, mais bon, moi ça me flatte alors je réponds avec aplomb comme si j'avais tout compris.

MISE EN SITUATION : Paul croise D. (appelons-la "D" ; bien sûr, dans la vraie vie, elle ne s'appelle pas D, t'imagines, elle s'appelle Delphine comme tout le monde mais pour assurer la protection de sa vie privée appelons-la "D") de soirée en soirée, il obtient même l'avantage de l'accompagner lors d'un trajet Bled-près-de-Toulouse - Paris, trajet dont il profite pour lui adresser la parole, l'habile homme. Au retour à Paris, il l'invite à déjeuner, il l'invite à boire des verres, ils ont l'air en phase, tous les signaux sont au vert. D'où la question de Paul : "je fais quoi ?" (oui j'ai oublié un détail : D. a un mec).

Si je consultais mon ami Juan (Juan. Don Juan. Pas celui de Sonora, celui d'Espagne), il me dirait sûrement : "quiconque a bien compris que toutes les femmes sont interchangeables tient pour folie, et folie dégradante, de se battre pour en conserver une. Il la cède sitôt qu'elle lui est disputée" (bon, l'ami Juan, aussi, a toujours été un peu excessif dès qu'il s'agit de femmes).

Si je consultais mon amie Chiara, elle me dirait non mais ça va pas, et puis quoi encore, il peut pas s'en trouver une libre, je rêve (mon amie Chiara est d'origine sicilienne, avec des réflexes siciliens).

Si je consultais mon amie La Fille, elle me dirait "ah excuse-moi mais j'ai peur de pas avoir bien compris : il est où le problème exactement ? " (mon amie La Fille est d'origine néerlandaise, avec des réflexes néerlandais).

Mais en l'occurrence c'est moi-même qui suis consulté, et moi il me semble que personne n'appartient à personne.
Enfin je crois.

Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Vendredi 15 septembre 2006
Ce soir, les meufs de ma bande se réunissent entre elles. En gros, ça veut dire que nous, on n'est pas invités. Lorsqu'elles se réunissent et que nous ne sommes pas invités, elles se livrent à deux types d'activités : soit elles font une "bourse aux grosses"* où elles échangent les vêtements dont elles ne veulent plus (nb à l'usage des garçons : notez que je n'ai pas écrit : "leurs vieux vêtements" ; la différence est qu'elles peuvent amener à la bourse un habit tout neuf, dont elles se sont lassées entre le moment de l'achat et le moment où elles sont rentrées chez elles) ; soit elles organisent une "soirée pétasses"* où là j'avoue qu'on ne sait pas très exactement ce qui s'y passe, mais nous avons quelques pistes : je crois qu'elles font des tests couleur, des tests vernis, des tests Biba, et nous les soupçonnons également de vouloir s'isoler entre elles pour pouvoir comparer tranquillement les implications de l'approche wittgensteinienne de l'être-en-soi et du concept schopenhaurien de l'être-au-monde (certains d'entre nous les soupçonnent de parler épilation, séries télévisées et garçons !!! N'importe quoi !!!! et certains même vont jusqu'à évoquer l'idée qu'elles puissent parler de sexualité avec moult détails et précisions !!! là je crois qu'ils planent à 10.000).

Ben nous, du coup, on va se faire une soirée BOYS. Mais en quoi consiste donc une soirée BOYS ? Mesdames, Mesdemoiselles, vous avez toujours voulu savoir ce qu'il en était (ou pire vous croyez savoir !) : eh bien pour vous, ce matin, BOBZEFLASH qui ne recule devant aucun procédé démagogique a décidé de lever le voile. Là encore, deux options : soit nous nous réunirons chez l'un d'entre nous, autour d'un thé, afin d'évoquer nos difficultés de couple ou les éventuels élans sentimentaux qui naissent chez les célibataires ("ah booooooooooon ? elle t'a dit çaaaaa ? moi je suis sûr que ça veut dire que.....") ; soit nous nous rendrons dans un salon de soins, afin de se faire masser par de beaux garçons musclés et épilés, tout en professant des vérités éternelles sur les nanas, parce que oui, ok, on peut pas s'empêcher.

