Mercredi 18 octobre 2006
Et oui, vu que même elle se met à faire de la provoc, il n'y a pas de raison pour que je ne m'y mette pas aussi. Donc, le sexe, c'est bien ; il est étrange d'ailleurs de constater que ça peut être bien avec des gens avec lesquels on ne partage pas grand-chose, mais en même temps, inversement aussi, et même, parfois encore, c'est bien avec des gens avec lesquels on a plein de choses à partager, pour vous dire).

Donc c'est top, mais c'est pas le tout. S'il n'y a que ça, l'épisode peut devenir délicat, voir pénible, lorsqu'on se réveille au petit matin, avec une gluante qui a dû s'enflammer pendant la nuit et qui vient se coller, voir se trémousser contre soi, alors qu'on ne perçoit plus chez elle que sueur et odeurs (on ne parle pas assez de ces moments très durs que peuvent vivre ceux qui n'ont pas la chance d'être amoureux). Donc le mieux, c'est de rajouter d'autres trucs au sexe, comme l'affection, la tendresse, c'est bien ça la tendresse, ça requinque après une bonne journée de boulot. Il y a aussi la complicité intellectuelle. C'est pas mal ça aussi, la complicité intellectuelle. Ca peut permettre de se sentir moins seul au monde. Eventuellement l'amour, mais bon, ça je m'en méfie, je vois pas trop ce que ça amène.

En fait, je me disais comme ça dans le métro lundi soir entre 19 et 20 h qu'on peut raisonnablement diviser les gens en deux catégories tout aussi honorables : les simples, ceux qui agissent avec spontanéité et naturel, et les complexes, dans lesquels je me rangerais pour peu qu'on m'y pousse un peu, ceux qui aiment bien se prendre la tête inutilement en se compliquant la vie (et pourtant, aurez-vous noté car vous êtes attentifs, même en me revendiquant complexe, j'adhère à cette manie de vouloir rendre le monde intelligible en le soumettant à une dichotomie simplissime... l'affaire est donc bien complexe) (et là bien sûr tu regrettes de t'être fait avoir par le titre et tu constates que te voilà embarqué dans un galimatias dont tu te demandes si tu vas aller jusqu'au bout, allez sait-on jamais peut-être que la déontologie de l'auteur le poussera à illustrer un peu plus avant l'audace de son titre).

Finalement, autour de moi, je constate des couples de simples et des couples de complexes : les alliances mixtes sont rares. Moi-même, avouerais-je, si la fille n'est pas complexe, je ne peux la valider. Lundi soir, donc, dans mon métro, après avoir produit auprès de moi-même la réflexion susdéveloppée, j'ai vu une créature stratosphérique, une fille parfaite, que j'ai eu l'occasion d'observer en faisant semblant de chercher mon chemin arrivé à ma propre station ; je n'étais pas le seul d'ailleurs : tout le monde semblait chercher son chemin ce soir-là. Eh bien je me suis dis, car je me dis des trucs tout le temps dans ma tête et parfois sur mon blog, qu'à défaut d'une parfaite entente intellectuelle, je m'ennuierais dès la deuxième soirée (ça m'a consolé. Et d'ailleurs j'ai rajouté à cette conclusion qu'elle avait beau être stratosphérique, elle ne devait pas être heureuse (passe que il y a pas de raison, non plus).

Par contre je ne m'ennuierais pas avec une créature de l'outre-espace, qui serait : sexuellement attrayante, techniquement au point, généreuse en tous points, insusceptible de mesquinerie ou de chafouinerie, dotée de recul et ayant accès au second degré, intelligente et drôle, et complexe. Bien qu'appartenant aux complexes, le bonheur ne me fait pas peur : je pense donc que je n'aurais pas peur si je croise sa route. D'ailleurs je n'ai pas peur.

Avec une petit pensée pour la route de notre bon Maître La Fontaine : "Aimer sans foutre est peu de chose, foutre sans aimer n'est rien"
Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Jeudi 12 octobre 2006
Il faudrait quand même que je songe à raconter mon jeudi, moi, un de ces jours...

9 h 25 : j'arrive au boulot. J'avise ma chef, devant moi, qui fait tout pour ne pas m'attendre. J'accélère, juste pour la faire chier et prendre l'ascenseur avec elle.  Elle me fait : (notez l'absence de "bonjour") "pour le dossier machin, vous n'avez pas compris, vous passerez me voir".

Encore une belle journée


13 h 15 : je me plante une arrête dans la gencive. J'ai mal. Je vais aux toilettes de notre restaurant d'entreprise afin de l'extraire. Je comprends tout de suite que ça va être difficile. Arrive un collègue du bâtiment d'en face. Je le mobilise sur la question.
Visualisation de la scène : je tourne le dos au lavabo et je suis penché en arrière, pour que le néon éclaire ma bouche. Mon collègue me fait face, il est penché sur moi, avec ses doigts dans ma bouche. Arrive un monsieur très important, ami de Mégachef, qui marque un temps d'arrêt. Cependant, l'extraction se passe bien.

13 h 30 : je rejoins mes collègues. Thèmes de la conversation :
- Je souhaite acheter de la lingerie. Mes collègues, tous masculins ce jour-là, multiplient les conseils et les adresses : visiblement un sujet bien maîtrisé. Nous parlons de la théâtralisation du sexe qu'amène le porte-jarretelle.
- Nous faisons des paris sur le nobel de littérature. Comme chaque année, je mets un café sur Kadaré, comme chaque année je perdrais.
- On dit du mal des autres collègues pas là.

14 h 45 : je reviens de mon achat à la Madeleine. Mes collègues me demandent ce que j'ai acheté, le prix, et quand est-ce que ce sera consommé. J'offre le calendrier Aubade qui m'a été offert à un collègue qui l'accepte avec joie (comme quoi on peut être catholique pratiquant et rester ouvert aux belles choses du monde).

17 h 30 : déjà à la bourre, je me précipite dans le métro pour aller chercher mon Tamagoshi. Le Tamagoshi est un petit jeu vidéo qu'il faut régulièrement nourrir, amuser, faire dormir, et ne pas oublier d'aller le chercher à l'école sinon il va se retrouver tout seul sur le trottoir et sa mère va encore trouver à redire.

18 h 15 : affublé du Tamagoshi, je vais à la dédicace d'Emmanuelle, pour ceux qui ont suivi, que je n'ai pas vue depuis dix ans. Je passe à côté de S. que je ne reconnais absolument pas (elle a pris 20 ans en 10 ans), puis j'avise le groupe des mères : aujourd'hui globalement grand-mères, elles n'ont presque pas bougé, entre 40-50 ans et 50-60 ans finalement ça ne bouge pas tant que ça, on se salue, on se congratule, on papouille le Tamagoshi, et elles me jettent à la face de bonnes petites anecdotes sur moi-même que je m'étais à l'époque empressé d'oublier. Bref c'est un bon moment, et Emmanuelle est toujours aussi jolie.

17 h 55 : une collègue m'envoie sur ma boîte perso ce message où A figure un mégachef :

    A : Finalement le directeur n'aurait jamais dû prendre sa déclaration au patron de cette boite.         C'était évident, on peut pas être naïf à ce point. Ce type vu qu'il est gay il affabule complètement     on peut pas s'y fier.

    B : quel est le lien ?

    A : ben bien sur que si, les homosexuels compte tenu de leur sensibilité à fleur de peau ils             affabulent souvent, c'est obligatoire.

PS : (Le canard enchaîné ne prend plus nos lettres, ils en ont marre à force)
PPS : oui, j'ai volé les notes de musique chez Ada, mais ça m'étonnerait qu'elle s'en aperçoive.
PPPS : ambiance musicale de composition de l'article : Ludacris - Get back, mais avec ma configuration ce n'est pas possible chez moi, je vous le mettrai lundi au bureau ok on fait comme ça ?
Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Mercredi 11 octobre 2006
Miss B m'ayant passé le relais, je m'exécute (j'ai juste modifié deux/trois questions qui heurtaient ma pudeur : )

Ton auteur préféré : John Fante ? Jorn Riel ? Christian Oster ? Thomas Pynchon ? Mmmmm.... Henri Michaux. Ou alors peut-être John Kennedy Toole.

Dernier livre lu : "Mammifère" de Pierre Mérot : très très bien, le genre de livre ni propre ni policé.

Film préféré : "Double 0". Tout est dit dans ce film. Accessoirement, Le Fanfaron, dont on parlait récemment, le Grand Bleu, les films de Ferrara, et pour faire mon intello je dirais ceux de Jarmush.

Ta citation préférée :  "j'aime bien avoir mal aux dents, parce qu'au moins je sais où j'ai mal" (Jacques Dutronc)

Ton blog préféré : bon allez, un coup de pub à mon petit frère (mais vraiment il dit trop de gros mots)

Ton meilleur ami : pour avoir un ami préféré, il faut comparer tous ses amis. Or on ne peut comparer que ce qui est semblable. Et plus on connaît quelqu'un intimement, plus on apprécie sa singularité. Après ça, il n'est plus possible de les comparer.

Le don de la nature que tu aimerais avoir : avoir les mêmes moustaches que Nietzsche pour pouvoir ressembler à Bruno Léandri

Ton artiste préféré du moment : Philippe Katerine, indubitablement.

Combien de fois as-tu été amoureux : 3 fois (je ne parle pas de certaines périodes d'investissement intense, certes, mais qui ne constituaient qu'une forme d'obsession plus que d'amour, et qui s'estompaient en deux semaines et non en trois ans) (série en cours)

Aurais-tu aimé être une fille ? : non parce que l'existence est plus compliquée pour elles notamment parce qu'elles doivent mener tous les combats de front

Le truc le plus gore que tu aies pu faire avec ta (ton) partenaire : joker (c'est pas l'envie de m'en vanter qui me manque, c'est juste que j'ai peur de choquer mon public-cible, à savoir les ménagères de plus de 70 ans)

Ta série culte : Voisin, Voisines. Pour ceux qui n'ont pas vécu ces grands moments d'insomnie télévisuelle, c'était une série française, basée plus ou moins sur l'improvisation, où certains acteurs étaient poussés physiquement dans le champ de la caméra par le producteur et on sentait bien qu'ils voulaient pas y aller. Je cherche cassettes ou DVD.

D'où venait ta partenaire la plus exotique ? : elle était mi-danoise, mi-esquimau, et il n'y a pas à dire, dans ces cas-là, c'est surtout le côté esquimau qui se dégage.

Où commence l'infidélité ? : .... disons au premier contact physique qui sort des normes socialement acceptées.

Mot / expression préférée : quoique

La star que tu aimerais renconter : euh là ! il y en a tellement ! Aurélia, Ada... non je sais pas c'est trop difficile !