(vous avez remarqué comme de nos jours c'est de plus en plus dur de les distinguer ? moi j'ai fait 10/15)



* Si je vous dis que ces dénominations sont de mon fait, mon article devient misogyne, si je vous précise que les dénominations sont de leur fait à elles, l'article n'est plus misogyne. C'est magique.

PS : la bonne nouvelle du week-end dernier : Martina Navratilova, 63 ans, a remporté le double mixte de l'US open...
Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Mercredi 13 septembre 2006

Samedi soir, j'ai passé la soirée chez moi. Parce que faire le tour de toutes les soirées, ça va bien un moment, moi j'ai préféré passer mon samedi soir tranquillement chez moi (........ bon d'accord j'avais pas de soirée t'es content ? sauf que si j'en avais eu une, aussi bien j'y serais pas allé ok ?)

Mais alors quoi j'ai fait ? hé bien j'ai fait un truc extraordinaire : j'ai regardé un film : Ma vie en l'air, de Rémi Bezançon, avec Marion Cotillard et Vincent Elbaz (ce qui va suivre est une critique cinématographique. Autant je suis plus qu'exigeant en matière de littérature, autant en cinéma je suis en mesure de m'ingérer de sombres bouses en toute sérénité - et en assumant plus ou moins - donc là, si je fais le panégyrique de ce qui vous semble une sous-merde, pas d'étonnement)

De temps en temps comme ça, il m'arrive de tomber sur des petites comédies françaises fort bien faites, bien ficelées, toujours juste, ni trop ni trop peu, qui fonctionne sur un rythme qui n'est jamais trahi. Ca fait plaisir.

Une théorie intéressante y est abordée pour savoir si la dame de tes pensées est bien la femme de ta vie : il suffit de l'inviter à s'asseoir en voiture, à la place du passager, contourner la voiture, et voir si elle se penche pour ouvrir à son tour la portière. Si oui : c'est bon. Sinon : non. Je me souviens l'avoir fait une fois. Alors certes ça n'a pas marché sur la fin, mais nous avons tout de même vécu quelques années ensemble. Ce qui fait que cette théorie n'est pas complètement invalidée. Faudra que je pense à réessayer avec la prochaine.

 

En vrac :
Le commentaire du week-end: Grégoire Margotton, PSG-OM, 12° minute : "Guy Roux, mener 1 à zéro, est-ce vraiment un avantage ?"...

Si cette demoiselle et celle-ci vous proposent un verre, acceptez, vous passerez un très bon moment.

Allez une devinette comme ça en fin de post : dans quel film cette théorie a été initialement développée ? (comme ces devinettes commencent à me coûter cher en photo de moi nu, je vous propose plutôt un strip-tease personnalisé de moi-même à domicile)

Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Mardi 12 septembre 2006

Peut-être était-ce dû à ma soeur, peut-être était-ce dû à la mentalité des Colognais, des Cologniens des Cologninots, ou des Allemands en général (oui mais non), ou d'un tropisme particulier à cet immeuble. Mais toujours est-il que lorsque j'allais voir ma soeur dans son immeuble de Cologne, nous prenions très généralement nos petits déjeuners chez les uns ou les autres, et (dans un esprit assez similaire) les apéros chez les uns ou les autres. Pas forcément d'un naturel trop communautariste, je trouvais tout de même le concept assez sympathique et j'avais conservé la vague idée de l'importer en France, et plus précisément dans mon immeuble, à l'occasion.

Fort donc de cette expérience de convivialité voisino-germanique, je me suis récemment lancé dans l'entreprise assez entreprenante d'inviter ma nouvelle voisine Ludivine à prendre le thé. Ma voisine Ludivine est tout à fait charmante. Forcément je l'ai remarquée parce qu'à mon étage (voire dans mon immeuble) il n'y a guère qu'elle présentant un âge présumé compatible pour échanger des idées avec bénéfice. Pour tout dire, nous sommes deux à mon étage (elle et moi, suis un peu quand même), donc j'avais imaginé qu'entretenir des bonnes relations pourrait ne pas nuire, notamment quand l'un d'entre nous aurait le coup de blues du dimanche après-midi, et qu'il suffirait de franchir trois mètres pour aller s'épancher chez l'autre. Il ne s'agissait donc pas de la draguer, mais davantage de faire connaissance vu qu'on est voisins tout ça.