Avec combien de blogueuses/eurs as-tu couché ? : non mais ça va pas ??

Le secret du bonheur ? : une blonde à forte poitrine (consentante)

Ton fantasme du moment : une grasse matinée avec elle d'ici Noël, ça va, c'est pas trop demander quand même ???

Comme il paraît que la tradition recommande de transmettre la main en fin de questionnaire, j'ai sélectionné la personne la plus improbable pour accepter de le faire : elle.



Nota bene : devant l'émoi suscité, chez certaines lectrices, par mon allusion au Grand Bleu, je souhaite former déclaration, qui sera développée en deux parties.
1/ Nous avons tous, dans notre passé, des épisodes honteux que nous avons du mal à évoquer. Ne suivant pas de psychanalyse, je me sers donc de ce blog pour exprimer l'inexprimable, à savoir des goûts cinématographiques douteux. C'est vrai que j'aimerais bien me targuer de références culturelles systématiquement estampillées par l'intelligentsia académique, apostolique et parisienne, mais bon, voilà, je suis même allé voir le Grand Bleu version longue.
2/ Peut-être que ce film évoque moins de choses en vous car peut-être n'avez-vous pas grandi à Marseille, peut-être n'avez-vous jamais nagé avec des dauphins, nourri des murènes ou couché avec Rosanna Arquette. C'est pourquoi vous ne pouvez pas vraiment comprendre.

Par Bobzeflash - Publié dans : La réponse D
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Mardi 10 octobre 2006

Après un mois révolu d'observation, je pense être en mesure de produire une première étude sur mon chef. D'abord, la taxinomie (vu que c'est important la taxinomie) : il s'agirait, sous réserve d'un examen plus poussé des dents et du mode de reproduction, d'un specimen rare d'enculus enculae. Cette espèce, beaucoup moins fréquente que ce que l'on veut bien s'imaginer, est apparentée au boa constrictor pour la chaleur humaine, et au bébé coucou pour la solidarité (tu sais, le bébé coucou, cet enfoiré qui pousse les autres oeufs en dehors du nid).


Si toi aussi tu veux devenir un enculus enculae, quelques règles de base :
- d'abord commencer jeune. Là, il n'y a pas de secret, c'est comme à l'INF Clairefontaine pour les petits footballeurs. Quand tu vois le niveau atteint par mon chef, tu comprends qu'il n'a pas débuté hier.

- Ne pas écouter les autres, les endormir :
       [nous] "Parce que là, tu vois, gnagnagna...
       [lui]      - tout à fait, tout à fait
       [nous] - ah donc tu es d'accord que...
       [lui]      - bien entendu, tu as absolument raison
       [nous] - alors qu'est-ce qu'on décide ?
       [lui]      - ah mais tout à fait, tout à fait
       [nous] - ok, tu me prends pour un con ?
       [lui]      - ah oui bien sûr, bien sûr..."
[les deux dernières répliques relevant du fantasme, jusqu'à nouvel ordre]

- Rassurer la hiérarchie. Imagine un immeuble en feu, avec toute la famille de super-cheffe dedans. Là mon chef arrive, et comme il est très fort mon chef, il déclame avec un aplomb hors du commun "tout va bien, ne vous en faites pas, la situation est sous contrôle" : et ça marche (faut dire qu'elle est très conne, super-cheffe. En même temps, il faut bien voir qu'elle stresse toute la journée, qu'elle est tout le temps dépassée, et d'avoir un personnage rassurant à côté, y a pas à dire, ça rassure. Elle signale un souci, il lui explique que le souci n'existe plus, alors soulagée elle l'enlève de sa tête et n'y repense plus : le souci peut perdurer tranquillement, ce n'est plus un problème).

- Se faire mousser au détriment des autres. Cette technique est d'une affligeante banalité, me direz-vous avec justesse (c'est fou comme vous intervenez toujours à bon escient), mais je la cite car mon chef y excèle. Ca va de la tête passée dans l'embrasure d'un bureau : "tiens question à mille euros..." pour ensuite s'approprier la réponse, jusqu'aux notes de nous, soigneusement rangées sous le coude, et dont les meilleurs passages sont scrupuleusement pompés dans un reader' digest sous son seul timbre (se plaindre ? il a totalement supercheffe dans sa poche).

- Ah oui justement : ne pas oublier de jouer la carte de l'affectif face à une cheffe aigrie et acariâtre [exemple : le jour de sa fête, lui offrir une bouteille de vin, cuvée [*son prénom*] : c'est vrai, il l'a fait]. Les autres jours, se montrer à la fois rassurant et paternel, mais en même temps soumis quand elle pique ses crises d'autorité, je vous l'ai dit, il est super balèze.

Voilà comment on peut réussir en étant incompétent (incapable de soutenir un vrai raisonnement logique), paresseux (son activité essentielle consiste à lire le Journal officiel pour savoir qui fait quoi et à passer des coups de fil pour organiser son déjeuner : de toutes façons il aurait bien tort de bosser puisqu'on bosse pour lui), et vilain (décati et cacarhine, on le surnome Hirohito parcequ'il ressemble à un des Japonais de Tintin, mais en plus laid).

En même temps, il n'est pas non plus là par hasard. Parce que pour parvenir au statut d'enculus enculae, la compèt est assez ouverte : il y a du monde sur la ligne de départ. Sauf que c'est mon chef à moi qui a gagné. Attention, pas de méprise : le genre enculus n'est pas en voie d'extinction. Il existe les enculus amateurus, les intermitus enculus, les enculus maladroitus... Seul l'enculus enculae est professionnel jusqu'au bout, et ne se relâche jamais.


Pour terminer sur une note plus fun, voire deux notes plus fun, je vous signale un intéressant post du blog de Houllebecq qui nous démontre que décidément les Belges ne sont pas des gens comme nous ; je vous signale aussi un intéressant blog où l'onirique et le réel se croisent habilement : ce n'est pas parce que c'est ma pote, c'est parce que c'est toujours appréciable de tomber de temps en temps sur une approche décalée, particulière, où l'auteur n'éprouve pas le besoin de raconter sa pénible vie en long et en large, comme ici.
Par Bobzeflash - Publié dans : Ma contribution au PIB de la France
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Dimanche 8 octobre 2006
Attends, c'est bon t'énerve pas j'te raconte !!!
Bon alors : on était vendredi après-midi, c'est-à-dire pile le moment où les gens du Complot International et Secret se coordonnent entre eux (par le biais de réunions secrètes) afin de m'infliger moult commandes où les "à faire pour hier soir" le disputent aux a.s.a.p. (en français : t.t.t.u., mais mon chef préfère user d'anglicismes plus ou moins maîtrisés y compris en acronymes) (rappelle-moi d'écrire un truc sur mon chef parce que là faut que ça sorte).
Donc (faut que je me fasse penser de cesser de m'interrompre à tout bout de champ, j'ai le sentiment confus que ça nuit à la clarté de mon exposé), voilà Lioudeï qui m'appelle, sur le mode "Bob,  faut qu'on se voit", ce qui induit deux possibilités : soit elle est en passe de décider de casser avec Paul-Etienne et souhaite monter une cellule d'urgence de pré-consulting (412 cas précédemment consignés) ; soit elle est en passe d'emménager avec le même Paul-Etienne et souhaite donc activer la même cellule (412 exemples relevés jusqu'ici).

Coïncidence extraordinaire : Lioudey doit venir chercher Paul-Etienne à 22 h 01 gare de Lyon lorsque, moi-même, je dois accueillir une amie à 22 h 07 à cette même gare. N'écoutant que mon sens de l'opportunité, je lui propose de se retrouver aux Cardans à 21 h, un café juste devant la gare, ce qui nous laisse une heure pour déterminer une stratégie militaire définitive sur la question. Je vous explique la situation que vous saisissiez bien : dispute n°34578 ; Paul-Etienne décide de monter à Paris et déclare à Lioud : "soit tu es là, nous sommes ensemble, je te fais des bébés, et j'aurais une demande à te formuler ; soit tu n'es pas là et tu ne me verras plus jamais" (bon, là tu comprends qu'on pouvait pas échapper à la cellule de crise). Globalement, Lioud souhaiterait que P.-E. s'engage davantage (ainsi, lui a-t-elle suggéré, par exemple et en vrac, d'arrêter de voir son ex avec laquelle il entretiendrait des relations troubles mais toutefois non sexuées, de lui faire un bébé, de ne pas hésiter à lui faire part plus explicitement de la passion qu'elle suscite en lui, d'emménager avec elle), faisant valoir qu'il restait indépendant et égoïste (ce qu'il n'est pas possible, vous en conviendrez, de laisser passer : certes, P.-E. serait égoïste dans le sens où il ne veut pas renoncer à son indépendance pour Lodaïe ; pour autant, elle l'est tout autant puisqu'elle veut qu'il renonce à son indépendance pour elle).

Bref au bout de 30 mois de relation agitée (et fatiguante pour tout le monde) oscillant entre la quasi-coupure et le nirvanus interruptus, je me demande si la meilleure solution ne serait pas de casser VRAIMENT, UNE BONNE FOIS, ce qui aurait le mérite d'éclaircir les choses, et même, paradoxalement, de les améliorer, pourquoi pas. Sauf que Lidouille n'est pas prête à entendre ça. Bilan de l'heure de debrief : on se retrouve au même point que la dernière fois, et crois-moi si tu veux, que celle d'avant et celle d'avant encore. Ca veut dire quoi aporie déjà ?

En tout cas, elle s'est rendue à son bout de quai à 22 h 01 pour réceptionner l'ex-quasi-futur homme de sa vie.

Question 1 : mais quelle était cette demande (à cette heure, je l'ignore moi-même, mais vous savez, chers lecteurs, que ne renonçant à rien pour vous, je vais provoquer un debrief dès demain avec la Lioud pour tout vous révéler sur cette même antenne).

Question 2 : j'offre la publication de sa photo personnelle sur mon blog à la personne qui saura identifier à quel (célèbre) monument français appartient cette cour intérieure ?




PS : je sais, ça paraît fou, ma soeur va encore une fois se reproduire (qui plus est avec un Allemand, mais bon, de nos jours, avec tout ce qu'on voit, hein, moi je suis pas là pour juger, mais bon) : en cas de fille, le prénom est trouvé (Salomé, vous pouvez librement commenter [non, ma soeur ne s'appelle pas Moitou]) ; en revanche, les parents sont à la recherche d'un prénom si c'est un petit gars, un truc pas trop allemand, original mais pas trop, any idea ? (personnement j'ai proposé Helmut ; ça n'a pas été retenu).