("ah ouais bien sûr, et si c'était un mec ton voisin tu l'aurais invité à prendre le thé tout pareil !

- ah ben non ! si  c'était un mec non ! il aurait cru que je le draguais !

- parce que là ta voisine elle risquait pas de croire que tu la draguais ?

- bon ta gueule")

Je vais donc la voir et tout, je lui propose de venir ("à quelle heure ? - disons à l'heure du thé"), et à 16 h très précises la voilà qui sonne, toute mignonne avec ses petits gâteaux. Et là, soudain, alors que je l'invite à entrer dans mon salon et à s'asseoir, on prend le thé. Et nous discutons, ou plus exactement je discute, et encore plus exactement je soliloque. Car Ludivine n'est pas que toute mignonne, elle est aussi très très timide. Je me spécialise en lanceur de perches en tout genre, mais rien n'y fait. Aux questions fermées, elle répond avec autant d'application que de concision. Aux questions ouvertes, elle sourit.

 "Peut-être l'ennuyais-je" me dis-je alors : je parsème donc mon monologue de quelques blancs comme autant d'opportunités à saisir pour s'en aller. Rien n'y fait. Je me lève pour aller aux toilettes, m'attendant à la trouver debout à mon retour : non plus, toujours assise sur le canapé. Pour autant que j'ai pu en juger, pas bête du tout, mais d'une timidité redoutable (pour elle, certainement, mais aussi un peu pour les autres, notamment en cas de thé en tête à tête). Comme le soir commençait à tomber, comme surtout j'avais un peu fait le tour de ma vie, j'ai eu recours à une méthode peut-être un peu rude mais qui s'imposait à ce stade : j'ai ostensiblement regardé ma montre.

Elle me fait : "euh... je vais peut-être y aller...

- ah bon ? t'es sûre ?"

Je la raccompagne : ma montre indiquait 22 h 21, soit 6 h 21 de thé et de gâteaux et de ma vie en long et en large.

D'un côté, j'ai bien envie qu'elle me rende l'invitation pour tenter de percer ce mystère et peut-être pour parvenir à la détendre un peu afin que nous tentions une communication véritable (mon attitude relève ici moins du masochisme, me semble-t-il, que de l'expérience humaine extrême) ; d'un autre je sais que je ne survivrai pas à six nouvelles heures.

 Frida, Ludivine : en tout cas, j'attends avec impatience la prochaine fête des voisins.

 

Astuce de fin d'article : quitte à tchater avec des copains sur msn, évitez de les choisir Slovaques :

"lydia dit :mais ca sera dur... ma oponente m as pose pleine de questions

théophile dit : euh... Lydka c'est quoi "oponente" ?

lydia dit : si tu ecris travaille diplome tu as un consultant et puis un oponent qui fait recension de travaille diplome

théophile dit : ah ok

lydia dit : tu as vraiment tt compris?"

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Lundi 11 septembre 2006

Parce que les résolutions n'attendent pas le 1er janvier à qui est déterminé :

- arrêter de ne pas suivre mes résolutions ;

- écrire la biographie de Polycarpe Pottofeux pour que le monde sache ;

- rencontrer Ada ;

- arrêter de draguer les stagiaires ;

- m'inscrire au cours d'Oscar Sisco en bas de chez moi ;

- penser à faire le point sur ma vie sentimentale ;

- régler définitivement cette histoire de faire tourner un stylo sur mon pouce ;

- me reproduire ;

- ne plus oublier de présenter mon fils à ma mère ;

- arrêter de téléphoner à Nono il va croire que je le harcèle ;

- ne pas oublier de mettre un lien vers son blog sinon il est pas content ;

- comprendre pourquoi un hélicoptère fait du sur place au-dessus de mon immeuble ;

- tenter l'homosexualité ;

- arrêter de fumer (au cas où je commence) ;

- mettre de la musique sur mon blog (au besoin, payer quelqu'un mais nier en bloc après) ;

- appeler ma cousine (en priant pour qu'elle n'ait pas DEJA accouché) ;

- ne pas tomber amoureux (ça sert à RIEN) ;

- trouver assez rapidement un sens à la vie (ou plutôt non)


Damned, j'ai oublié la devinette ! pourtant elle est pas longue : comment diantre dit-on "île" en turc ?

 

Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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