PPS : j'avoue que j'aurais préféré la voir ce soir, mais comme elle n'est pas là j'essaie de combler le manque avec de la fumée de cigarette mais ça ne marche pas très bien.
Par Bobzeflash - Publié dans : La vie des bêtes
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Mercredi 4 octobre 2006

Donc, hier, c'était Rome. En fait, pour tout te dire (vu qu'on se dit tout, hein), c'était Rome jusqu'à ce que la secrétaire du bureau vienne me voir.
(dans un souci de reconstitution historique qui m'honore, je tente une fois de plus de retranscrire aussi fidèlement que possible l'échange)
"Bobzeflash, voilà tes billets pour Madrid
- Ah ben non moi c'est Rome !
- Ah non elle m'a dit que toi c'était Madrid !
- Attends bouge pas, là ça commence à bien faire, je vais m'expliquer de suite avec elle et on va voir ce qu'on va voir...
[...]
- Bon ok c'est Madrid"

Donc, hier, c'était Madrid. Quelques réflexions complètement indispensables relatives à cette journée (tu pars le matin, tu reviens le soir, c'est comme si tu allais bosser normalement sauf que au lieu de prendre le métro tu prends l'avion).

- D'abord, sur Ibéria, les repas sont PAYANTS ! tu imagines : PAYANTS ! (les monstres). Afin d'afficher ma réprobation, j'ai regardé l'hôtesse droit dans les yeux et je lui ai dit : "rien, merci". Je sais bien ce que tu vas dire, que je suis trop dur et gnagnagna et gnignigni, seulement en ce bas-monde si tu veux que les choses bougent faut avoir du cran et savoir dire NON (déjà qu'avec Meetic on nous a taxé l'amour)(faudra que je leur suggère la prochaine fois d'installer une dame pipi devant les toilettes)

-Ensuite, les taxis : le compteur est calé sur la vitesse, certainement à la manière d'une dynamo de vélo : 5 c à la seconde à 120 km/h, quasiment gratuit dans les embouteillages du centre-ville. Pour le retour j'ai pris le métro : 1 euro au lieu de 25, vous pouvez me remercier, c'est votre argent.

- Surtout, les Espagnoles : mon dieu qu'elles sont vilaines ! je ne sais pas si c'est dû à l'isolement à cause des Pyrénées tout ça, mais il serait temps de brasser un peu tout ça (qu'est-ce qu'on a de la chance de vivre en France !). Je n'en ai pas vu une seule vraiment mignonne en trois heures de promenade attentive. A un moment j'ai cru, mais elle était hollandaise ou nordique.

- oui car le HLG (je n'ai toujours pas compris ce qu'est un HLG) a eu la bonne idée de finir à 15 h plutôt que 17 h, ce qui m'a occasionné une promenade de trois heures dans cette très belle ville qu'est Madrid. En même temps, c'est court, trois heures, alors je n'ai fait aucun musée ni rien, juste le plaisir de déambuler pour saisir de quoi il retourne. Enfin bon, va pas me prendre pour un acculturé non plus, je suis quand même allé en pélerinage au Santiago Bernabeu : d'ailleurs il y a une boutique située à l'intérieur, ce qui fait qu'en y allant on passe devant une fenêtre qui te permet d'apercevoir la pelouse !!! la pelouse de Bernabéou !!! (bon si tu comprends pas l'importance de ce que je viens de dire je ne peux rien pour toi)

- A un moment, je me suis assi sur un banc, j'ai étendu les bras, j'ai étendu les jambes, il faisait 21°, la douce vie, je n'avais rien à faire d'autre que de savourer le soleil en attentant d'aller à l'aéroport, et je me suis dit que si elle était là à mes côtés, le moment aurait été parfait.

- De toute façon, c'était une bonne idée d'aller à Madrid, parce que je ne connaissais pas, alors que je suis déjà allé à Rome : c'était un 15 août, je m'en souviens bien puisqu'on avait bien galéré pour trouver un supermarché ouvert, vu que le 15 août Rome est désert, à part de temps en temps un kakou romain qui passe en trombe en klaxonnant avec son klaxon à l'italienne.

- Si tu trouves dans cet articles 3 références à de magnifiques films italiens (surtout le dernier personnellement je trouve), je (attention accroche-toi bien) te rétrocède un panier garni de mon ardoise chez Nono. Et paf.
Par Bobzeflash - Publié dans : Ma contribution au PIB de la France
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Samedi 30 septembre 2006
Forcément, il y a un moment, lorsque tu es payé à pas faire grand-chose, où ton destin te rattrape et où il faut passer à la caisse. Je me doutais bien que je ne pourrais pas continuer ad vitam aeternam à venir au boulot en tongs, mais je ne pensais que tout s'accélèrerait comme ça.

Déjà, lundi, révolution informatique personnalisée : dépositaire du plus vieux modèle du service en matière d'ordinateur, modèle qui me convenait parfaitement, moins d'ailleurs pour des motifs de performance que de design, ne voilà-t-il pas qu'un informaticien débarque  dans mon bureau pour m'expliquer le système de rotation des appareils, basé sur le principe du first in first out (principe que je maîtrise assez bien, je dois dire, pour l'appliquer à mes petites amies), et en profite pour m'installer un double écran : deux écrans physiquement distincts, mais logiciellement fondus, ce qui permet de faire glisser une fenêtre de l'un à l'autre sans rupture de données (même pas je savais que c'était possible). Intérêt professionnel : ben je cherche encore, par contre d'un point de vue ludique ça m'a bien occupé un quart d'heure à faire glisser des applications d'un écran à l'autre (c'est peut-être ça, mon truc, dans la vie : faire glisser des trucs).

Bon, le coup du double écran, encore, c'est pas trop grave : j'ai pas trop rien dit. Ca s'est compliqué ensuite à l'occasion d'une fête de l'esprit où tout le service était réuni, afin de s'adonner à une activité proche du Risk pour ceux qui connaissent : l'idée est de répartir les déplacements, sachant que contrairement à la quasi-totalité de mes collègues je n'aime pas me déplacer, en tout cas professionnellement : prendre l'avion m'a amusé la première fois quand j'avais dix ans, depuis l'intérêt s'est émoussé ; me frapper des conférences bavardes qu'un judicieux opuscule peut très bien résumer me fatigue ; mais plus que tout, j'ai du mal avec les déjeuners et les dîners engoncés à discuter de boulot sans avoir rien à dire de productif (c'est rare de choper un scoop sur qui a couché avec qui la semaine dernière) et à produire de "bons mots" bien dans la lignée humoristiquement validée par la hiérarchie. Bref, d'habitude je m'en tire plutôt bien mais là ma chef s'est mise dans la tête que moi aussi j'avais le droit d'en profiter :
"[ma chef] : Bobzeflash, pour vous j'avais pensé à La Haye ou à Rome, mais peut-être plutôt la Haye non ?
"[Bobzeflash en aparté à son voisin] : La Haye, c'est bien là où il y a des putes en vitrine ?
"[mon voisin en aparté à Bobzeflash] : ah non, ça c'est Amsterdam
"[Bobzeflash à l'assemblée] : pour tout dire, j'ai récemment plutôt investi sur les thèmes X et Y alors peut-être que Rome conviendrait davantage [...]
"[Ma chef] : Bon, Bobzeflash à Rome, et pour La Haye, quelqu'un ?"
Au moins, l'avantage de jamais partir, c'est qu'on peut choisir un minimum, et donc là j'irais au moins au sud. Par contre je sais que ça va être très très chiant, non que ce soit ennuyeux en soi, mais parce que ça va être improductif.

Dernier point : une nouvelle mission ! n'importe quoi ! on me confie une nouvelle mission (sans qu'il soit question d'augmentation ou quoi d'ailleurs, tu vois le genre), pas tout seul heureusement, nous sommes deux pour concevoir un système ab abstracto (c'est pas mal ab abstracto non ? j'ai hésité avec ex nihilo mais n'ayant quasi-jamais fait de latin, je ne suis pas sûr ni de leur signification ni même de leur existence véritable), et là, j'avoue, j'ai été bluffé par mon jeune collègue qui m'a soumis un procédé assez innovant (enfin innovant pour notre époque) : débarquant dans mon bureau, il m'a proposé d'aller se promener dans des jardins jouxtant notre institution, et nous voilà en plein après-midi, arpentant les allées au milieu des babillages et des jeux de ballons, réinventant donc la méthode des péripatétiques, éprouvant d'abord nos sens avant de solliciter l'intellect, selon la formule d'Aquinas : « rien n'est dans l'intellect qui ne soit d'abord passé dans les sens ». Le résultat : on verra ; en attendant, je note tout de même qu'en dépit de cette initiative audacieuse, les crânes d'oeufs issus des plus grandes écoles françaises, pour brillants et rapides qu'ils soient, partagent très souvent la même carence : pas d'esprit créatif. C'est là que nous, les branlots, intervenons.
Par Bobzeflash - Publié dans : Ma contribution au PIB de la France
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Jeudi 28 septembre 2006
Bien entendu, je pourrais vous bassiner avec mes histoires de boulot, mes histoires de métro, mes histoires de coucheries diverses, voire, au point où j'en suis, mes histoires sentimentales. Sauf que là, j'ai décidé de vous bassiner avec mes histoires de déjeuner avec Isabelle.

Isabelle, pour vous situer, je l'ai connue lors d'un entretien ; c'était même mon tout premier entretien de ce côté-ci de la table [lorsque mon pote Fouad et moi avons décidé d'organiser un recrutement perpétuel de stagiaires, il a bien fallu s'adresser aux cursus spécialisés dans les matières qui nous intéressaient ; il se trouve (bon là on y est pour rien, hein, c'est quand même pas notre faute) que ces cursus-là sont suivis à 95% par des filles ; alors, forcément, à l'arrivée, on choisissait des filles, sauf que comme on est trop malins, une fois on a sélectionné un garçon pour donner le change, et même, une fois, pour déconner, on a sélectionné un alibi-thon] (y a des articles comme ça, je sais d'avance que je vais perdre des lectrices) (bon cela dit, on ne poussait pas non plus la conscience professionnelle jusqu'à les tester nous-mêmes, à l'instar de ce que réalisait le très scrupuleux capitaine Pantaléon)(puisque Nono n'est plus là, je le remplace : allez, pof, référence ? un panier garni à l'heureux gagnant) (tout cela me rappelle, oui je digresse, et alors, je digresse si je veux d'abord, tiens : gresse ! gresse !*, bref, tout cela me rappelle le merveilleux projet que Fouad et moi avions fomenté, à savoir créer un "Service des Etudes et des Stages", service à vocation internationale car Fouad entretenait un petit blocage sur le Vénézuela, pays célèbre pour ses miss monde universités remarquables, avec initiation aux archives (ah ! les archives) et tout le tralala, eh bien croyez-le ou pas, mais nous nous sommes heurtés à la frilosité de l'administration française et le projet a été enterré)(l'enterrement du projet était peut-être aussi lié au fait qu'on ne l'avait finalement jamais vraiment proposé, mais bon).

Bref, Isabelle fut sélectionnée grâce à sa plastique étonnante son remarquable cv et accomplit ses trois mois de stage de manière fort satisfaisante. Depuis, environ tous les trois-quatre mois, nous observons le phénomène suivant : elle me mail, nous fixons un jour, et nous allons déjeuner. Le déjeuner (là ça fait bien 3 ans que ça dure cette histoire) se déroule immuablement de la même manière : on se dit bonjour (3 secondes), on prend des nouvelles du boulot (3 minutes) et les deux heures suivantes sont consacrées à l'examen de ma vie sentimentale, voire sexuelle en cas de besoin. De son côté, elle me rappelle régulièrement les trois degrés de son état : en couple, amoureuse, et fidèle (le premier n'impliquant ni le deuxième ni le troisième (n'est-ce pas, euh... enfin bref j'ai plein de noms), le deuxième n'impliquant pas non plus les deux autres, seul le troisième impliquant le premier et encore, pas toujours, si on cherche bien). Et donc régulièrement, je me demande pourquoi elle me recontacte :
- pour vivre par procuration des sensations qu'elle se refuse ?
- pour tester son potentiel de séduction sur quelqu'un qui ne l'a jamais dragué ? (à ce stade de la lecture : déjà, bravo. C'est pas donné à tout le monde d'arriver jusque là, en plus je suis sûr que t'as bien tout lu et que t'es pas du genre à sauter une ligne ; ensuite tu te légitimement interroges sur le pourquoi du comment : d'un côté Bobzeflash, de l'autre la plastiq le cv remarquable : eh bien tout simplement parce qu'une fille en couple n'est pas attaquable avant 6-7 ans [attention ces chiffres ont été testés en laboratoire], et autant au bout de 6-7 ans c'est beaucoup plus simple, autant avant c'est beaucoup plus compliqué. Refermons cette parenthèse certes un peu longue mais franchement avouez que ça valait le coup).
- pour affiner sa connaissance du grand mystère masculin en entretenant une amitié dans l'autre camp ? (une fille très jolie compte souvent peu d'amis : les filles la jalousent et les mecs veulent uniquement la sauter).

Bref je me noie dans les supputations mais bon, peu importe, je sais que d'ici décembre-janvier elle va m'adresser à nouveau un mail.

PS : l'OM qui perd deux fois en une semaine et je ne fais pas de dépression !!! ça m'inquiète, je vais aller consulter.
PPS : Ada me harcèle pour aller prendre un verre, je ne sais pas si je dois accepter, parce qu'après Nono sera jaloux (d'Ada). En même temps, je ne veux pas froisser Ada. C'est très compliqué.
PPS : Aurélia n'est jamais connectée sur msn et lorsque c'est le cas elle use de subterfuges plus que limite (du style : "ma pizza refroidi", "ma mère m'appelle", "mon poisson rouge a l'air d'avoir faim il faut que je le nourrisse") pour ne pas me parler.



* oui, je sais, ça baisse ici.
Par Bobzeflash - Publié dans : Les aventures extraordinaires de la vie de moi
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Jeudi 28 septembre 2006
Il y a des jours comme ça
où tu n'as pas envie de travailler
alors aujourd'hui je me contente de vous faire bénéficier du travail de mes potes.


Ca c'est le livre d'Emmanuelle, "Mes dimanches", le cahier de vie d'Augustine, qu'elle vous dédicacera le 12 octobre chez Bébélou, cour Danoye, à Bastille, à partir de 18 h (tu vois bien, chère Chick, qu'il m'arrive de proposer des rendez-vous différents du stade de france...)

et tant qu'on est à Bastille, si vous souhaitez vous produire en tant que groupe ou DJ dans un bar sulfureux et peu recommandable, rendez-vous à la Plage, 59 bd de Charonne toujours dans le 11° entre Bastille et Nation, et demandez Paul Kelly, l'homme aux multiples facettes ci-dessous :


Il va sans dire que nous avons créé, vous et moi (oui vous lecteurs(trices) c'est à vous que je m'adresse) un lien de confiance privilégié. C'est pourquoi je sais pouvoir compter sur vous car si par extraordinaire vous croisiez ces personnages, ce n'est pas la peine de les entretenir de Bobzeflash puisque 1/ ils ne savent pas qui c'est ; 2/ ils auraient dès lors tôt fait de remonter jusqu'à ce blog, qui n'est conçu que pour vous, vous l'aviez compris.

Enfin, évoquons maintenant le 7ème art, avec un long métrage non encore distribué : "KELE LAO" (je ne sais pas ce que ça veut dire. Je pense que ça signifie qu'elle est là-haut mais je suis pas complètement sûr, en fait)

Vous pouvez télécharger ce petit montage d'extraits du film réalisé dans le cadre d'une bande démo :

http://www.boyadjian-films.com/DemoHQ0706.mp4

Il vous faudra VLC pour windaube pour le lire :

(téléchargeable ici:http://www.videolan.org/vlc/download-windows.html)

Mettons tout de suite les choses au point : si vous insistez, je peux vous présenter le grand monsieur barbu, borgne et chauve à l'air si sympathique (dans la vie, je sais vous allez pas me croire, il n'est pas borgne et il est cré cré gentil) ; en revanche, JE NE CONNAIS PAS LA BRUNE et ENCORE MOINS LA BLONDE, donc ce n'est pas la peine de me solliciter sur le sujet, je ne pourrais malheureusement rien pour vous. Bien désolé (cela dit* je préfère la brune, pour une fois)




* Penser à ne plus jamais écrire "ceci dit" pour qu'Ada continue à lire mon blog

PS de dernière minute avant bouclage : je vous recommande la saine lecture du cahier sexe du dernier numéro de Psychologies : "un peu de violence ne nuit pas"
Par Bobzeflash - Publié dans : ma contribution à la vie culturelle de ce pays
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Mardi 26 septembre 2006
Ce soir, pour tout dire, je me suis un peu enflammé : juste en rentrant du boulot, comme ça à froid, j'ai tenté de réattaquer pour la 128° fois "l'ordre du monde" de Jean-François Mattéi ("truc de ouf" dirait mon cousin, mais bon, en même temps, on lui demande rien). Cette lecture est assez frustrante : tu sens bien que les mots sont français, que le mec se la raconte pas, qu'il aimerait bien communiquer avec toi, seulement c'est comme s'il parlait en phénicien (je maîtrise mal le phénicien). Tu sens même confusément qu'il écrit des choses intéressantes, sauf que tu ne sais pas de quoi il s'agit. Pourtant c'est un vrai être humain, fan de Kim Basinger, donc doté d'organes sensoriels et tout, mais là, non, vraiment, c'est du "Jean-François Mattéi parle à Jean-François Mattéi", peut-être à la rigueur aux frères Bogdanov (sur leur destin étrange, un intéressant développement ici).

Il y a quelques auteurs comme ça, et je suis sûr que même si vous l'avouez pas pour vous c'est la même chose, dont on subodore l'intérêt mais qui restent impénétrables et l'oeil glisse désespérement de page en page en suppliant (quand je suis en forme, j'arrive à faire supplier mon oeil) d'accrocher un petit pan de phrase qui lui mettrait le pied à l'étrier, mais non, rien à faire, l'oeil ricoche et dégringole et on a encore rien compris.

Comme autre exemple, j'ai Wittgenstein. A mon avis, c'est pas la moitié d'un con, sauf que je peux pas le vérifier par moi-même, vu que j'ai du mal à accéder à une compréhension totale de ce qu'il exprime, ce Monsieur (faudrait peut-être passer aux psychotropes ?) et là encore, j'ai l'impression qu'il cherche à faire passer un message pas dénué de sens, mais non, a comprends pas. Au concours de l'essai le plus incompréhensible du monde, je le mettrais bien sur le podium avec Mattéi, et comme troisième larron sans doute Antonin Artaud,
(attends bouge pas téléphone)

(T'es encore là ? bon c'est sympa, reprenons si tu veux bien) : lorsque je vais chez ma copine Mina (et ce que je vais raconter là, elle ne le sait pas, je lui ai JAMAIS dit, sauf que là comme elle lit mon blog dès qu'elle a rien à faire elle risque fort de découvrir le terrible pot-aux-roses), lorsque je vais chez ma copine Mina, donc, disais-je, et plus précisément lorsque j'emprunte le chemin de ces toilettes, j'emprunte aussi, sur ce même chemin, au milieu de son arrogante bibliothèque, un livre intitulé "machinbidule des Tarahumas" (enfin bon pour tout dire je ne me souviens plus du titre mais bon si tu veux vraiment savoir tu googlises "Antonin Artaud" ça devrait aller, on a qu'à dire que ce blog est interactif, moi ça m'arrange) en faisant le pari qu'abordant cette oeuvre dans différents états d'esprit, donc avec une approche qu'on peut espérer nouvelle à chaque fois, la lumière jaillisse (un prof de philo m'avait confié un soir avoir réalisé de grands bonds intellectuels dans une pièce de ce type). Mais rien ne vient, et, piteux, je repose le livre là où je l'ai emprunté, sur le chemin du retour vers le salon*.

On pourrait aussi élire le roman le plus incompréhensible de l'univers. Si on écarte les traductions pas simples d'élucubrateurs agités et étrangers (type Joyce ou Carlos Fuentes, pour ceux comme moi qui maîtrisent insuffisamment l'anglais et l'espagnol), resteraient, dans mon podium à moi, et sous réserve d'un examen plus attentif :
 - Au dessous du Volcan de Malcom Lowry (si quelqu'un a compris, qu'il m'écrive, je veux le rencontrer) ;
- L'homme-boîte d'Abé Kobo. Ou alors c'est moi.
- Le jardin des Plantes de Claude Simon (ne me dites pas qu'il est prix Nobel)

Sinon, parfois, j'arrive à comprendre un paragraphe entier de "Pour la science" et là je me sens très très intelligent. Vous devriez essayer vous aussi à la maison, vous m'en direz des nouvelles.

PS narcissique (oui ben quoi toi jamais peut-être ?) : c'est moi où l'équipe de France marque trois buts par match depuis que Zidane n'est plus là ?

PPS parce que j'ai envie : les nuages, ça a du bon, finalement.

* ça me fait penser qu'Artaud était marseillais, comme Cantona, et qu'il faut peut-être rechercher là l'origine de cette difficulté de décryptage, Cantona étant l'auteur, je le rappelle pour les plus jeunes d'entre nous et pour les filles, de cette phrase mémorable : "When the seagulls follow the trawler, it's because they think sardines will be thrown to them"
Par Bobzeflash - Publié dans : On s'en fout
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